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PI3 + 6II0 = PIP0« + 3H

C’est cette réaction que l’on utilise d’ordinaire pour la préparation de l’acide iodhydrique, mais en l'ormant l’iodure de phosphore dans la même opération où on le décompose.

Au col d’une cornue tuhulée et bouchée à l’émeri, de 250 centimètres cubes, on soude à la lampe un tube de verre recourbé une fois (fig. 276). On introduit dans la cornue 3 grammes de phosphore rouge et 45 grammes d’eau, puis 60 grammes d’iode; enfin, on chaulïe dou-

Cornue pourla préparation de i’acidc iodhydrique.

cernent. L’iodure de phosphore, se formant au sein de l’eau, est décomposé aussitôt, et l’acide iodhydrique se dégage.

Il est important d’employer les réactifs dans des proportions exactement déterminées. Les quantités indiquées ci-dessus paraissent être les meilleures; elles diffèrent cependant de celles qui correspondent à l’action du triiodure de phosphore sur 1 eau, formulée plus haut. Cela est dù à ce que l’acide phosphoreux formé dans ce dernier cas, se détruit si l’on élève un

500 ACIDE lODHYÜRlQUE.

peu trop la température, en acide phosphorique et hydrogène pliosphoré :

Or l’hydrogène pliosphoré s’unit à l’acide iodhydrique pour produire de l’iodhydrate d’hydrogène pliosphoré com-

posé cristallisé qui se sublime dans le col de la cornue, obstrue celui-ci, et détermine des explosions. Par l’emploi d’un excès d’iode, on transforme l’acide phos|)horeux en acide phosphorique, et l’iodhydrate d’hydrogène pliosphoré cesse de se produire. La réaction est alors la suivante :

P 4- 51 + 8 IIU = 1*05,3 110 -f- 5 III .

11 est avantageux de substituer à l’eau une solution d’acide iodhydrique; celle-ci dissout l’iode et favorise ainsi la réaction pendant la première pailie de l’opération.

L’emploi du phosphore blanc est dangereux à cause de la vivacité de la combinaison de ce coiq)S avec l’iode.

On recueille le gaz iodhydrique par déplacement, c’est-à-dire en le dirigeant par un tube au fond des llacons secs où on veut l’introduire. Sa densité très considérable, se prête bien à celle pratique. Quand l’acide gazeux s’échappe par l’orifice du flacon, ce qui est rendu très manifeste par les épaisses fumées blanches formées à l’air, on enlève le tube et on ferme le flacon avec un bouchon de verre, l’acide iodhydrique attaquant énergiquement le liège.

Ce gaz ne peut être recueilli sur l’eau, dans laquelle il est très soluble; il ne peut pas davantage être recueilli sur le mercure, qui le décompose. Enfin, il ne doit pas être desséché par l’acide sulfurique; ce composé l’altère et met de l’iode en liberté.

G94. En faisant passer le gaz iodhydrique dans l’eau, on obtient aisément sa solution aqueuse qui est usitée comme réactif. La dissolution s’eflcctuanl avec dégagement de chaleur, il est nécessaire, si l’on veut obtenir unelicpieur saturée, de refroidir soigneusement au-dessous de 10", avec de l’eau glacée par exemple, le flacon dans lequel se trouve la solution. Ün arrive ainsi à préparer une liqueur de densité égale à 'i, et fumant très Ibrlement à l’air.

La dissolution de gaz iodhydrique est rapidement altérable a la lumière; les flacons qui la cojitiennent doivent être conservés dans un lieu obscur.

695. Par l’iode, l’hydrogène sulfuré et l’eau. — Cette réaction s’applique exclusivement à la production de l’acide iodhydrique dissous.

Dans un flacon renfermant 30 grammes d’eau, on introduit 10 grammes d’iode et, au moyen d’un tube de verre plongeant jusqu’au fond, on fait passer lentement un courant d’bydrogène sulfuré (§ 633 à§ 636). Le gaz se décompose au contact de l’iode en donnant du soufre qui se précipite et de l’hydrogène qui forme avec l’iode de l’acide iodhydrique, lequel se dissout dans l’eau :

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