SULFATE DE SOUDE
l. — PRÉPAl'.ATION
858. Par le chlorure de sodium et l’acide sulfurique. — Le siiltate de soude se forme ainsi en même temps que l’acide chlorhydrique (voy. Acide chlorhydrique, § OUU).
Préparé dans les laboratoires, il est toujours mélangé d’un grand excès d’acide sulfurique. On peut cependant le purifier, comme exercice. On dissout dans l’eau le résidu plus ou moins solide delà réaction, et on ajoute de la craie en poudre qui transforme le sulfate acide en sulfate neutre, en dégageant du gaz carbonique et en produisant du sulfate de chaux insoluble. On porte à l’ébullition, on libre, on lave à l’eau chaude le résidu insoluble, on réunit les liqueurs liltrées et enlin on les évapore à l’ébullition, jusqu’à ce qu’un set insoluble (sulfate anhydre) commence à se séparer. On laisse alors refroidir. Le sulfate de soude anhydre se redissout, puis le sel à 10 équivalents d’eau cristallise. On l’isole en décantant l’eau-mère et en l’égouttant; enfin on le sèche rapidement à l’air en évitant l’efflorescence.
859. Purification. — Le sulfate de soude cristallisé est purifié par cristallisation. On le chauffe doucement dans une capsule de porcelaine, après l’avoir additionné du quart de son poids d’eau : on obtient rapidement une liqueur que l’on filtre s’il est nécessaire, et avec laquelle on fait une cristallisation troublée ; la bouillie cristalline obtenue est ensuite essorée et lavée à la trompe (§ 385). On soumet le produit solide à la même opération, autant de fois qu’il est nécessaire pour que les eaux-mères soient neutres et, après acidulation par l’acide azotique, ne se troublent pas par fazotate d’argent. On termine par une dernière cristallisation opérée lentement, dans une liqueur de densité!,26 à l’ébullition (SO^Baumé). On obtient ainsi des cristaux très nets qui sont égouttés et séchés rapidement à l’air.