III. — rnoPKiÉirs
072. RiLfCTioN ACIDE. — L’acide chlorhydrique, sec ou humide, agit énergiquement, à la manière des acides les plus forts, sur les réactifs colorés : il rougit énergiquement le tournesol.
673. SoLUDiLiTÉ DANS l’eau. — L’extiême solubilité de l’acide
chlorhydrique dans l’eau permet de répéter avec ce gaz les expériences indiquées (§ 586) pour mettre en évidence la solubilité de l’ammoniaque. Pour la première, on remplit le flacon par déplacement, en profitant de la densité relativement grande du gaz chlorhydrique. Quant à la seconde, elle doit être .faite avec de la teinture île tournesol bleue qui se trouve rougie au contact de l'acide.
La solution aqueuse d’acide chlorhydrique est l’un des réaclils les plus importants. On la prépare en faisant passer dans l’eau un courant de gaz chlorhydrique produit par les méthodes précédemment indiquées. Cependant ces méthodes peuveni ici être modifiées a vantageusement, la production d’un gaz fortement mélangé de vapeur d’eau ne présentant aucun inconvénient.
Lorsqu’on fait usage de la décomposition du chlorure de sodium par l’acide sulfurique (§666), on introduit dans le ballon du sel marin ordinaire, sans prendre la précaution de le faire fondre ou décrépiter ; on verse à sa surface une solution aqueuse d’acide chlorhydrique jusqu’à ce que le liquide recouvre un peu la niasse de sel ; on chauffe légèrement, puis on introduit peu à peu de l’acide sulfurique concentré dans le mélange, par le tube de sûreté. L’acide sulfurique et le sel sont d’ailleurs employés dans les proportions indiquées. En opérant ainsi, la dilution de l’acide est suffisante pour que la masse ne mousse pas et que la décomposition puisse être poussée jusqu’au bout sans difficulté.
La simple distillation de la solution du commerce est plus avantageuse dans le cas actuel que pour la production du gaz;
188 acide CllLORHYDniQUE.
elle est souvent usitée lorsqu’il s’agit de la puriiication de l’acide chlorhydrique.
Ouelque soit le mode de production que l’on adopte, le gaz, (3n s’échappant du ballon producteur B (lig. 273), passe dans iin premier flacon L, où il se lave soit dans un peu d’eau, soit et mieux encore dans une dissolution d’acide chlorhydrique du commerce, ([iii arrête les impuretés en ne fixant fort peu d’acide chlorhydrique. Le gaz purifié est dirigé ensuite dans une série de flacons de Woulf, W et V, contenant la moitié de leur volume d’eau distillée. Le gaz chlorhydrique étant très soluble et la solution qu’il forme étant plus dense que l’eau, il vaut mieux ne pas faire plonger profondément dans le liquide les tubes d’arrivée du gaz: on
évite ainsi d’augmenter inutilement la pression dans l’appareil, et l’accroissement de densité dû à la dissolution suffit pour assurer l’agitation du liquide. L’absorption se produit très bien ‘orsque les tubes pénètrent de 1 centimètre dans la liqueur.
Le volume du liquide en Wet en Vangmente beaucoup pendant le passage du gaz; c’est pour cette raison qu’il ne faut pas remplir les flacons à l’origine. En même temps la température s’élève, la combinaison de l’eau et du gaz chlorhydrique dégageant une grande cpiantité de chaleur. Ce phénomène s’oppose à l’absorption du gaz, surtout vers la fin de l’opération, parce que la solubilité est beaucoup moindre à chaud qu’à froid. Il est dès lors nécessaire, si l’on veut ol)lenir une solution concentrée, de refroidir les flacons W et Y. A cet elTet, on les place dans des cristallisoirs ou