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J. — INFLUENCE DE LA TEMPÉUATUDE

• laiton (le I kilogramme servant à la pesée, déplace à la même température un poids d’air huit lois moins grand, sa densité étant voisine de 8, soit

ce qui corrige

d’autant l’erreur précédente, et la ramène

à 19'', 225 — Qa^lSd = l9'',072. L’inlluence de l’air décroît avec la température.

Négligeant les variations dues à l’humidité et aux changements de pression de l’air, et conservant le même exemple, faisons sur lui la correction due aux deux inlUiences. Le tableau ci-dessus indique que le poids d’eau occupant 1 litre à 15“ est puisque la densité est 0,99916. D’autre part,

la pesée doit être encore diminuée de 19'',U72 pour coriâger l’intervention de l’air. 11 faudra donc peser 9999'',1G — l'J'’,072 = 9989', 088 d’eau.

Enfin, à toute température autre que celle à laquelle il a été construit, le vase jaugé ne contiendra plus exactement le volume marqué. En elict, le verre se dilate ou se contracte, mais les changements de volume qui en résultent ont une action beaucoup moindre que les précédentes : pour un vase d’un litre, une variation de temjiérature de 10 degrés entraîne une erreur sur le poids de l’eau de 09'',268 environ. Ajoutons que la température intervient encore en moditiant la fluidité du liquide et ses conditions d’écoulement.

Nous avons donné les chiflres théorii{ues, mais le mesurage est très loin de faire apprécier des quantités aussi faibles que celles qui correspondent aux dernières décimales des nombres précédents.

32. Ges observations relatives à l’inlliience de la température sont d’un ordre général; elles s’appliquent particulièrement aux vases jaugés qui doivent contenir le nombre réel de centimètres cubes marqués sttr leur ligne de jauge. Or celte condition de contenance précise n’est pas indispensable, lorsque les instruments en question sont employés dans . l’analyse volumétrique. Ce qui importe alors, c’est surtout l’exactitude des relations entre les contenances des diflërents ustensiles jaugés ou divisés; c’est que le vase de 1000 centimètres cubes ait exactement un volume décuple de celui de 100 centimètres cubes, le vase de 200 centimètres cubes un volume double de celui de 100 cenlimètres cubes, etc. Or cette condition est réalisée lorsque tous les vases ont été construits ou vérifiés à une température quelconque, mais identique pour tous, laquelle est généralement la température moyenne du laboratoire. C’est dans ces circonstances que sont construits la plupart des vases jaugés d’usage commun. Quand on connaît la température à laquelle ils ont été réglés, il est toujours fucile, en s’appuyant sur les données fournies plus haut, de calculer leur contenance réelle.

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