ANHYDRIDE CARBONIQUE
d’anliydi'ide carbonique, on constate d’abord que le gaz ne s’enflamme pas au contact simultané de l’air et de la bougie allumée, et ensuite que cette dernièra s’éteint dès qu’elle pénètre dans le gaz carbonique.
Lorsqu’on renverse, au-dessus de la flamme d’une bougie, un vase à large ouverture rempli d’anliydride carbonique, ce dernier, s’écoulant dans l’air et tombant verticalement, entoure la bougie, déplace l’air qui alimentait sa combustion et l’éteint, montrant ainsi du même coup que le gaz carbonique est plus dense que l’air et qu’il n’entretient pas la combustion.
Si à une éprouvette pleine de gaz carbonique et dont l’orifice ouvert est tourné vers le haut, on superpose une seconde éprouvette semblable et de mêmes dimensions, en appliquant exactement les deux ouvertures l’une sur l’autre (fig. 243, § 518), puis qu’on retourne sans secousses tout le système, le gaz carbonique, plus dense que l’air qui occupe la seconde éprouvette, se déplace peu à peu, s’écoule dans cette seconde éprouvette à la manière d’un liquide, tandis que l’air passe dans la première qui est devenue la plus élevée. Ce transvasement est ensuite rendu évident par les deux expériences suivantes : IMe gaz de la première éprouvette entretient la combustion d’une bougie qu’on y plonge; 2“ celui qui occupe la seconde éprouvette, étant versé sur une bougie allumée, l’éteint.
760. On peut encore disposer dans un vase cylindrique de 2 ou 3 litres, des bougies allumées dont les flammes atteignent des niveaux différents. Ces bougies sont, par exemple, fixées verticalement, à des hauteurs variées, sur une tige métallique dont une extrémité est maintenue au bord inférieur du cylindre, l’autre touchant la partie diamétralement opposée du bord supérieur. Quand, au moyen d’un tube de verre pénétrant jusqu’au fond, on dirige dans le vase un courant régulier de gaz carbonique, le niveau de ce dernier s’élève régulièrement à cause de sa grande densité et les bougies s’éteignent successivement, en commençant par la plus basse et en terminant par la plus élevée.
Enfin, si l’on souffle avec de l’air des bulles de savon (§ 519) qu’on laisse tomber dans un seau en verre, large, à moitié rempli d’anhydride carbonique, le mouvement de chute des bulles s’arrête lorsque celles-ci pénètrent dans le gaz dense, et les petites sphères flottent pendant quelque temps au voisinage de la surface de séparation du gaz carbonique et de l’air, puis disparaissent. Pour éviter toute agitation à l’intérieur du vase, il est bon de recouvrir celui-ci avec une feuille de verre que l’on ne soulève pas, mais que l’on