‹ Manipulations de chimieChapitre 227 sur 596 · rilÉPARATlON · texte numérisé non relu

rilÉPARATlON

fiU2. Par l’acide sulfurique et le cuivre. — L’appareil se compose d’un ballon de 250^centimèlres cubes, dont le bouchon, percé de deux ouvertures, porte un tube droit à entonnoir, plongeant jusqu’au fond du ballon, et un tube abducteur recourbé une fois. Ce dernier, par un joint de caoutchouc, est mis en relation avec un tube à dégagement (voy. fig. 235, §192). Le gaz, étant très soluble dans l’eau, doit être recueilli sur la cuve à mercure. On introduit dans le ballon 20 grammes de tournure de cuivre et 60 grammes (33 centimètres cubes) d’acide sulfurique concentré, puis on dispose le ballon sur un fourneau. On chaulïe doucement

uo

ANHYDRIDE SURFUREUX.

d’abord, pour éviter les soubrcsaiils. A une température assez élevée, de l’anbydridc sulfureux se dégage; il est engendré par la réaction suivante :

Gu + ^2 SU^IIO = + SO\CuO + 2 110.

Tout d’abord la liqueur noircit, ce qui lient à la formation d’un oxysulfure de cuivre noir; mais ce composé disparaît bientôt, et, linalement, il ne reste plus dans le ballon que du sulfate de cuivre.

Lorsque le dégagement gazeux a commencé, on supprime immédiatement le feu, la réaction devenant tumultueuse et leli(juide du ballon fournissant une mousse abondante qui tend à s’échapper par'lc tube à dégagement. Lorsque l’effervescence est calmée, on cbaulTe de nouveau, mais très doucement, de manière à pi’oduire un dégagement de gaz régulier.

Avec la tournure de cuivre, l’opération est toujours difficile à conduire. Il est préférable de faire usage de lames de cuivre de 1 millimètre à 1 millimètre 1/2 d’épaisseur et coupées en fragments. La réaction est alors plus régulière, la chaleur ])roduile se répartissanl mieux dans la masse du cuivi’e; mais il faut éviter tout mouvement brusque de l’appareil, le verre mince du ballon étant facilement brisé par les morceaux pesants du métal. Lorsqu’on emploie les lames de cuivre, il faut en prendre un poids plus fort que celui indiqué plus haut, à cause de la faiblesse relative de leur surface.

Le gaz sulfureux se dégage jusqu’à ce que le contenu du ballon soit presque complètement solidifié.

Si l’on se propose d’avoir de l’anliydridc sulfureux pur, on interpose entre le ballon })roductcur de gaz et le tube à dégagcmcnl un llacon laveur (§ il!)) contenant de l’eau qui arrêle les particules d’acide sulfurique ou de sel de cuivre entraînées mécaniquement. A la suite du llacon laveur se trouve un tube en L, garni de chlorure de calcium desséché, destiné à arrêter la vapeur d’eau.

La densité du gaz sulfureux étant deux fois plus grande que celle de l’air, il est possible d’en remplir un vase, par déplacement de l’air de bas en haut (§ ALT). Il sul'fil, en elfet, de faire pénétrer jusqu’au fond d’un llacon un tube à dégagement fournissant du gaz sulfureux, pour que celui-ci s’accumule dans le llacon en chas-

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