‹ Manipulations de chimieChapitre 228 sur 596 · PI!EP.\R.VTIOX · texte numérisé non relu

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sanl devant lui l’air dont il prend la place. Toiitelois, à moins qu’on n’opère à l’air libre, cette manière de faire est rendue très pénible par l’odeur et les })ropriélés désagréables du gaz que l’on doit laisser [terdre en quantité notable, pour assurer l’expulsion complète de l’air.

Le sulfate de cuivre formé peut être recueilli et purifié (voy. Sulfate de cuivre).

603. Les inconvénients résultant de la présence du gaz sulfureux dans l’atmosphère, rendent souvent très précieux l’emploi d’un disposilil permettant d’envoyer à volonté ce gaz, soit dans les vases où l’on en fait usage, soit, entre-temps, dans une cheminée d’appel ([ui l’entraîne au dehors de la pièce. L’un des plus simples parmi les dispositifs de ce genre (lig. 262) consiste, essentiellement dans l’adjonction au tuhe ahducteur ordinaire DDg fixé au llacon laveur [>ar exemple, d’un second tuheTT' auquel on adapte lin tuhe de caoutchouc mettant l’a[ipareil à gaz sulfureux en communication avec une cheminée à tirage artiliciel dans la([uelle ou l’engage, ou même avec l’extérieur du hàtiment; enfin chacun des deux tuhes est muni d’un robinet de verre U ou U'. En ouvrant ou fermant convenablement ces robinets, on dirige le gaz sulfureux, soit vers le tuhe à dégagement proprement dit, soit vers les tuyaux de ventilation.

En robinet à trois voies, dont deux branches s’interposent sur un tuhe à dégagement unique, et communiquant par son troisième orifice avec une cheminée à tirage énergique, est d’un fonctionnement encore plus simple.

Ces dispositions sont à recommander pour tous les gaz incommodes. D’ailleurs, lorsqu’il s’agit d’appareils ne servant que pendant peu de temps et de gaz dépourvus d’action maniuée sur le caoutchouc, 'es deux robinets de verre peuvent être remplacés par des tuhes de caoutchouc que l’on écrase, et par conséquent que l’on ferme, au moyen d’une pince de Mohr (lig. 19, § i5). Une pince à vis (§466,fig. 230) est encore préférable parce (ju’clle permet non seulement de fermer les tuhes, mais encore de régler la section de leurs orifices d’écoulement.

Tube (le secours pour appareils à gaz sulfureux.

604. Pau i.’acide sulfuhique et le MEncuRE. — Ouand dans la préparation précédente, on substitue au cuivre un poids double de mercure, l’opération se fait avec une plus grande régularité. Il se produit du sulfate de peroxyde de mercure ;

H g -f 2 SO^ 1 1 Ü == SQ2 -f SOM I gO -f 2 1 10 .

ANMYDIUnE SULFUREUX.

005. Pau l’acide sulfurique et le charbon. — Le gaz engendré })ar les procédés qui viennent d’être indiqués, est de l’anliydride suirureux pur. La inéthode suivante, très usitée à cause de sa grande régularité, donne un mélange de gaz sulfureux et de gaz carbonique.

On se sert d’un appareil semblable à celui dans lequel on fait réagir le cuivre et l’acide sulfurique (§ 002). On introduit dans le ballon 120 grammes d’acide sulfurique concentré (00 centimètres cubes) et 20 grammes environ de charbon de bois, concassé en fragments de la grosseur d’un pois. On relie le ballon à un llacon laveur contenant un peu d’eau, puis on chauffe. Le charbon s’oxyde aux dépens de l’acide sulfurique qu’il transforme en anhydride sulfureux :

2 SO^dlO + G = 2 SQ2 -t- CO'^ -f 2 110 .

Ce mode de production de l’anhydride sulfureux est surtout avantageux quand il s’agit de faire intervenir ce corps dans des réactions où le gaz carbonique ne peut jouer aucun rôle, quand on veut, par exemple, transformer des carbonates alcalins en sulfites. Ilseprête encore, mais moins bien, à la préparation de l’anhydride liquide.

606. Par l’acide sulfurique et le soufre. — Eu subsliluant au charbon son poids de fleur de soufre ou de soufre eu canon putvérisé, on obtient un dégagement régulier de gaz sulfureux (M. Melsens). La réduction est opérée par le soufre qui se transforme lui-méme en gaz sulfureux :

2SOblIO-(-S = 3SO^-|-2IIO.

Cette méthode élégante présente l’inconvénient de ne fournir qu’un dégagement de gaz assez lent quand on la pratique en petit et dans des vases de verre. 11 faut, en effet, éviter l’obstruction du tube à dégagement par le soufre; or celui-ci n’agit sur l’acide sulfurique qu’à une température élevée, à laquelle il se trouve entraîné assez abondamment parle gaz, jusque dans le tube à dégagement. Elle est au contraire fort avantageuse lorsqu’on opère sur de grandes quantités et dans des vases de fonte.

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