EAU DISTILLÉE
525. Préparation. — L’eau pure est le plus iraporlanl de tous les réactifs. Ou l’obtient par distillation de l’eau de fontaine.
Celte distillation ne doit être effectuée dans un appareil distillaloire en verre, qu’à défaut d’un alambic métallique. Dans ce cas, il est bon d’ajouter à l’eau à distiller, quelques fragments de charbon destinés à régulariser rébullilion. On se sert de l’appareil décrit plus haut (§ 220, fig. 142), en ayant soin de ne pas négliger les précautions voulues pour empêcher tout entraînement du liquide (§ 227).
D’ordinaire, on se sert pour distiller l’eau, d’alambics métalliques (§ 229,fig. 143), munis de serpentins en étain, le plomb s’attaquant dans l’eau pure en présence de l’air. Les matières salines contenues dans l’eau, restent dans l’alambic : on ne doit pas pousser la distillation trop vite, pour éviter les projections ou les entraînements mécaniques par la vapeur d’eau. On ne doit pas non plus la pousser trop loin, pour les mêmes raisons, etaussi afin d’éviter ladécompositiondesmatières organiques. D’ailleurs, il est bon de distiller de l’eau relativement pure, c’est-à-dire de l’eau potable. Pendant les premiers temps de la distillation, l’eau passe chargée d’acide carbonique et de carbonate d’ammoniaque; on laisse perdre les premières portions, quand on veut éviter ces impuretés. On ajoute parfois à l’eau qu’on distille un peu de lait de chaux qui retient l’acide carbonique; mais alors l’ammoniaque des sels ammoniacaux se retrouve libre dans l’eau distillée.
526. Dans les grands laboratoires, qui consomment beaucoup d’eau distillée, ou fait usage d’appareils continus, dans lesquels l’eau qui distille est remplacée immédiatement, le niveau étant maintenu constant dans l’alambic par un système identique à celui indiqué plus haut pour les bains-marie