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llYÜlUTE UE UOTASSE

geaiUe, au moyen d’uii siphon, et on la remplace par une seconde quantité d’alcool moitié moindre que la première, avec laquelle on répète le même traitement.

Quand on opère sur des quantités considérables, la liqueur provenant de ce second lavage est employée pour purifier une nouvelle dose de potasse, sinon, elle est réunie tà la première.

Le carbonate de potasse ayant entraîné, pour se dissoudre, à peu près toute l’eau du mélange, la potasse est en solution dans de l’alcool presque absolu. On introduit les liqueurs alcooliques dans un ballon de verre, mis en communication avec un réfrigérant de fdebig au moyen d’un tube recourbé (fig. 1-i^, îi '226), et on distille au bain-marie, en recueillant l’alcool très concentré qui passe. Enfin le résidu est versé dans une bassine d’argent, évaporé, puis cbaulfé jusqu’au rouge sombre, et enfin coulé sur une plaque d’argent.

On conserve la potasse à l’alcool comme la potasse à la chaux.

Cette purification donne un produit ijui ne renferme que fort peu de chlorures, de phosphates et de sulfates, ü’autre part, la potasse à l’alcool est, au point de vue des substances organiques, beaucoup moins pure que la potasse à la chaux. Quand on la concentre, la masse brunit à un moment donné, l’alcool non encore volatilisé se détruisant au contact de l’hydrate alcalin; il se forme ainsi des sels organiques et du carbonate de potasse. On atténue cet inconvénient eu ajoutant de l’eau au mélange distillé et en concentrant à l’ébullition : l’alcool se trouve chassé avec la vapeur d’eau avant que la température ne soit assez élevée pour effectuer les réactions précitées.

782. Potasse pure. — Pour obtenir la potasse pure, on se sert du sulfate de potasse et de l’hydrate de baryte, composés qui cristallisent facilement et qu’il est aisé de se procurer dans un grand état de pureté.

On dissout dans l’eau bouillante, d’une part, 90 grammes de sulfate de potasse, et d’autre part, 160 grammes d’hydrate de baryte cristallisé. On verse peu à peu la seconde solution dans la première maintenue en ébullition, après avoir mis de côté quelques centimètres cubes de chacune des deux liqueurs. 11 se forme du sulfate de baryte insoluble et de l’hydrate de potasse :

S03,K0 -f BaO,HO= S03,Ba0 -f KO, HO.

On continue ainsi tant que la liqueur bary tique produit un précipité dans le mélange éclairci par le repos. Si l’on a dépassé cette limite, on verse dans le mélange bouillant une portion de la solution de sulfate de potasse mise à part. En tâtonnant et en ajoutant avec précaution des quantités de plus en plus faibles, soit de sel potassique, soit d’hydrate de baryte, on arrive à obtenir que la liqueur ne précipite sensiblement par aucun des deux réactifs. On laisse alors reposer dans un vase couvert. Quand il s’est fonné à l’ébullition, le sulfate de baryte se sépare en peu de temps. On siphonne la li(iueur limpide et on l’évapore rapidement dans une capsule d’argent.

783. Essai de la potasse pure. — La potasse employée en analyse doit satisfaire aux essais suivants ; Solide, ou après évaporation et fusion dans

POTASSIUM

un vase d’argent si elle est en dissolution, elle se dissout dans l’eau sans résidu (se/s de chaux). Sa solution ne se trouble pas et ne brunit pas par le sulfbydrale d’ammoniaque {sels métalliques); elle ne fait pas effervescence avec l’acide azotique {carbonate). La même solution, diluée. et sursaturée par l’acide azoticjue pur, ne précipite ni par l’azotate d’argent {chlore), ni par l’azotate de baryte {acide sulfurique), ni par le molybdate d’ammonia(!ue à chaud {acide phosphorique), ni par l’ammoniaque en excès, même après un contact prolongé et à chaud (alumine).

B. — Chlorure «le potu»«Miiiiu.

Équiv. : KCl = 74,5 = P. mol.

78-i. Cristaux cubiques, dépourvus d’eau de cristallisation, inaltérables à l’air. — Densité : 1,98G. — Fusible au rouge sombre. — Volatil au rouge vif. — Soluble dans 2,89 parties d’eauà 11°,8; dans 2,85 parties à 15°,(i; dans 0,09 parties à lü9“,0, température d’ébullition de la solution saturée. — Neutre au tournesol.

785. Préparation par la carnallite. — La curnallite, accompagnée de divers sels, notamment de chlorure de sodium et de sulfate de magnésie à 1 équivalent d’eau (SO^,MgO -f" 110) ou kiésériie, est le principal minerai exploité à Stassfurt (Allemagne) pour la production du chlorure de potassium. C’est un chlorure double de magnésium et de potassium, KCl + 2MgCl + 12110.

On pulvérise la carnallite impure (250 grammes) et on la fait bouillir avec de l’eau (1 litre) pendant 2 heures, en remplaçant de temps en temps le liquide évaporé. On laisse déposer le sulfate de magnésie à 1 équivalent d’eau qui, ne se dissolvant que très lentement par transformation en sulfate de magnésie ordinaire, est resté inattaqué et se;sépare. On libre la liqueur et on l’évapore jusqu’à la densité 1,31. On la libre de nouveau, puis on la laisse refroidir. Elle abandonne des cristaux de chlorure de potassium, souillés de chlorure de sodium et de chlorure de magnésium. On égoutte ces cristaux, on les essore, on les lave très rapidement à la trompe avec de l’eau froide et on les sèche.

780. Purification. — Le chlorure de potassium du commerce ainsi que celui que l’on obtient en diverses circonstances dans les laboratoires, lors de la calcination du cblorale de potasse (§ 403), par exemple, doivent être purifiés par des cristallisations répétées.

On dissout le sel dans l’eau chaude, on filtre la liqueur si cela est nécessaire, puis on l’évapore dans une capsule de porcelaine jusqu’à ce que, bouillante, elle marque 1,"2G audensimètre ou, ce qui est à peu près équivalent, jusqu’à ce que la température d’ébullition de la solution soit voisine de 107®. Le sel cristallise par le relroidissement.

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