CAlUiONATE DE POTASSE
808. Par le tartrate acide de potasse. — Ou introduit du tartrate acide de potasse ou crème de tartre dans un creuset couvert, (|ue l’on chauffe ensuite au fourneau cà réverbère. Le sel à acide organique se détruit en donnant des produits volatils qui s’échappent, ainsi qu’un mélange de charbon et de carbonate de potasse qui reste dans le creuset. Tout dégagement de vapeur ayant cessé et la masse tout entière ayant été portée au rouge pendant quelques minutes, ou laisse refroidir. On reprend par l’eau le contenu du creuset : le carbonate de potasse se dissout. On filtre. Le charbon reste sur le lillre, et on obtient une liqueur qui est incolore si la décomposition de la matière organique a été complète. On lave le charbon à l’eau, puis les liqueurs de lavage ayant été réunies à la solution saline, on évapore le tout jusqu’à siccité dans une capsule de porcelaine, en ayant soin de ne pas chauffer vers la fin au delà de 150'*, afin d’éviter l’attaque trop prononcée des silicates de la capsule. Le produit, refroidi à l’abri de l’air, est du carbonate de potasse sec; on le conserve dans des flacons bien bouchés. 11 est préférable de terminer l’évaporation dans une capsule d’argent.
809. Pour avoir du carbonate de potasse cristallisé, on évapore la solution jusqu’à ce qu’il se forme une pellicule à la surface, puis on couvre la capsule et on l’abandonne au refroidissement. Les cristaux qui se déposent sont plus beaux quand la liqueur contient une petite quantité d’alcali libre. Ouïes égoutte, on les sèche en les maintenant pendant quebjue temps dans l’atmosphère d’une cloche desséchée par l’acide sulfurique. Ces cristaux, C-0^,2K0-|-3110, perdent 1 équivalent d’eau à 100“, en s’effleurissant. Les eaux-mères retiennent une grande partie des impuretés de la crème de tartre.
La crème de tartre est, en effet, un sel qu’il est difficile d’obtenir pur, à cause de sa très faible solubilité, même à chaud ; aussi remplace-t-on fréquemment, dans la préparation du carbonate de potasse, la crème de tartre par d’autres sels de potassium à acide organique, l’oxalate principalement (§ 812).
810. Par le tartrate acide de dotasse et l’azotate de potasse. — Au lieu de décomposer par la chaleur l’acide tartrique de la crème de tartre, on peut brûler cet acide organique au moyen d’un sel de potasse dont l’acide, en se décomposant, fournit à la combustion une quantité d’oxygène suffisante, au moyen de l’azotate de potasse par exemple; on obtient ainsi, à l’état de carbonate, le potassium des deux sels.
On mélange intimement 2 parties de crème de tartre finement pulvérisée, avec 1 partie de salpêtre en poudre, et on projette ce mélange, par petites portions, dans une marmite de fonte, bien décapée et chauffée au rouge sombre. Une déflagration se produit. L’azote se dégage, soit à l’état d’azote libre, soit à l’état de composé oxygéné. On n’ajoute une nouvelle quantité de sels réagissants qu’après que l’action vive, produite par la précédente.
POTASSIUM
est calmée. On chauiïe ensuite plus fortement, afin d’achever la réaction. Celle-ci est terminée lorsqu’une prise d’essai donne avec l’eau une solution incolore après filtration. On laisse refroidir, puis on reprend par l’eau, et on termine l’opération comme il a été dit plus haut (§ 808 et § 809).
811. Le mélange calciné, tel qu’on l’obtient dans la préparation précédente, est noir. 11 est employé parfois dans les laboratoires comme fondant et réducteur, et désigné sous le nom de flux noir. Ses propriétés réductrices doivent être attribuées au charbon divisé qu’il contient. La présence de ce charbon est due à ce que la proportion d’azotate de potasse employée est faible.
En opérant de même avec une plus forte quantité d’azotate de potasse, on arrive à brûler tout le charbon, mais le mélange retient alors un excès d’azotate (jui ne permet pas de l’employer pour la préparation du carbonate. La niasse incolore, obtenue par déflagration de 1 partie de crème de tartre avec 2 parties d’azotate de potasse, est le flux blanc, qu’on emploie comme fondant, mais qui n’exerce pas d’action réductrice. On remplace souvent le flux blanc par un mélange de 13 parties de carbonate de potasse avec 10 parties de carbonate de soude, lequel possède une fusibilité plus grande que celle des deux carbonates isolés. Le même fondant peut être encore obtenu par déflagration de 20 parties de crème de tartre avec 9 parties d’azotate de soude.
812. Par l’oxalate de potasse. — Comme on l’a vu (§ 809), la facilité avec laquelle ce sel est purifié, le fait préférer souvent au tartrate acide de potasse pour la préparation du carbonate. Sous l’influence de la chaleur, il se détruit, comme tous les sels organiques, en laissant un résidu de carbonate. Ce résidu est repris par l’eau et traité comme il a été dit (§ 808 et § 809).
813. Par le bicarbonate de potasse. — La solubilité relativement faible du bicarbonate de potasse permet d’obtenir ce sel en cristaux assez purs. Il suffit de le chauffer un peu au-dessus de 100°, dans une capsule de porcelaine ou d’argent, pour qu’il perde la moitié de l’acide carbonique qu’il renferme et se change en carbonate de potasse ordinaire.
814. Essai. — Le carbonate de potasse pur, destiné à l’analyse, donne après dissolution dans l’eau et sursaturation par l’acide azotique pur et dilué, une liqueur présentant les mêmes caractères que ceux indiqués pour le carbonate de soude pur (§ 842).
K. — Niilfocnrbonatc flo polaNHC.
Équiv. : CKS^ ou CS-,KS = 93.
P. mol. = C^lv^S« ou C2S*,2KS= 18G =
815. Préparation par le monosulfüre de potassium et le sulfure de