PUOP PIÉTÉS
lorme d’abondantes famées blanches, puis s’hydrate en se condensant sur les parois humides du verre : on peut déceler sa présence en versant dans le flacon, après la combustion, de la teinture bleue de tournesol qui rougit énergiquement et prend la couleur pelure d'oignon.
501. Combustion du soufre et du charbon. — L’expérience se fait de la même manière que pour le phosphore. Le soufre produit une belle flamme bleue et forme de l’acide sulfureux qui rougit, puis décolore la teinture de tournesol. Le charbon produit du gaz acide carbonique, qui donne au même réactif la couleur rouge vineux. Avec ce dernier métalloïde, l’expérience se fait encore en attachant verticalement à l’extrémité de la tige métallique, un crayon de charbon de fusain ou un cylindre de charbon de bois ordinaire, taillés en pointe à la partie inférieure et rougis en un point, par exposition dans une flamme de gaz.
502. Combustion du fer. — On opère encore à peu près de même pour brûler le fer dans l’oxygène. Le métal peu! être sous la forme d’un ruban mince comme un ressort de montre, ou mieux encore sous celle de fil de clavecin. On réunit en faisceau quatre ou cinq longueurs de ce fil que l’on tord légèrement en une cordelette lâche, avec laquelle on fait une hélice en l’enroulant autour d’un tube; l’une des extrémités de l’hélice étant fixée au milieu du bouchon, l’autre descend jusqu’à quelques centimètres du fond dn flacon, et porte un fragment d’amadou (fig. 237, B). Avec un ressort de montre, on dispose l’expérience de la même manière, après l’avoir déroulé et transformé en hélice. Dans tous les cas la surface du métal doit être nette et non recouverte d’oxyde. On allume l’amadou au moment d’introduire l’hélice de fer dans l’oxygène; sa combustion devient très vive et porte le métal en contact, à une température suffisante pour provoquer sa combustion. Le fer brûle en projetant de brillantes étincelles; il se transforme en oxyde magnétique, Fe^O‘, fjui fond à la haute tem-
Fig. 237.
Combustions dans l’oxygène.
OXVGlvNE.
péraUirc développée et tombe pae gouttes au Ibnd du tlacoii. Ce dernier se brise au contact du corps fondu, si on ne le protège par une couche d’eau que l’oxyde doit traverser en se refroidissant, avant d’atteindre le verre: à cet effet, lorsqu’on remplit le Maçon d’oxygène, on y laisse une quantité d’eau suflisante pour former sur le fond, après retouimement, une couche de 2 ou ‘
centimètres d’épaisseur.
50d. Combustion des matières ougankjues. — L’oxygène bi‘ûle énergiquement les matières organiques mises en contact avec lui, à une température élevée. Une allumette qui a brûlé quelque temps et dont un souffle a éteint la Mamme, présente dans les })arties carbonisées, des points brillants où la combustion se continue sans flamme, des points en ignition. Si, dans cet état, on l’introduit dans une éprouvette garnie d’oxygène, la combustion s’active immédiatement, et l’allumette brûle de nouveau avec une Mamme vive. L’expérience, toujours facile, est plus sûre encore quand on remplace l’allumette par des petites baguettes de bois nitré, c’est-à-dire par du bois que l’on a préalablement trempé dans une solution de nitrate de potasse, puis desséché.
Une bougie allumée introduite dans l’oxygène, brûle avec une énergie remarquable. Cette combustion se réalise commodément au moyen d’un fragment de rat-de-cave qu’on fixe à l’extrémité d’un fil de fer, par fusion de la cire et refroidissement :
.e fil métallique étant ensuite recourbé sur lui-même, il est aisé d’introduire la bougie dans une éprouvette ou dans un col droit pleins d’oxygène (fig. 237, C).