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PIPETTES .lAUGÉES

de terminer l’écoülement dans les conditions adoptées lorsqu’on a réglé le niveau au trait de jauge. Un certain volume de liquide reste ainsi dans la pointe de la pipette et sur sa surface intérieure, mais si on reproduit des conditions d’écoulement toujours identiques, si par exempte et comme il vient d’être dit, au moment où le liquide cesse de s’écouler, on met la pointe en contact avec une paroi verticale mouillée, on constate que les poids d’un même liquide écoulés à diverses reprises, sont identiques.

11 faut éviter de chasser le liquide de la pipette ensoufflaut par le tube; cette pratique est mauvaise, non seulement parce qu’elle amène de la vapeur d’eau qui se condense à l’intérieur, mais aussi parce qu’elle laisse sur les parois du verre des quantités de matière variables avec l’intensité et la prolongation du courant d’air.

La fermeture exacte et facile de l’orifice supérieur par le doigt est, d’après ce qui précède, une condition indispensable. Un certain intérêt s’attache donc à la forme de cet orifice : s’il est large (fig. iO), une forte pression du doigt est nécessaire ; s’il est étroit (tig. 11), le bouchage est plus facile. D’autre part, en étranglant le tube, on rend les nettoyages difficiles. Le plus ordinairement, quand le tube n’est pas trop large, on se contente de lui donner une section bien nette que l’on use à la meule ou mieux que l’on borde à la lampe (§ i65).

Il est nécessaire de ne pas mouiller l’ouverture avec les lèvres ; la présence de l’eau empêche par capillarité un passage très étroit de s’ouvrir entre le doigt et le verre, de sorte que les mouvements du li({uide se font brusquement et sans régularité, ce qui rend difficile l’ajustage du niveau.

Un point important est que la pipette soit absolument propre. Toute trace de matière grasse ou de substance insoluble dans l’eau qui s’introduit à l’intérieur, empêche l’eau de mouiller régulièrement la paroi et troubie l’écoulement du liquide. Un voit alors ce dernier former des gouttelettes adhérentes au verre. On nettoie la pipette en y introduisant et en y laissant séjourner pendant ({uelque temps un mélange d’acide sulfurique et d’acide azotique, ou d’acide sulfurique et de bichromate de potasse, puis en rinçant avec soin.

Les observations faites plus haut relativement à l’action de la

POIDS ET MESEUES.

lempéralure (§ 30 et 31) cl de la viscosité des liquides mesurés (§ 20), s’appliquentaux pipettes aussi bien qu’aux vases jaugés.

On donne aux j)ipettes des contenances variées: 5, 10, 20, 25, 50, 100 et 200 centimètres cubes.

3-4. IHpeltes jaugées à deux traits. — Parfois, pour éviter toute incertitude à l’égard de l’écoulement des dernières j)arties du liquide, on se sert de pipettes à 2 traits (lig. 11). Celles-ci portent à leur partie inférieure un tube eflilé sur lecjuel on a tracé une ligne semblable à la ligne de jauge : leur contenance est telle (jue le volume de liquide qu’elles laissent écouler pendant que le niveau passe du trait de jauge supérieur au trait inférieur, soit précisément celui qu’il s’agit de mesurer. 1/incertitude relative à l’écoulement de la dernière goutte se trouve ainsi écartée, mais d’autre part les erreurs de lecture de niveau peuvent se produire deux fois au lieu d’une -, en outre, il est toujours délicat de régler exactement l’établissement du niveau inférieur. Cette dernière difficulté est supprimée lorsiju’on adapte au bas de la pipette l’une des fermetures dont il sera question plus loin jiour les burettes y (§ 45 et 46).

35. Vérification. — Pour vérifier une pipette, on tare un vase quelconque accompagné sur la balance d’un nombre de grammes égal à celui des centimètres cubes qu’elle doit mesurer, puis enlevant les poids manpiés, on laisse écouler dans le vase l’eau fournie par la pipette préalablement remplie jusqu’à la ligne de jauge. Si l’instrument est exact, ré(|uilibre se trouve rétabli; sinon il faut ajouter des poids à droite ou à gauebe dans la balance suivant que la contenance est trop faible ou trop forte. Le résultat n’est exact qu’en opérant à 4", 07, mais on sait ejue l’égalité de la température suffit dans la plupart des cas 32).

Fig. 11.

Pipette jaugée à (leux traits.

36. Jaugeage. — Pour jauger une pipette, on opère à peu près de la même façon, ün commence par essayer si son volume est convenable; à cet effet, dans un verre à exjiériences, on pèse grossièrement le poids d’eau voulu et on l’introduit tout entier dans la pipette par aspiration : le ménisque doit arriver dans le tube, à 4 ou 5 centimètres au-dessus du réservoir. On colle alors sur le tube une bande de papier étroite, portant un trait de plume en coïncidence avec le niveau, puis on laisse écouler le contenu dans un vase taré, ainsi qu’il vient d’étre dit pour la vérification (§ 35). .le suppose (]ue l’é(|uilibre ne soit pas établi par insuffisance de liquide. Ou détermine la valeur de celte insuffisance en [ilaçani des jioids sur le plateau à coté du vase. On procède alors à une seconde opération en surélevant le niveau d’une quantité correspondante que l’on marque sur la bande par un second trait. Je

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