G. — PROPRIÉTÉS
inférieure par du mercure. On dépose la soucoupe sur le fond du cristallisoir. Le mercure séparant le gaz de l’eau, aucun pliénoméne ne ^se produit. Mais si 011 vient à soulever brusquement l’éprouvette de quelques centimètres audessus du mercure, sans la sortir de l’eau, celle-ci vient au contact du gaz ; rammoniaque se dissout alors avec une telle énergie, que l’eau se précipite dans l’é[»rouvette avec une rapidité extrême. L’intensité du phénomène est suflisante pour que le choc de la colonne liquide contre le fond d’une éprouvette peu épaisse, puisse en déterminer la rupture. Ce fait se produit surtout lorsque le gaz ammoniac est {lur et, par conséquent, soluble dans l’eau sans laisser un résidu gazeux (jui amortit le choc. L’opérateur doit se garantir la main en tenant l’éprouvette avec une pince ou avec un linge.
2“ A l’orifice d’un Hacon de I à 2 litres, on adapte, au moyen d’un bouchon, un tube de verre un peu large, effilé à l’une de ses extrémités et fermé à la lampe à l’autre extrémité, le bout effilé pénétrant jusqu’au milieu du flacon. Après avoir rempli ce dernier de gaz ammoniac, par déplacement dans l’air, on fixe le boncbon. Les choses étant ainsi disposées, tout en maintenant le flacon vertical et renversé, on plonge l’extrémité fermée du tube dans un vase contenant de l’eau colorée par de la teinture de tournesol rouge et, au moyen d’une pince en fer, on écrase la pointe fermée du tube, de manière à l’ouvrir largement. L’eau se trouve aussitôt en contact avec le gaz dont la dissolution entraine une diminution de pression dans le flacon; la pression atmosphérique chasse alors vers l’intérieur de celui-ci, la li(|ueur aqueuse qui s’y précipite sous la forme d’un jet régulier. En même temps, la li([ueur rouge devient bleue au contact de l’ammoniaque.
Le tube étant plein d’air au moment de son introduction dans le flacon, le gaz inerte qu’il contient, sépare tout d’abord l’eau de l’ammoniaque, ce qui retarde un peu l’absorption. On évite cet inconvénient en plongeant le flacon, pendant quelques instants avant l’expérience, dans de l’eau plus froide que l’atmosphère : la petite contraction qui résulte du refroidissement, suffit pour ju'oduire, lors de l’ouverture du tube, une légère succion qui sert de point de départ au phénomène.
On peut encore obtenir le même résultat en laissant tomber sur le flacon quelques gouttes d’éther dont l’évaporation produit une réfrigération suffisante.
587. SoLüTiOiN AQUEUSE d’ammoniaque. — Celle solulion est un des réaclifs les plus usités dans les laboratoires. Le commeree fournil d’ordinaire une solution impure, dont l’usaye se prête mal au.x opérations délicates de l’analyse.
Pour préparer la solution aqueuse d’ammoniaque pure, les mélliodeis indiquées ci-dessus pour la production du gaz ammoniac (§ 580 et § 581), peuvent toutes deux être utilisées, mais il est alors nécessaire de modifier un peu les appareils indiqués pour la production du gaz.
Le procédé basé sur la décomposition de la solution ordinaire