ACIDE CHLORHYDRIQUE
nombreux procédés pour reflecliier ; nous n’en citerons qu’un petit nombre.
675. Si l’acide à purifier est cliargé d’acide sulfureu.v, ce qui se reconnaît à l’action décolorante qu’il exerce sur la solution diluée de permanganate de potasse, on l’étend d’eau de manière à lui donner la densité 1,13, puis on l’additionne d’une petite quantité de bioxyde de manganèse en poudre, qui forme du chlore. On plonge ensuite dans le mélange des lames de cuivre bien décapées, en les maintenant verticalement dans toute la hauteur du liquide. Après un ou deux jours de contact dans un endroit tiède, on enlève les lames, on les décape de nouveau en les frottant avec du grès, et on les met une seconde fois en contact avec l’acide pendant vingt- quatre heures. L’arsenic, le chlore et le thallium sont fixés par le cuivre, tandis que le perchlorure de fer volatil est ramené à l'état de protochlorure non volatil. On décante la liqueur et on la chautfe dans un ballon avec de la tournure de cuivre. Cette dernière maintient réduit le chlorure ferreux, et empêche ainsi qu’il ne distille du chlorure ferri(|ue. On recueille comme précédemment, dans l’eau distillée, le gaz qui se dégage.
670. On dilue l’acide du commerce jtisqu’à ce que sa densité soit 1,13 environ, et on le sature d’bydrogcne sulfuré, ou plus simplement on l’additionne d’une petite proportion de sulfure de baryum qui forme du chlorure de baryum et de l’hydrogène sulfuré : l’acide sulfureux est détruit par ce dernier, en donnant du soufre (§ 640), le chlore est changé en acide chlorhydrique avec dépôt de soufre (§ 058), l’arsenic se précipite à l’état de sulfure d’arsenic, le perchlorure de fer est réduit à l’état de protochlorure. On laisse déposer et l’on décante, ou même on filtre sur un papier double. On chauffe dans un appareil distillatoire la liqueur claire, en recueillant dans l’eau les premières portions qui se dégagent et qui renferment de l’hydrogène sulfuré. Lorsque le gaz dégagé, dissous dans un peu d’eau, cesse de noircir les sels de cuivre, on recueille dans un autre récipient l’acide chlor- ’ hydrique pur qui distille. Il est bon de ne pas pousser trop loin la distillation, les dernières portions pouvant contenir des sels entraînés, et notamment du chlorure de fer.
Ce procédé de purification ne fournit qu’une dissolution diluée.
677. Densités des dissolutions aqueuses. — Le tableau suivant (J. Kolb) fait connaître le poids d’acide chlorhydrique HCl, contenu dans 100 parties en poids d’une dissolution de densité donnée, soitàO'L soit à 15". 11 est à remarquer que le coefficient