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SULFATE DE SOUDE

vapeur d’éther peut être enflammée à i’exlrémité du tube effilé (voy. Ether ordinaire).

M. — l*liON|thatc «liNOiliqiio,

Équiü. : l'Aa^lIO^ ou PO%lIO,2NaO = 14“2 = DNa-^llO^ =P. mol.

8(‘)l. Sel ANHYDRE. — Masse blanche, à saveur légèrement salée. — Fusible au rouge en perdant 0,2G pour 100 d’eau (1 é(inivalent d’eau de constitution) et se transformant en pyropbospliate de soude.

*Sel a 24 ÉQnvALENTs d’eau : PNaMIO’ -|- 24110 = 358. — C’est le sel ordinaire. — Prismes rhombdulau.c obliques se déposant à basse température. — iJensilé : 1,55. — Point (le fusion: 34°, 0. — Ef/lorescent à l'air en laissant le sel à It équivalents d’eau. — Soluble dans l’eau avec abaissement de température : 0,30 parties dans 100 parties d’ean à 0“; 11,02 à 15°; 207,0 à 105°. Température d’ébullition de la solution saturée : 100“,5.

Sel a 14 équivalents d’eau : P.NaMlO* -|- 14110 = 208. — Prismes rbomboulaux obliques, se déposant vers 33® dans les solutions aqueuses.

862. Par la cendre d’os. — Les os des animaux portés au rouge dans un xmurant d'air, perdent toute leur matière organique qui se trouve brûlée, el se cliangent en cendres d’os, c’est-à-dire en une masse l)lanclie, composée surtout de phosphate trihasique de chaux et de chaux (§ 739).

On prend 100 grammes de cendre d’os, on les pulvérise, on les délaye avec deux fois leur poids d’eau dans une capsule de porcelaine, et on forme une bouillie homogène ; on verse peu à peu sur celle-ci, en agitant continuellement, 85 grammes (46 centimètres cubes) d’acide sulfurique conceniré. La masse s’échauiïe beaucoup, de l’anhydride carbonique se dégage, entraînant une petite quantité de gaz étrangers et beaucoup de vapeur d’eau, et le contenu de la capsule finit par se solidifier. L’acide sulfurique a engendré du sulfate de chaux avec la chaux des os, tandis que le phosphate trihasique de chaux est devenu phosphate monohasi((ue PO'^,2 IIO,CaO :

PO°,3GaO 4- 2 SO'’,lIO = 2 SO^CaO 4- PO°,CaO,2 110.

On mélange exactement avec de l’eau le produit solidifié, de manière à le transformer en une bouillie épaisse, que l’on abandonne à elle-même pendant quelque temps après l’avoir tiédie. Enfin on traite la masse par 600 grammes d’eau bouillante, en agitant avec soin, et on jette le tout sur un carré de toile (§ 334), disposé au-dessus d’une terrine. La dissolution de phosphate acide de chaux traverse le filtre, tandis que le sulfate de chaux reste sur la toile. Quand le résidu est égoutté, on le délaye de nouveau dans l’eau bouillante et on continue à le laver jusqu’à ce que les eaux de lavages ne soient plus sensiblement acides.

SODIUM

On évapore les liqueurs dans une capsule de jiorcelaine; quand elles ont acquis la consistance sirupeuse, on les laisse refroidir. Il se sépare encore du sulfate de chaux (|u’on élimine par décantation et qu’on lave.

D’autre part, on dissout 125 grammes de carbonate de soude cristallisé dans 500 grammes d’eau et on verse peu à ])eu, en agitant, la solution dans celle de phosphate acide de chaux, en arrêtant lorsque le mélange rendu bien homogène par l’agitation, bleuit franchement le papier de tournesol. 11 se forme du phosphate tricalcique, du phosphate disodique et il se dégage du gaz carbonique, deux tiers seulement de l’acide phosphorifiue du phosphate de chaux traité, entrant dans le phosphate de soude formé :

3 (DO^CaO,2 110) + i CO^^’aO = 4 CO’ + 2(DO=,2 Na0,110) + P05,3Ca0 + 4110.

On filtre, on lave à l’eau bouillante le résidu égoutté, on filtre de nouveau. li’état gélatineux du phosphate tricalcique précipité, rend son lavage assez pénible, même avec l’eau chaude. Lesli(|ueurs évaporées Jusqu’à ce que, bouillantes, elles marquent 1,21 au densimètre (25®l{aumé), puis abandonnées au refroidissement, fournissent une cristallisation abondante de phosphate disodique. En poussant l’évaporation jusqu’à 1,16 (20“ liaumé) seulement, les cristaux sont en moindre proportion, mais jdus nets.

Des eaux-mères évaporées fournissent une nouvelle quantité de sel. Il est utile d’e.ssayer préalablement si elles possèdent une réaction alcaline mar((uée, et de la leur donner au besoin par une addition ménagée de carbonate de soude.

Le sel brut est toujours assez fortement souillé de sulfate; il contient de plus du carbonate si ce réactif a été ajouté sans précaution.

863. Par le phosphate dicalcique et le carbonate de soude. — Celle mélhode (MM. Jiinglleisch el Lasne) esl fondée sur l’aclion que l’eau exerce sur le pliosjjhale dicalcique PO’’,2CaO,llO -j-4110 (§907). On sail que ce sel, insoluble dans l’eau, se délruil au conlact de celle-ci, mais loujours en Irès faible proporlion ; il Ibrme de l’acide phosphorique, qui passe dans la liqueur, el du phospliale Iricalcique insoluble (M. Reichardl) :

3(POb2 Ca0,110) = P0'’,3 110 -f 2(POb3Caü).

La réaction esl limilée; elle s’arrête lorsque la liqueur contient une quantité d’acide libre, faible dans lotis les cas, constante pour une même tempéralure, mais croissante avi'c cette dernière. Si l’on ajoute dans le mélange un alcali qui neutralise l’acide libre^ la décomposition |iar l’eau se produit de nouveau, de telle sorte que, parties additions convenables d’alcali, la destruction du phosphate bicalcique peut être rendue totale. Un carbonate alcalin

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