COMPOSITION
608. Synthkse. — 1° Ua labe recourbé à angle droit est mis en communication par l’une de ses branches placée horizontalement, et au moyen d un tube de caoutchouc, avec un appareil fournissant un courant régulier d hydrogène. La branche verticale de ce tube (lig. 27^) est effilée ala lampe, puis recourbée sur elle-même à son extrémité inférieure. L’air étant complètement expulsé de l’appareil, on enllamme l’hydrogène à 1 orifice du tube. D’autre part, on a rempli de chlore une vaste éprouvette a pied, et on 1 a conservée fermée par une plaque de verre rodée. Enlevant cette fermeture, on fait descendre doucement dans l’éprouvette le tube portant la llamme d’hydrogène. ün constate que l’hydrogène, qui brûlait a Pair, continue a brûler dans le chlore, mais sa llamme est devenue livide.
On constate de plus que le gaz acide chlorhydrique engendré par cette combustion se dissout dans l’eau en communiquant à celle-ci la propriété de rougir énergiquement le tournesol.
Fig. 27“2.
Combustion de l’hydrogène dans le chlore.
669. 2° Dans une éprouvette résistante et de un quart de litre au plus, on introduit de l’hydrogène jusqu’à la moitié de son volume, puis, sur la cuve à eau, on achève rapidement de la remplir avec du chlore. On ferme l’éprouvette avec la main, on l’incline plusieurs fois en difiérents sens pour mélanger les deux gaz, et, ouvrant l’orifice, on approche celui-ci d’une flamme. Une explosion énergique se produit immédiatement et donne naissance à de l’acide chlorhydrique.
L’explosion est plus énergique encore lorsqu’on la produit dans un flacon à étroite ouverture; mais comme elle provoque le plus souvent la rupture du vase, il est nécessaire d’envelopper celui-ci d’un torchon roulé sur luimême, afin d’éviter la projection des éclats de verre qui pourraient blesser l’opérateur.
Le mélange doit être fait à l’abri de la lumière directe du soleil qui provoque l’explosion. Il ne faut pas le préparer à l’avance en l’exposant à la lumière dilTuse, dont l’action est suffisante pour déterminer la combinaison lente des deux éléments. La réaction ne se manifeste même avec toute son intensité que lorsque le mélange a été effectué dans un endroit obscur ou faiblement éclairé à la lumière artificielle.
Un flacon bouché, rempli dans ces conditions d’un mélange d’hydrogène et de chlore à volumes égaux, fait explosion quand on le découvre lirusque-
48G acide chlorhydrique.
ment au soleil, en enlevant au moyen d’une corde ou d’une perche une boîlc de carton qui le tient dans une obscurité complète. La lumière du magnésium, ainsi que celle due à la réaction du bioxyde d’azote sur la vapeur de sulfure de carbone (§ 567), produisent le même elfet.
L’expérience ne présente plus aucun danger (|uand on introduit le mélange dans une ampoule de verre mince, soufflée sur un tube de verre dont on ferme les extrémités par des tubes de caoutchouc écrasés dans des pinces métalliques à ressort.
670. 3" Deux éprouvettes de même volume et dont les bords rodés peuvent s’appliquer exactement l’un sur l’autre, sont remplies par déplacement (§ 413), l’une d’hydrogène et l’autre de chlore; après avoir été superposées l’une à l’autre, le joint étant enduit d’un corps gras, puis agitées, elles sont abandonnées à la lumière diffuse. En (|uelques heures, la réaction est terminée. On introduit tout le système dans la cuve à eau et l’on fait glisser doucement Lune des éprouvettes sur l’autre, de manière à produire entre les deux orifices une très faible ouverture. L’eau se précipite dans l’appareil, qu’elle remplit complètement, montrant ainsi que les volumes égaux de chlore et d’hydrogène mis en expérience sont entrés tout entiers en combinaison.
071. Analyse. — Le voltamètre de M. Ilofmann, à pôles de charbon, déjà décrit à propos de l’ammoniaque (§ 5SA, fig-. 258), peut servir à établir la composition de l’acide cblorbydriqne. Cet acide ne doit pas, en effet, être électrolisé avec des électrodes de platine, le métal étant attaqué par le chlore mis en liberté.
On introduit dans l’appareil un mélange de 1 volume d’acide chlorhydrique concentré et de 10 volumes d’eau salurée de chlorure de sodium, puis on fait passer le courant de 0 à 8 éléments Hunsen. L’acide chlorhydrique est décomposé ; le chlore se dégage au pôle positif et l’hydrogène au pôle négatif. On empêche les deux gaz de se mélanger, en engageant un tampon d’amiante dans la branche horizontale de l’appareil.
On observe que l’hydrogène et le chloi’e se dégagent à volumes sensiblement égaux; la branche positive du tube montrenetlement la coloration caractéristique du chlore. L’erreur que l’on constate est foihle; elle est due à la solubilité du chlore, laquelle est notable, môme dans l’eau salée.
Si l’on verse du liquide dans le tube central et dans l’entonnoir, de manière à augmenter la pression dans l’appareil et qu’on ouvre doucement le robinet du côté du pôle positif, on constate que le gaz qui s’échappe , décolore un paider de tournesol mouillé qu’on présente à l’orifice d’échappement ; le gaz qui se