OZONE
Il consiste (fig. ^38) en trois tubes de verre, VV', CD et AB, de diamètres tels qu’ils jiénètrent les uns dans les autres. Le premier VV'', est une éprouvette à pied dans laquelle on maintient en V le tube CD au moyeu d’un boucbon, et qu’on remplit d’eau aiguisée d’acide sulfurique. Une lame de platine plongée dans la liqueur acide et suspendue à un lil de platine N qui traverse le bouchon, fait communiquer ce liquide avec l’iin des pôles d’une bobine de UubmkorlV. Le tube CD est fermé à son exirémilé inférieure et porte deux petits tubes FCD et CRS, par lesquels entre et sort l’oxygène qui vient subir l’action de l’eftluve. Enlin, le troisième tube AB est, comme les (leux autres, formé àsa partie inférieure; il pénètre presque jusqu’au fond de CD, (|u’il ferme exactement en 1 par un rodage à l’émeri; il est d’ailleurs rempli d’eau aiguisée d’acide sulfurique dans laquelle baigne un lil de platine P, qui supporte une lame de même métal formant le second pôle de la bobine. Lorsque l’appareil fonctionne, l’oxygène est soumis, dans l’espace annulaire compris entre les deux tubes AB et CD, cà l’action de la décharge obscure qui se propage entre les deux masses d’eau acidulée. L’oxygène ozoné qui se dégage en C, attaquant le liège et le caoutchouc, il est nécessaire d’abandonner les méthodes ordinaires pour relier le tube CD aux appareils dans lesquels on emploiera l’ozone : à cet elfet, le tube RS, qui reçoit l’ozone, est élargi à son extrémité, et vient eu M former cloche au-dessus du tube CM, qui se termine par une cuvette circulaire; le Joint entre les deux tubes est fait par du mercure.
La proportion d’ozone contenue dans le gaz sortant de cet appareil, varie entre 5 et 10 pour 100, quand on opère à la température normale; elle augmente considérablement à mesure qu’on fait intervenir une réfrigération plus énergique. ‘
505. Propriétés. — L’oxygène ozoné possède une odeur forte et pénétrante, rappelant l’odeur de la marée ; cette odeur ne tarde pas à se faire sentir dans la pièce où l’on opère. Observé sous une épaisseur d’au moins 1 mètre, il présente une belle teinte bleue. Il norcit l’argent métallique en l’oxydant; il blanchit le sulfure noir de plomb en le transformant en sulfate; il donne, dans une solution aqueuse de protoxyde de thallium, un précipité noir de peroxyde; il transforme le prussiate jaune de potasse en prussiat(î rouge; il décompose l’iodure de potassium en mettant d’abord en liberté de
Fig. 238.
Appareil ù effluve de M. Bertiielot.