‹ Manipulations de chimieChapitre 236 sur 596 · C- — Aoicio !«uiriiri4|iie · texte numérisé non relu

C- — Aoicio !«uiriiri4|iie

:SI10‘ OU S03, 110=49. P. juo/.^S^tPOS ou 8206,2110= SIPO' =98.

6'23. Sijnonijmes : Acide sulfurique monohydraté, acide sulfurique anglais, huile de vitriol, acide vitriolique.

Liquide huileux et incolore, déjà signalé au dixième siècle par Abou-Bekr.

Densité : 1,80 i à 0“; 1,84-2 à 1-2°; 1,830 à 24».

Solidifiable par le froid; point de fusion : + 10», 5.

Point d'ébullition : 338».

Densité de vapeur mesurée à 440», ramenée à 0» et à la pression 0'“,7C0 ; 1,74 par rapport à l’air; 25,1 par rapport à l’hydrogène (8 vol.).

Se combine à l’eau en donnant Vacide sulfurique bihydraté, SHO^ + HO ou SO’,2 110 cristallisable en prismes rhomboïdaux obliques, fusible à + 7»,5 en un liquide de densité 1,788 à 17»,5, bouillant à 224».

62 i. Par l’oxygène, l’acide sulfureux et l’eau. — (§ 614.)

625. Par l’acide azotique et l’anhydride sulfureux. — (,§ 616.)

626. Par les yapeurs nitreuses, l’air, la vapeur d’eau et l’acide sulfureux. — l’orifice d’uii grand ballon de verre de 5 ou 6 litres, on adapte un bouchon de liège que traversent cinq tubes de verre. Les trois premiers, recourbés une fois, sont respectivement en relalion : 1® avec un appareil producteur d’anhydride sulfureux ; 2® avec un appareil producteur de bioxyde d’azote ; 3® avec un ballon contenant de l’eau portée à l’ébullilion et fournissant de la vapeur d’eau ; le quatrième tube qui, comme les précédents, pénètre jusqu’à quelques centimètres du fond du ballon, est relié par un tube de caoutchouc à un appareil ([uelconque, susceptible de fournir un courant d’air, trompe soufflante, soufflet d’émailleur, etc.; enfin, le dernier tube fait communiquer l’intérieur du ballon avec l’atmosphère et s’arrête un peu au-dessous du bouchon. On fait fonctionner lentement les appareils à bioxyde d’azote et à vapeur d’eau,

-iôi ACIDE SÜLFUIUQUE.

plus rapidement ceux ù gaz sulfureux et à air. Le ballon se remplit aussitôt de vapeurs rouges.

On admet d’ordinaire que les pbénomènes dus au contact des gaz ou vapeurs précédents, peuvent se résumer ainsi (ju’il suit. Le bioxyde d’azote, en arrivant dans le ballon au contact de l’oxygène de l’air, se change en bypoazotide (!^ 5G5) :

Az0-^-f02 = Az0S

dont les vapeurs rutilantes garnissent le ballon. Ces vapeurs entrent en contact avec la vapeur d’eau, sur laquelle elles réagissent; il se produit de l’acidi'. azotique et du bioxyde d’azote (§ 573) :

3 AzO‘ -i- 2 110 Az0^110 -f AzO^.

Le bioxyde d’azote, en présence de l’air sans cesse renouvelé, rentre dans le même cycle de réactions, et se cbange ainsi complètement en acide azotique. Ce dernier n’a d’ailleurs lui-même qu’une existence éphémère. Aussitôt engendré, il réagit sur le gaz sulfureux (î;G16) qu’il oxyde et cbange en acide sulfuri({ue, en passant lui-même à l’état d’bypoazotide :

SO'^ -f AzO^IIO =: SO *,IIO H- AzOL

L’acide sulfurique se condense et s’accumule au fond du ballon, tandis (|ue l’bypoazotide détruit par l’eau, comme il a été dit plus haut, se cbange finalement en acide azotique. De telle sorte que si l'azote de l’air qui s’échappe dans l’atmosphère parle dernier tube, n’entraînait pas de vapeurs nitreuses, il ne serait pas utile de renouveler le bioxyde d’azote introduit dans le ])aIlon au commencement de l’opération, l’acide azotique se régénérant d’une manière indéfinie.

Telle est l’explication généralement adoptée, de la formation del’acide sulfurique dans ces circonstances. 11 paraît cependant que l’acide azoteux qui ne ligure pas dans les réactions précédentes, agit directement, ainsi que l'bypoazotide, sur le gaz sulfureux, qu’ils transforment en acide sulfurique ;

AzO^ + “2 SO* -f “2 110 = “2 S0\1I0 -L AzO^ ;

AzO'* -L SO^-f I10=S0-\110 -P AzOL

Le bioxyde d’azote, mis en contact avec une quantité d’oxygène limitée, reproduit ses générateurs, dans des proportions respectives, <|ui varient avec les conditions de l’expérience. Dans tous les cas, les composés nitrés se retrouvent après l’oxydation du gaz sulfureux, comme auparavant. Ils ne servent en quelque sorte (pie d’intermédiaire entre celui-ci et l’oxygène.

G27. Le même appareil permet de montrer la formation de la combinaison connue sous les noms de cristaux des chambres de plomb ou de sulfate de

niirosyle, S-0‘^,AzO^,lIÜ. Ces cristaux résultent de l’union de l’iiypoazotide avec le gaz sulfureux et une faible quantité d’eau :

2SQ2 + AzO‘+IiO = S206,Az0sH0.

Si, en effet, on supprime presque complètement, dans l’expérience précédente, le courant de vapeur d’eau, et qu’on diminue un peu l’afflux de l’air, on voit les parois du ballon se tapisser de cristaux incolores, formés par les gaz qui ne rencontrent dans l’appareil que fort peu de vapeur d’eau. On constate de plus que les vapeurs rutilantes disparaissent rapidement. La quantité des cristaux formés étant devenue suffisante, on arrête tout à fait le courant d’air ; l’atmosphère du ballon se décolore, les vapeurs nitreuses s’unissant à l’acide sulfureux.

Pour constater la destruction des cristaux par l’eau, on fait arriver abondamment la vapeur d’eau, en chauffant plus fortement le ballon qui la fournil ; les cristaux disparaissent avec effervescence. lisse dédoublent d’abord en acide sulfurique et anhydride azoteux :

S206,Az03,H0-l-I10 = 2 SO^ IlO-f-AzO»;

puis l’anhydride azoteux est lui-même changé par l’eau eu bioxyde d’azote cl acide azotique :

3 AzQ3 -f I10=2Az02 -f AzO%HO.

Enfin le bioxyde d’azote, gaz incolore, s’oxyde si on vient de nouveau à insuffler de l’air dans le ballon, et fournit des vapeurs rutilantes d’hypoazotide.

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