PULVÉRISATION CHIMIQUE
68. Dans certaines réactions, les composés produits se séparent à l’état pulvérulent; l’emploi de ces réactions constitue souvent
DIVISION
le meilleur moyen dont on dispose pour obtenir ces composés pulvérisés,
La précipitation (voy. chap. xii) constitue le mode le plus ordinaire de jHdvérisation chimique. Elle consiste généralement à faire agir l’im sur l’autre deux corps tenus en dissolution dans un véhicule, ce dernier ayant été choisi parmi les liquides dissolvant peu, ou mieux ne dissolvant pas du tout, le produit qu’il s’agit d’obtenir pulvérisé.
Un peut produire, par exemple, du protocldorure de mercure pulvérulent, en mélangeant une solution d’azotate de protoxyde de mercure avec une autre de chlorure de sodium ; il se forme, par double décomposition, de l’azotate de soude soluble qui reste dans la liqueur, et du protochlorure de mercure insoluble qui se précipite. 11 suffit ensuite de séparer le préciinté du liquide, de le laver complètement à l’eau pure pour enlever les sels solubles et de le faire sécher. Dans beaucoup de circonstances, la division de la matière ainsi pulvérisée chimiquement, est poussée fort loin.
Des actions autres que la précipitation par double décomposition peuvent conduire au même but. Telles sont les combinaisons et les décompositions. C’est ainsi qu’en combinant directement la chaux vive avec l’eau, on obtient de l’hydrate de chaux en poudre extrêmement ténue. C’est ainsi encore que les métaux régénérés à basse température, de leurs oxydes ou de leurs sels, sont très finement divisés.
G9. Sous le même nom de précipil.ation, on désigne souveni une autre opération, fort diiïérente en principe de la précédente, mais (jui peut cependant être employée comme celle-ci, pour la pulvérisation de certains composés. Etant donné un corps soluble dans un véhicule tel que l’eau, mais insoluble dans ce même véhicule mélangé d’un second, tel que l’alcool, si à sa solution aqueuse agitée, on , ajoute peu à peu de l’alcool, le corps se sépare du mélange liquide dans lequel il devient de plus en plus insoluble et se dépose en poudre ténue.
C’est à un phénomène physique plus net encore, à un changement d’état, que SC rapporte un mode de pulvérisation précieux dans certains cas. Étant donné le corps à pulvériser réduit en vapeur, si on le met en contact, soit avec un gaz froid et inerte, soit même avec une autre vapeur beaucoup plus froide, de telle man-ière que la température du mélange se trouve abaissée brusquement au-dessous du point de fusion du corps, ce dernier se solidifie immédiatement sous la forme d’une poussière line. Le soufre et le calomel sont pulvérisés fréquemment par ce procédé.