ANALYSE
R, a été soudé sur le tube en ü, à l’intérieur de la courbure B. De plus, à la partie inférieure de chaque branche, un fil de platine, soudé dans le verre qu’il traverse, est relié à l’intérieur du tube avec une petite lame de |)latine servant d’électrode. Ces deux fils peuvent être mis en communication avec les pôles d’une pile de 2 ou 3 éléments Bunsen. Par l’entonnoir, on verse dans l’appareil de l’eau aiguisée d’acide sulfurique et, ouvrant successivement les deux robinets, on laisse échapper l’air que contenaient les branches du tube en U, cet air se trouvant remplacé par l’eau acidulée qui arrive de l’entonnoir. Les robinets étant ensuite fermés, on fait passer le courant: l’oxygène se dégage et s’accumule dans une des branches en même temps que l’hydroggne se produit dans l’autre; le li(}uide qu’ils déplacent est refoulé jiar le tube central dans l’entonnoir. En ouvrant tes robinets, on peut laisser échapper les gaz, remplir de nouveau les tubes de li(|uide, et recommencer l’expérience autant de fois ((u’on le juge convenable.
11 est bon de faire fonctionner queh(ue temps l’appareil, incomplètement rempli et ayant ses robinets ouverts, avant de recueillir les gaz poulies mesurer; l’eau de la branche positive se sature d’oxygène, ce qui diminue l’erreur dans le rapport des volumes signalée plus haut.
lll. — SYNTHÈSE
530. Au MOYEN DES EUDIOMÈTUES. — On désigne sous le nom d’eudiomètres des instruments fort employés dans l’analyse des gaz. Nous citerons les plus usités parmi ceux qui conviennent dans le cas particulier qui nous occupe.
Eudiométre de Gay-Lussac. — 11 se compose (fig. 248) d’une éprouvette en verre très résistant, de 20 centimètres de longueur et de 2 centimètres de diamètre intérieur environ.
Lefondest percé en A et en B de deux petites ouvertures par lesquelles pénètrent deux armatures de fer, assez solidement mastiquées dans le verre pour ne pas être déplacées par une pression énergique venant à se produire brusquement dans le tube. Ces armatures sont placées de telle sorte, qu’en les mettant simullanément en communication avec les conducteurs d’une bouteille de Leyde chargée, l’étincelle jaillisse entre elles à l’intérieur de l’éprouvette; une chaîne de fer, fixée en B, facilite cette manœuvre. \ l’orifice S, est adapté un bouchon de liège, traversé suivant son axe par une soupajie qui s’ouvre de dehors en dedans, mais empêche un mouvement contraire du contenu de l’appareil.
Fig. 247.
Voltamètre de M. W. llofmann.
EAU
Enlevant le bouchon de l’eudionièlre, on remplit celui-ci de mercure, en éliminant avec soin les bulles d’air qui s’attachent au verre (§ 411), puis on le plonge dans la cuve à mercure et on le retourne. La surface métallique aperçue à travers la paroi, doit être nette et brillante. D’autre part, on remplit de mercure une petite éprouvette à gaz graduée (lig. 218, § 439), et en opérant sur la cuve à mercure, on y fait passer de 10 à 15 centimètres cubes d’oxygène pur et sec (§ 414). On enfonce quelques instants l’éprouvelle jaugée tout entière, dans la cuve dont elle prend la température et avec les précautions nécessaires en [>areil cas (§ 439), on lit ensuite sur la graduation !e
volume exact occupé par l’oxygène. On fait passer ce gaz dans l’eudiomètre, puis on répète la mcnm opération après avoir introduit par tâtonnement dans l’éprouvette graduée, un volume d’hydrogène pur et sec, double de celui de l’oxygène. On replace sous le mercure la soupape S de l’eudiomètre, préalablement agitée dans le métal pour en détacher toute trace d’air, et on fait mouvoir le mercure dans l’appareil pour parfaire le mélange des deux gaz.
I. es choses étant ainsi disposées, entre les deux armatures de l’eudiomètre, on décharge une bouteille de Leyde, ou on fait éclater l’étincelle d’une bobine d’induction. L’oxygène et l’hydrogène se combinent avec explosion. Étant donné le fonctionnement de la soupape, les gaz et le mercure ne peuvent s’échapper sous l’influence de la dilatation ju-ovoquée par la combustion, mais immédiatement après, la vapeur d’eau formée se condensant et faisant le vide dans l’eudiomètre, la môme soupape livre passage au mercure (jui s’élève dans le tube. Si les gaz ont été exactement mesurés, le mercure remplit entièrement l’appareil; la surface du métal se trouve seulement ternie vers la partie supérieure, par l’eau condensée sur le verre. L’oxygène et l’hydrogène se sont donc combinés dans le rapport de 1 volume à 2 volumes pour former cette eau.
La condition du mesurage exact des gaz pris sous des volumes tels que run soit le double de l’autre, n’est pas indispensable à réaliser. 11 est tout aussi démonstratif de mélanger l’oxygène et l’hydrogène en des proportions un })eu différentes de celles indi([uées par le rapport 1/2, mais déterminées par un mesurage précis. On opère ensuite comme il vient d’être dit, puis on fait passer dans ré|)rouvette graduée le résidu gazeux resté dans l’eudiomètre, et on le mesure avec les mêmes précautions que précédemment. Ou trouve ainsi un volume égal à celui de l’hydrogène ou de l’oxygène (jui avait été employé en excès. Si avant de faire ce dernier mesurage, on ne prend pas soin de dessécher le gaz en le laissant séjourner (|uehpie temps dans une éprouvette contenant un fragment de chlorure de calcium fondu, on trouve un résidu
Bfï
Fig. m.
Eudiomèlre de Gay- Lussac.
Eudiomètre tie M. Bunsen.