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VÉllIFICATION D’UN VASE JAUGÉ

usage. La vérification se fait par des pesées pour lesquelles on se sert de balances d’autant plus sensibles qu’on recberche une plus grande ap[)ro.xiniation; toutefois on ne doit pas oublier que la précision avec lacjuelle on peut apprécier directement la coïncidence du trait de jauge et de la surface liquide est assez limitée.

On place sur le plateau d’une balance le vase à vérifier, parfaitement propre et sec, avec des poids formant un nond^re de grammes égal à celui des centimètres cubes qu’il doit couténir, avec 250 grammes par exemple, s’il s’agit de conti’ôler la contenance d’un vase de 250 centimètres cubes. On fait ensuite l’équilibre avec une tare placée sur le second plateau. Enlevant alors les poids du premier plateau, on verse dans le vase de l’eau distillée froide jusqu’à rétablissement de l’équilibre, en ayant soin de ne laisser écbapper aucune gouttelette liquide au dehors du vase ou sjir le plateau : 1 gramme d’eau, à des températures peu éloignées de 4**, occupant sensiblement 1 centimètre cube, le niveau du liquide doit correspondre au trait de jauge, si le volume du vase a été marqué exactement. On peut d’ailleurs apprécier l’erreur faite par le constructeur, en remplissant le vase d’eau jusqu’au trait et en déterminant les poids à ajouter pour rétablir l’équilibre, soit sur le premier plateau, soit sur le second, suivant que le volume marqué est trop faible ou trop fort.

29. Jaugeage d'un vase. — Si, au lieu de vérifier un vase déjà jaugé, on veut en jauger un directement, on opère d’une manière analogue. On choisit d’abord un vase de grandeur convenable ; pour cela, on verse dans ceux i(ue l’on essaye un poids d’eau pesé grossièrement et correspondant au volume voulu: le niveau doit arriver dans le col, mais au-dessous de la moitié de sa hauteur. On met ce vase sec et propre sur le plateau de la balance avec un nond)re de grammes égal à celui des centimètres cubes (ju’il doit mesurer, puis on fait la tare; on enlève alors les poids marqués et on verse de l’eau dans le vase avec les précautions nécessaires, jusqu’à rétablissement de l’équilibre. On porte le vase sur une table horizontale, on colle sur son goulot une bande de papier étroite et verticale, marquée d’un trait à l’encre (jue l’on fait coïncider exactement avec le niveau du liquide; un rayon visuel horizontal, dirigé langentiellement à la partie inférieure du ménisque, doit rencontrer ce trait. Après dessiccation et fixation du papier, on vide le liquide intérieur, et il ne reste plus qu’à tracer à la hauteur du trait, une ligne de niveau sur toute la circonférence du col. On grave celte ligne, soit avec l’acide lluorbydrique (§ 176), soit avec un diamant à écrire (§ 175), et on marque au-dessus d’elle, par quelques caractères, le volume auquel elle correspond. Cette ligne circulaire est difficile à tracer bien régulièrement sans le secours d’un tour.

30. Influence de la température. — La température agit d’iine manière sensible pour troubler rexactitude du mesurage des liquides. Il est évident que la matière du vase étant dilatable, le volume n’est fixé avec précision que pour la température

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à laquelle le vase a été construil. De plus, si l’erreur sur le volume tieiil exclusivement à la dilalalion du contenant, l’erreur sur la quantité dépend aussi de la dilatation du liquide. Toutefois, dans beaucoup d’analyses volumétriques et surtout lorsqu’il s’agit de déterminer les proportions des réactifs à employer dans une opération, l’innuence de la température peut être négligée si les écarts ne sont pas considérables.

31. l*our être exact, on devrait opérer le jaugeage, la vérification et le mesurage à 4“ ,07, puis(iue c’est à celte température seulement que le centimètre cube d’eau pèse 1 gramme. De plus, les pesées étant faites dans l’air, celui-ci intervient aussi pour fausser les résultats. Il est facile d’apjtrécier l’importance des erreurs commises.

Celle ([ui est due à la dilatation de l’eau est bien connue. Ee tableau suivant (M. Kosetli) indique les volumes occupés à diverses températures par une masse d'eau mesurant exactement 1 litre à 4°, 07, ainsi que les densités de l’eau aux mêmes températures, celle de ce liquide à 4®,07 étant prise pour unité.

ipératurcs.

Densités.

Volumes.

Tcmpcralures,

Densités.

Volumes.

Ee nombre de grammes pesé par 1 litre d’eau correspondant aux densités, on voit (|u’à 16®, l’erreur est de 1 millième ou 1 centimètre cube; à 21", de 2 millièmes ou 2 centimètres cubes; à 25®, de 3 millièmes ou 3 centimètres cubes; et à 29®, de 4 millièmes ou 4 centimètres cubes. Elle croît rapidement avec la température.

E’iniluence de l’air dans la pesée n’est pas plus négligeable. A 15" par exemple, I litre d’air, supposé sec cl sous la pression O™, 760, pèse lf',225 1 1 293

= i ^ a/r" [ + 0,tfli3(i(ÏX 15'

on jauge une carafe de 1 litre à cette température. D’autre part, le poids en

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