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Sursaturation des dissolutions de sulfate de soude

(I) Voy. aussi, pour les expériences relatives à la sursaturation Ilijimulfilede sotide^

SODIUM

— Dans un })allon de 250 centimètres cubes, on introduit 100 granniies de sulfate de soude cristallisé et 20 grammes d’eau, puis on chauffe doucement. Vers 3d“, le sel fond dans son eau de cristallisation et dans l’eau ajoutée; il foianeune solution très concentrée dont on élève la température jus({u’au voisinage de 70". La vapeur d’eau (pii se dégage mouille alors les parois supérieures du ballon. On ferme celui-ci au moyen d’un bouchon de liège préalablement imbibé d’eau et on laisse refroidir. La liqueur peut atteindre ainsi la temjiérature ordinaire, sans que des cj'istaux de sulfate de soude se déposent; cependant la quantité de sel qu’elle contient est plus considérable que celle qui correspond à la solubilité normale à la température de l’expérience. Une semblable solution est dite sursaturée. Vient-on à ouvrir le ballon refroidi et à y laisser tomber une parcelle de sulfate de soude cristallisé, la cristallisation commence immédiateraenl et envahit rapidement toute la masse liquide.

En chauffant de nouveau le ballon, on redissout les cristaux et, en prenant chaque fois les précautions qui viennent d’être indiquées, on peut, avec la même liqueur, recommencer un grand nombre de fois l’expérience en la variant.

Les poussières atmosphériques contiennent du sulfate de soude cristallisé; en pénétrant dans le ballon, elles produisent le même effet que le sel solide. Une baguette de verre qui a été exposée à l’air, est imprégnée de ces poussières; aussi provoque-t-elle également la cristallisation, mais elle cesse de la produire quand on la mouille ou quand on la chauffe au-dessus du point de fusion du sulfate de soude cristallisé. La boule d’un thermomètre, surtout après qu’on l’a touchée avec un cristal de sulfate de soude, ])rodiiit le même phénomène et de plus l’instrument montre l’élévation de température qui accompagne la cristallisation ; celte élévation est d’ailleurs assez considéralde pour être perçue à la main.

On donne parfois à la dernière expérience une forme plus élégante, mais en même temps un peu dangereuse. On verse quelques centimètres cubes d’éther sur la solution sursaturée, au moment même de l’ouverture du ballon froid cl de l’introduction du cristal destiné à amorcer la cristallisation. On ferme immédiatement après, avec un bouchon que traverse un tube droit et cffdé. L’élévation de température due à la cristallisation provoque l’ébullition de l’éther et, lorsque l’air a été expulsé du ballon, la

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