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PROPRIÉTÉS

exactement adapté en A par un bouchon interceptant toute commu- ' nication avec l’atmosphère. On introduit 3 grammes d’oxyde noir de cuivre dans la partie médiane de ce tube, que l’on dispose sur un grillage en til de fer supporté par des briques. On verse alors de l’acide sulfurique dilué dans l’appareil, de façon à produire un dégagement régulier et pas trop rapide de gaz. Lorsqu’aucune explosion n’est plus à craindre (§514), on place sur la grille et

autour de la portion du tube qui contient S' l’oxyde, des charbons bien allumés. La réduc-

Y lion de l’oxyde commence bientôt et la réac- I tion suivante s’effectue :

CuO + H = Gu + IIO.

et protège l’oxyde restant de l’action de l’hydrogène; de plus Il le tube lui-même se déforme et fond. On ne doit donc pas dépasser |l î le rouge sombre.

La vapeur d’eau formée se dégage, avec l’hydrogène en excès,

‘ par l’orifice B. Elle se condense dans l’atmosphère sous forme de buée, et aussi parfois vers l’extrémité B du tube où elle se dépose en gouttelettes. Dans ce dernier cas, si l’eau condensée s’écoulait vers les parties chaudes du tube, elle déterminerait la rupture de celui-ci. On évite cet accident, d’une part en n’employant pas un tube trop long, d’autre part en plaçant un ou deux charbons allumés entre l’oxyde de cuivre et l’orifice B, ce qui évite toute con-

HYDROGENE.

deiisalion. La ruplure du tube peut encore être occasionnée d’une manière analogue par le liquide provenant de l’accumulation dans le tube coudé TA, des particules liquides entraînées par l’iiydrogène. On obvie à cet inconvénient en taillant en biseau l’extrémité inférieure, du tube coudé ; le liquide retombe goutte à goutte dans le llacon [)ar la pointe du biseau et ne s’accumule pas en gouttes volumineuses qui, remplissant peu à peu toute la largeur du tube, se trouvent chassées vers A parle courant gazeux. Il est encontre nécessaire de tenir l’oxyde de cuivre éloigné du bouchon A; on ne peut en elfet cliaulfer le tube AB trop près de ce dernier, qui se détruirait en produisant des matières organiques volatiles, susceptibles de souiller le produit.

La réaction est terminée quand toute la masse d’oxyde a pris la teinte caractéristique du cuivre et ne laisse voir, lorsqu’on l’agite, aucune parcelle de matière noire. A ce moment, un corps froid, une soucoupe de porcelaine par exemple, présenté en B devant l’orifice du tube, ne se ternit plus par la vapeur d’eau condensée.

Le tube à oxyde de cuivre peut avantageusement être cliaulTé sur une grille à gaz (§ 88, fig. 45). Si l’on se propose d’avoir du cuivre réduit pur, Best nécessaire de purifier l’hydrogène 500) et de le dessécher (§4^9) avant de le faireagir sur l’oxyde chauflè.

Réduction du sulfure d’antimoine par l’hydrogène. — Un appareil analogue permet de montrer l’action exerpée par l’hydrogène sur certains sulfures, le sulfure d’antimoine par exemple. L’hydrogène réduit à chaud fantimoine à l’état métallique et transorme le soufre en hydrogène sulfuré :

Sl)S3-f-31I = Sb+3HS.

On opère comme il vient d’être dit pour l’oxyde de cuivre; toutefois, à cause des propriétés délétères et de l’odeur désagréable de l’hydrogène sulfuré, il est bon de n’employer qu’un ou deux grammes de sulfure d’antimoine et de placer celui-ci dans un tube de [)lus faible diamètre, qu’on réuniten A à l’ajipareil à hydrogène par un joint de caoutchouc; enfin on opère sous une cheminée à tirage énergique. Le point important est de ne pas trop chantier le sulfure d’antimoine : ce composé entre en fusion au rouge sombre ; lorsqu’il est fondu, il ne se réduit plus que superficiellement et fexpérience s’arrête.

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