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f- IIS Ht S

l.a réaction est d’abord peu marquée à cause de la faible solubilité de l’iode dans l’eau; mais, après qu’il s’est formé une certaine quantité d’acide iodhydrique, ce dernier dissout l’iode et l’expérience peut alors être conduite plus rapidement. On augmente donc peu à peu le courant d’hydrogène sulfuré. La solution, colorée tant que de l’iode libre subsiste, devient incolore lorsque la réaction est terminée. On laisse alors reposer, on décante le liquide clair, et on verse le soufre déposé et mélangé d’acide dans un entonnoir dont la douille a été garnie d’un tampon d’amiante (§ 346). Le liquide clair est réuni à celui qui a été décanté. On peut activer la filtration au moyen de la trompe (§355), et laver ensuite le soufre avec un peu d’eau qui donne une liqueur faiblement chargée d’acide et susceptible de servir dans une autre opération.

L’acide iodhydrique ainsi obtenu est souillé d’hydrogène sulfuré. Quand on opère sur des quantités plus fortes que celles indiquées plus haut, il peut être facilement purifié. On l’introduit dans une cornue tubiilée à laquelle on a adapté un ballon tabulé, susceptible de servir à la fois de récipient et de réfrigérant. Après avoir fixé un thermomètre à la tubulure de la cornue, on porte à l’ébullition. Les premières portions qui distillent entraînent l’hydrogène sulfuré; elles sont de plus très riches en eau. En continuant, on voit bientôt la température s’élever et se fixer à 127". On change alors le récipient et on recueille jusqu’à la

ACIDE FLUOnilYDRIOUE.

lin delà dislillation, un liquide bouillantà température constante, d’une densité égale à 1,70, renfermant 57 pour 100 d’acide et coirespondant à la foianule 111 -j- 1 1110.

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