‹ Manipulations de chimieChapitre 223 sur 596 · PUOIT.IETES · texte numérisé non relu

PUOIT.IETES

creuset, en opérant suivant les indications données plus haut (§ 595), et que, prenant le creuset avec une pince de 1er, on vient à verser son contenu sous forme de lilet dans un vase plein d’eau (lig. 201), les propriétés du soufi’e ainsi refroidi, ainsi trempé, varient avec sa température au moment de l’opération.

Entre 120" et 200°, pendant ce que l’on peut appeler la première fusion, le soufre, lorsqu’on le trempe, se solidilie en reprenant son apparence habituelle, c’est-à-dire en formant une masse jaune clair, dure et fragile. 0nî^>nd au contraire on le verse dans l’ean alors (ju’il se trouve en seconde fusion, c’est-à-dire entre dOO" et M0°, le lilet mince de liquide, en se refroidissant brusquement, reste mou, transparent, d’un jaune loiigeàtre; le

Fig. 2111. — Soufre mou.

produit semi-solide est élastique et peut s’étirer entre les doigts , il présente plus ou moins, à ce point de vue, les propriétés du caoutchouc. C’est lorsque la trempe a été opérée dans le voisinage du point d’ébullition, c’est-à-dire un peu au-dessous de 440", que les propriétés du soufre mou sont le plus tranchées.

Abandonné à lui-même à la température ordinaire, le soufre mon se modifie lentement; après quelques jours, il est redevenu jaune clair et cassant, semblable, en un mot, au soufre ordinaire. Ghaniré dans une étuve vers 95", il subit brusquement la même transformation; celle-ci est alors accompagnée d’un dégagement de chaleur, suffisant pour élever la température de la masse vers ■le point de fusion du soufre et même pour la liquéfier pai> liellernent.

Page 1