PROPRIÉTÉS
d’hydrogène AC. si onia soulève veiTicalemenl, qu’on applique sur son orifice celui d’une seconde éprouvette BC, semblable et pleine d’air (fig. ^243), de manière que toutes deux soient sur le prolongement l’une de l’autre, puis qu’on retourne sans secousses tout l’ensemble, l’hydrogène de la première épi'ouvetle monte immédiatement dans la seconde devenue [)lus élevée, tandis que l’air, beaucoup [)lus dense, s’écoule de la seconde é[)rouvette dans la })remière et gagne le fond du système. Après quehjues
instants, on peut séparer les deux éprouvettes et constater que la seconde est remplie de gaz combustible, tandis ({uc la première contient de l’air lelleinent peu mélangé d’hydrogène qu’on ne peut l’enflammer.
Fig. i43.
Transvasement de l’hydrogène.
5ti). La légèreté de l’hydrogène peut encore être mise en évidence par un aérostat rempli de ce gaz, qui s’élève dans Pair avec une force ascensionnelle considérable. Plus simplement, on constate le môme fait en abandonnant dans l’atmosphère des bulles de savon gonllécs d’hydrogène.
Dans ce hut, on se sert d’une liqueur préparée de la manière suivante : on dissout à chaud de savon
de Marseille, desséché et pulvérisé, dans 100 centimètres cubes d’eau; on laisse refroidir 24 heures dans un endroit frais, puis on ajoute 30 grammes de sucre. Pour opérer, à un appareil à hydrogène fonctionnant lentement et régulièrement, on relie par un tube de caoutchouc un peu long, un tube de verre dont l’extrémité, bordée à la lampe, présente un diamètre voisin de 1 centimètre : arrêtant un instant le courant gazeux, soit au moyen d’un robinet interposé, soit en écrasant entre les doigts le caoutchouc, on plonge l’orifice du tube de verre dans la liqueur, puis on le ressort doucement et on rend lentement le passage au gaz. La lamelle liquide qui fermait le tube, se dilate sous la pression du gaz, et se gonlle en sphère par un mouvement régulier. Si après avoir dirigé en l’air l’ouverture du tube et la bulle qu’elle porte, on donne au tube une faible secousse perpendiculairement à son axe, la bulle de savon se détache et, plus légère que le volume d’air qu’elle déplace, monte dans l’atmosphère.
520. Diffusibilité. — Graham a montré que les gaz traversent les membranes et les plaques poreuses , avec des vitesses inversement proportionnelles aux racines carrées de leurs densités; l’hydrogène, qui est le moins dense de tous les gaz, est donc le plus diffusible. L’extrême rapidité avec laquelle il traverse les parois poreuses est mise en évidence par les expériences suivantes (M. Debray).
A un vase cylindri([ue D (fig. 2U, .V), en porcelaine dégourdie, tel que JUNGFLEiscn. — Manip. de chimie. 25
HYDROGENE.
ceux usités comme diaphragmes de piles, ou adapte exactement un bouchon que traversent deux lul)es : le premier s est relié par un robinet r et par un tube de caoutchouc, à nu appareil producteur d’hydrogène ; le second tt' est un tube à gaz droit, de 1 mètre de longueur, qui plonge en t' dans un vase V contenant de l’eau colorée par du tournesol ou de l’indigo. On fait arriver en s, un courant rapide de gaz hydrogène : l’air chassé du vase poreux P, s’échappe par tt' et traverse le li(}uide en V. Lorsque l’appareil est plein d’hydrogène pur, on ferme le robinet d’arrivée r. On voit aussitôt l’eau s’élever de GO à 70 centimètres de hauteur dans le tube /T; c’est que l’hydrogène s’est dilfusé dans l’atmosphère avec une extrême rapidité, en traversant la paroi poreuse du vase, tandis (jne l’air n’est rentré dans P, par le même moyen, (lu’avec une grande lenteur. L’ascension du Dhjuide rend manifeste le vide relatif produit dans le vase poreux par ces deux actions inégales et contraires.
L’expérience peut être en quehjue sorte renversée. Soit P (lig. 22 1, R) le vase poreux; il est exactement fermé par un bouchon que traverse l’une des branches d’un long tube recourbé abcd, formant siphon renversé et contenant de l’eau colorée jusqu’à la moitié de sa hauteur. A côté du vase et parallèlement à lui, on place un tube rs relié par un robinet r et un caoutchouc, à un appareil producteur d'hydrogène. Si l’on recouvre à la fois ce tube et le vase poreux par une cloche CG' et si, ouvrant r, on garnit cette cloche d’hydrogène, ce gaz pénètre rapidement par diffusion dans le vase poreux, beaucoup plus rapidement que l’air contenu dans celuici ne se diffuse dans l’hydrogène de la cloche, et l’e.xcès de la pression à l’intérieur de P, se traduit par un abaissement du liquide coloré en ah et une élévation en cd.
Les mômes appareils peuvent servira expérimenter avec d’autres gaz : avec le gaz d’éclairage, par exemple, employé comme il vient d’être dit pour l’hydrogène, lesjphénornènes sont déjà beaucoup moins marqués.
A JB
Fig. 244.
Diffusion de l’hydrogène.
521. Réduction de l’oxyde de cuivre par l’hydrogène. — La produclion du cuivre mclallique par l’aclion de rhydrogèue sur l’oxyde de cuivre cliauHë, est un bon exemple pour montrer l’action réductrice exercée par cet élément sur le plus grand nombre des oxydes métalliques.
L’appareil dont on se sert pour l’elTectuer le plus simplement, est composé (fig. 245) d’un générateur à hydrogène F, relié par un tube recourbé à angle droit TA, à un tube en verre peu fusible AB, de0™,015 de diamètre environ. Ce dernier, de0'",20à0'",25de longueur, est effilé à la lampe vers son extrémité B ; il est d’ailleurs