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l'HOSPHATE DISODIQLE

peut remplacer l’alcali libre, mais il se dégage alors du gaz carbonique.

On opère dans une capsule de porcelaine ou dans un ballon de H litres. On prend HO grammes de phosphate dicalcique cristallin, que l’on délaye dans 500 grammes d’eau bouillante. Maintenant le mélange sur le t’eu, on y verse, par petites portions et ■en agitant, une dissolution de 55 grammes de carbonate de soude cristallisé H 1 grammes de carbonate de soude sec) dans 500 grammes d’eau. Le gaz carbonique se dégage en produisant une vive etlervescence ; on doit attendre, pour ajouter à nouveau du carbonate, que cette eUervescencc soit calmée et même «pie la liqueur ne soit plus saturée de gaz. On continue ainsi jusqu’à ce que, le dégagement gazeux cessant de se produire après une addition de carbonate alcalin, la liqueur bleuisse nettement le tournesol. La réaction est alors terminée. On liltre. Le phosphate tribasique de chaux engendré dans ces circonstances n’est pas gélatineux; il se sépare avec làcilité. On le lave à l’eau. Il peut être ensuite transformé en phosphate dicalcique (§ 007). Quant aux liqueurs fdtrées, on les réunit, on les évapore et on les fait cristalliser comme il a été dit (§ 8G5).

Pour détruire le carbonate de soude ajouté en excès, il suftit de cliaulYer la liqueur avec une petite quantité de phosphate dicalcique.

Le sel obtenu en suivant ce procédé est plus pur que celui donné par le phosphate monocalcique, ce dernier ne pouvant être purifié facilement et retenant de l’acide sulfurique en excès, tandis que le phosphate dicalcique est cristallin, peu soluble, et facile à laver.

861. PuniFiCATiON. — Le phosphate de soude ordinaire, fabriqué avec Je phospiiate monocalcique, est le plus souvent souillé d’une proportion énorme de sulfate de soude. Pour le purifier, on le dissout à l’ébullition dans deux fois son poids d’eau bouillante, et on fait subir à la liqueur une cristallisation troublée (§ 306). On obtient une bouillie cristalline que l’on essore à la trompe et que l’on clairce rapidement à l’eau froide (§ 385). Le produit est soumis au même traitement, aussi longtemps que les eaux-mères fournissent avec l’azotate d’argent et avec l’azotate de baryte des précipités incomplètement solubles dans l’acide azoti(iue dilué. On termine en faisant cristalliser Je produii par refroidissement lent, après avoir concentré la liqueur comme il a été dit plus haut (§ 86“2).

JUNCFLEiscii. — Manip. de chimie.

SÜDU iM.

865. Essai. — Le phosphate de soude pur, en solution dans l’eau distillée, ne se trouble pas ([uand on le chauffe avec rainnioniaque {chaux) ; les {irécipités ({u’il forme avec les azotates d’argent et de baryte sont complètement solubles dans l’acide azotique étendu (acide chlorhydrique et acide aulfuriqne). Il no donne aucun dégagement gazeux (luand on le traite par un excès d’acide sulfurique {carbonate).

li’azotute d’argent donne, avec le phosphate disodique, un précipité jaune de phosphate triargenlique ; en même temps, de l’acide azotique devient lihn^ et communique à la liqueur la ()i’opriété de rougir le tournesol :

PO^i2NaO,lIO -f 3(AzO%AgO)=: PO%3AgO -f Ü(AzO^AaU) + A/.O^IIO.

N, — l*yro|>lio»ii>ha(c (li.sodiqiic.

Éqaiv. : PXa-0' ou PO^i^NaO= 133 = P. mol.

F. alom. : P-Na‘^0’ = 266.

8()(i. Sijnonyme: l’yropliospliate de soude.

Sei. anhydre. — Amorphe, incolore, fusible au rouge et donnant par refroidissement une masse vitreuse.

Sel a 10 ÉQUIVALENTS d’eau : PNa-0’ + 10 HO. — Prismes rliomboidanx obliques. non efflorescents. — Solubilité : 5, Al parties dans 100 parties d’eau à 0“; 10, Oi’ parties à 20°; 93,11 parties à 100“.

867. Préparation par le phosphate disodique. — On dessèche le phosphate disodique en le chauffant au-dessus de 100", dans une capsule de por- celaine, jusqu’à ce qu’il cesse de perdre de son poids, la totalité de S(‘s 24 équivalents d’eau de cristallisation ayant été éliminée (§ 861). On l’inlroduil alors dans un vase de platine, on le porte au rouge et on le fond, il perd ainsi son eau de constitution :

PO%2NaO,llO = PO",2NaO -f MO.

Le sel fondu est coulé sur une lame métallique. .Après refroidissement, on le pulvérise, on le traite à l’ébullition par 12 fois son poids d’eau bouillante ; on concentre la liqueur filtrée jusqu’à ce (jue, à l’ébullition, elle marque 1,20 au densimètre (24-‘' Baumé), puis on la laisse cristalliser par refroidissement lent. On décante l’eau-mère et on la concentre par évaporation; elle fournit une nouvelle quantité de cristaux. On sèche le sel a I air.

La solution de pyrophosphate de soude précipite en blanc l'azotate d’argent, et le mélange reste neutre :

rO",2NaO -E 2 AzO',AgO = PO\2 AgO -j- 2 AzO>,NaO.

Cette réaction distingue nettement le pyrophos[)hate du phosphate (§ 865).

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