BURETTES GR.VDUÉES
conlenii, le volume du liquide sorti étant donné par les positions des niveaux avant et après récoulement; elle constitue donc un vase gradué par écoulement.
41. Burette de Gay-Lussac. — Celle burette (tig-. 13 et 14) consiste en un tube cylindrique, ouvert en haut, fermé en bas, vers la partie inférieure
l’ic. 13. Fig. 14.
Burette (le Gay-Lussac graduée Burette de Gay-Lussac graduée en denii-ceiitiinètres cubes. en dixièmes de centimètre cube.
duquel on a soudé un tube étroit, recourbé et relevé parallèlement au premier; ce second tube se termine par une partie à peu près normale à la direction générale et un peu effilée. Pour éviter le bris de l’instrument, on interpose d’ordinaire, vers le haut des deux tubes, un morceau de liège que l’on serre entre leurs parois au moyen d’un fil. La burette est divisée en
POIDS ET MESURES
(lenii-cenliniètres cubes (lig. l3jou en dixièmes de cenlinièlre cube (fig. li). I.a graduation commence par la pai’tie su|»érieure, le zéro étant notablement plus bas (|ue l’orifice du petit tube, ainsi que le montre la figure 13. Si après avoir rempli l’instrument jusqu’à ce que, en lui donnant la position verticale, le plan borizontal passant par la ligne maniuée 0 soit langent au ménisque dans le grand tube, on l’incline peu à peu de manière à provoquer l’écoulement goutte à goutte par le iietit orifice, puis qu’on le relève et qu’on le place de nouveau verticalement, la division à laquelle s’arrête le niveau l'ait connaître le volume écoulé. Rien que le liquide s’abaisse également
dans les deux tubes, on ne tient compte que du niveau dans le grand; ce niveau est toujours inférieur à celui existant dans le |)Ctit tube à cause de la capillarité.
42. La burette de Gay-Lussac est d’un maniement un peu délicat. Pour la manœuvrer, on la saisit de la main gauebe par son milieu, en évitant de serrer fortement et de briser ainsi le tube d’écoulement; afin de donner aux mouvements de la main plus de sûreté, on maintient le bras replié et le coude appuyé contre la poitrine. Au repos, on la dépose dans un vase de verre, un peu large du pied, et dont le fond a été recouvert soit de coton, soit de plusieurs doubles de papier à filtrer, ou mieux encore on la maintient au moyen d’un pied en bois tourné et évidé (llg. 15) dans lequel sa partie inférieure entre à frottement (.M. .Mobr). Le remplissage ne s’opère que par tâtonnements ; il est plus facile si l’on se sert d’une pipette ou d’un simple tube effilé fonctionnant comme pipette, pour ajouter ou enlever les dernières portions de liquide. L’écoulement ne se fait |>as toujours avec une régularité satisfaisante : il est d’autant plus rapide que le bec d’écoulement qui forme sipbon est plus allongé; d’autre part, si ce bec est trop court, il faut' pour provo(|uer la sortie de la première goutte de liquide, incliner beaucoup l’appareil, ce qui peut faire répandre le contenu par l’ouverture du gros tube. Il arrive fréquemment qu’une gouttelette de liquide fermant complètement l’extrémité du bec par capillarité, s’oppose à la sortie de l’air et par suite à celle du liquide; il faut alors donner à la burette la position dans laquelle l’extrémité du tube de sortie est presque verticale et re|)ousser la gouttelette liquide dans l’ajutage en sonfllant suivant l’axe de celui-ci. La forme et la position du tube de sortie ont donc un certain intérêt; elles sont convenables dans les ligures 13 et 15; elles sont mauvaises dans la figure l i où le point zéro est placé trop liant, ce qui tend à maintenir constamment le liquide dans l’ajutage et à le faire écouler dès la
Fie,. i.>, burette (te Gay-Lus.sac avec pied eu l)ois.
(lig. 15), et de fermer son orifice large par un bouchon que traverse un tube en verre recourbé ; en soufflant par ce tube, on comprime l’air dans l’appareil et on fait sortir le liquide; on présente alors devant le bec immobile, le vase destiné à recevoir la liqueur mesurée.
Ce perfectionnement en appelait un autre. Pour éviter l’introduction de l’humidité dans l’appareil, on a adapté au tube de la burette fl.xe, par l’intermédiaire d’un tube de caoutchouc, une poire de caoutchouc disposée en soufflet et permettant de pousser le liquide vers le petit tube, par compression de l’air à la partie supérieure du grand.
On a indiqué divers arrangements de ce genre, mais nous ne croyons pas devoir nous y arrêter ici.
43. On a aussi cherché à rendre plus facile l’usage delà burette deGay-Lussac en modifiant sa forme. En recourbant un peu le gros tube vers son orifice en sens contraire du petit (fig. 16), on évite les déperditions du contenu lorsqu’on incline un peu trop fortement ou trop rapidement la burette. Toutefois les burettes recourbées ne sont pas très employées; elles se remplissent peu commodément. En allongeant beaucoup le gros tube au-dessus du résultat qu’en le recourbant.
ide, il li(juide.
bois
Fig. 17.
Burette anglaise, zéro, on arrive d’ailleurs au même