II. — riioriuf'.TÉs
ho7. Solubilité dans l’eau. — L’eau dissolvant à la température ordinaire, de 3 à A fois son volume d’hydrogène sulfuré, la solution aqueuse de ce gaz est souvent utilisée dans l’analyse minérale.
Pour la préparer, on dirige le gaz sulfhydrique provenant d’une des réactions précédentes et lavé à l’eau, dans un a})pareil de Woulf (§ tig, 213), contenant de l’eau distillée bouillie et refroidie eu vase clos. On continue le courant gazeux jusqu’à ce que le dernier flacon de l’appareil, bouché aux orifices d’entrée et de sortie, puis agité, ne donne lieu à aucune absorption et montre, au contraire, une élévation du liquide dans le tube de sûreté.
Il est indispensable d’avoir chassé de l’eau par ébullition, toute trace d’oxygène, cet élément décomposant, comme on le verra plus loin, l’hydrogène sulfuré humide. Pour la même raison, il est avantageux de remplir d’eau presque complètement, les llacons de Woulf, la liqueur ne variant d’ailleurs pas sensiblement de volume ])ar le fait de la dissolution.
La dissolution d’hydrogène sulfuré doit être conservée à l’abri de l’air, dans des vases exactement fermés.
(138. Action de l’oxygène. — Si on effile l’extrémité du tube à dégagement d’un appareil à hydrogène sulfuré, et si, après avoir assuré Vexpulsion complète de l'air que contenait cet appareil (§ 301), on allume le jet gazeux qui s’en échappe, celui-ci brûle avec une flamme bleue, en donnant du gaz sulfureux et de la vapeur d’eau ;
HS + 30 = SO-2 -P IIO.
‘2 vol. 3 vol. 2 vol. 2 vol.
La vapeur d’eau se condense sur un corps froid qu’on présente au-dessus de la flamme; un papier de lournesol humide
161 HYDROGÈNE SULFERÉ.
placé au meme endroit, est l’ougi, puis décoloré par l’acide sulrureux.
l’n mélange d’hydrogène sulfuré et d’oxygène, dans les proportions indiqués par la formule écrite plus haut, c’est-à-dire de "2 volumes du premiei' et de .2 volumes du second, brûle avec explosion quand on l’enllamme.
Lorsqu’on ouvre à l’air, sans la renverser, une éprouvette pleine d’hydrogène sulfuré, et qu’on l’approche en môme temps d’une llamme, l’hydrogène sulfuré s’allume et brûle ; mais, comme la combustion s’effectue ainsi sans laisser pénétrer une quantité d’air suffisante, elle est incomplète et du soufre se dépose sur le verre.
Le même dépôt de soufre s’observe d’ailleurs si on écrase avec une soucoupe de porcelaine ia flamme d’iiydrogène sulfuré, produite dans l’expérience précédente : le soufre reconnaissable à sa couleur jaune, occupe le centre de la surface de porcelaine que la flamme a recouverte un instant.
Au contact de l’eau, l’oxygène détruit l’hydrogène sulfuré dès la température ordinaire. Lorsque de l’air est mis en présence d’une solution aqueuse de ce gaz, la liqueur devient laiteuse et du soufre se dépose :
HS -i- 0=110 -h S.
OdO. AcTioiN DES OXYDANTS. — Les agents d’oxydation détruisent pour la plupart l’hydrogène sulfuré, quelques-uns avec beaucoup d’énergie.
Dans un flacon de 250 centimètres cul)es, plein d’hydrogène sulfuré, qu’on entr’ouvre au moment de rexpérience, on laisse tomber, au moyen d’un tube eflilé servant de pipette, 2 ou S centimètres cubes d’acide azotique fumant. Immédiatement une réaction vive se déclare, en produisant une flamme et une sorte d’explosion : le vase sc remplit de vapeurs rutilantes produites par réduction de l’acide azotique, tandis (jue ses jiarois se recouvrent d’un dépôt de soufre provenant de l’hydrogène sulfuré oxydé. Cette expérience n’est pas sans présenter quchpie danger, si on opère sur une quantité de gaz plus considérable que celle indiquée.
6iU. PaOPiuÉTÉs RÉDUCTRICES. — Si on dirige un jet lin d’hydrogène sulfuré sec, sur du l)ioxydc de plomb contenu dans une i)elite capsule de terre