PROPRIÉTÉS
fait barboter les gaz qui s’échappent dans l’atmosphère; on peut encore envoyer ces gaz, par un tube, dans une cheminée d’appel.
Un autre appareil assez simple est avantageux pour la préparation d’une petite quantité d’eau de chlore. Il consiste a remplir jusqu’au col avec de l’eau distillée une cornue de verre et a la retourner sur un valet dans la position indiquée (lig. 209). Par un long tube, on amène ensuite dans la panse de cette cornue un courant de chlore lavé à l’eau ; le gaz se dissout, d’abord en traversant l’eau, puis en restant au contact de celle-ci dans l’intérieur de la cornue. On active la dissolution en agitant fréquemment.
652. ]j’hydrate de chlore, G\ 10 IIO, est un composé cristallisé; il se forme surtout à la température du maximum de solul)ilité du chlore, c’est-à-dire vers -f- 8°. On l’isole facilement en refroidissant à celle température, un vase contenant de l’eau que traverse un courant de chlore : à cet effet, on plonge ce vase dans de l’eau à laquelle on ajoute de temps en temps des morceaux de glace pour maintenir entre 6” et 8“ un thermomètre qui s’y trouve plongé. La combinaison du chlore avec l’eau, s’ell'ectuanl en dégageant de la chaleur, il est nécessaire d’empêcher ainsi l’élévation de la température. Le contenu du vase, sous rinfluence prolongée du courant gazeux, se change peu à peu en une bouillie cristalline. 11 suffit d’essorer rapidement celle-ci à la trompe, sur un filtre d’amiante (§ 355) préalablement refroidi, pour isoler les cristaux d’hydrate de chlore.
En hiver, la production de l’hydrate de chlore dans les flacons laveurs des appareils à chlore cause fréquemment l’obstruction des tubes. On évite cet accident en maintenant les laveurs entourés d’eau tiède.
Tl G. 2G9.
Dissolulioiii du cldore.
653. Sous l’influence de la lumière, l’eau de chlore et l’hydrate de chlore s’altèrent rapidement ; il se forme de l’acide chlorhydrique et de l’oxygène :
lIO-pCl = IICl-f 0.
C’est pour cette raison qu’il est nécessaire de conserver l’eau de chlore dans des llacons de verre noir ou jaune. Ces llacous doivent de plus être bouchés en verre et non en liège, ce dernier étant attaqué rapidement par le chlore.
CHLORE
()54. Action de l’eau a haute température. — L’action décomposante du chlore sur l’eau, action lente à froid, même sous l’inlkience de la lumière, devient immédiate au rouge. On peut montrer ce fait de la manière suivante.
Un appareil producteur de chlore E (fig. 270) est mis en communication avec une petite cornue de verre, tubulée, de 120 centimètres cubes environ. Le gaz est dirigé par un tid^e recourbé, au fond de la cornue qui contient la moitié de son volume d’eau et un ou deux petits fragments de charbon. Ainsi que l’appareil à chlore, cette cornue est disposée sur un fourneau ; elle est adaptée en A, à un tube de porcelaine ou de grès Ab, dont la température peut être portée au t rouge dans un fourneau approprié; son col est d’ail-
i leurs maintenu incliné dans la direction AG, afin
Fig. 270. — Action du chlore sur l’eau à chaud.
que l’eau qui s’y condensera, s’écoule vers la cornue et non vers le tube réfractaire chaud, qu’elle briserait. Pour la même raison, il est avantageux d’incliner également le tube réfractaire dans le sens indiqué. 11 sufht pour cela de ])laccr du côté de B, sous l’extrémité du fourneau qui porte ce tube, une cale de quelques centimètres de hauteur. Au tube réfractaire est adapté en B un tube de verre recourbé une fois, faisant partie d’un llacon laveur L; celui-ci contient de l’eau additionnée de lessive de soude. Enfin le gaz sortant du llacon laveur est dirigé sous un tôt à gaz, dans une terrine pleine d’eau, où on le recueille.
Le tube AB étant porté au rouge, on chaulïe la cornue de façon à provoquer une lente ébullition de l’eau, les fragments de