CllI.OKURE DE CALCIUM
!)1'2. Le chlorure de calcium desséché esl très fréquemment utilisé dans les laboratoires pour absorber la vapeur d’eau. 11 est on effet extrêmement avide d’eau et présente une porosité très marquée, qui lui donne une grande surface d’action et le rend parliculièrement propre à cet usage.
On l’obtient de la meme manière que le sel cristallisé, mais en poussant l’évaporation plus loin. On cliaulfe la liqueur dans une marmite de fer et on poursuit l’action de la cbaleur jusqu’au-delà de 300". A 1(S0% température d’ébullilion de la solution saturée, le sel commence à se déposer et à épaissir la masse. On continue à chauffei’ et on agite jusqu’à solidilication de la matière ; on surchautfe alors un peu cette dernière, alin de lui enlever toute trace d’bumidité, mais on s’ari'ôte aussitôt qu’un commencement de fusion se rnandeste, afin de laisser au sel sa légèreté. On ferme la marmite au moyen d’un couvercle métallique et on laisse refroidir. Le chlorure de calcium sec et froid est rapidement détaché et concassé, puis enfermé immédiatement dans des vases soigneusement bouchés.
Le chlorure de calcium desséché contient tou jours de l’oxychlorure de calcium qui lui donne une réaction alcaline; ce composé vient de la décomposition partielle du chlorure de calcium par la vapeur d’eau à haute température, avec formation d’acide chlorhydrique et de chaux.
91o. Le chlorure de calcium fondu est usité surtout pour priver d’eau les liquides rares, avec lesquels la forme spongieuse du sel desséché entraînerait de trop fortes pertes.
On le prépare en continuant à chautfer le chlorure de calcium desséché (§ 013). Vers dOU", le sel entre en fusion. Lorsqu’il esl bien fluide, on le coule sur une tôle de fer où il se solidilie sous forme de plaque plus ou moins épaisse. On le concasse le plus rapidement possible et on l’enferme.
014. Par l’action du chlore sur la chaux vive. — Le chlore attaque la chaux portée au rouge, forme du chlorure de calcium et dégage de l’oxygène :
Ca0 4-Cl = GaCI + 0.
.MAGNESIUM.
On dispose sur im roiirneîui (lii;'. 'iHl) un aj^pareil à chlore BS, dont le tube à dégayemerU MX est rorrné de 52 pièces et recourbé de manière à le taire connnunicjuer avec un tube en grès rélVactaire XI*. Ce dernier conlient des rragrnenis de chaux vive concassée ; il est })lacé dans un rourneau à tubes et porte en P un bouchon que travei’se un tube recou l'bé deux lois, aboutissant à une cuve à eau. On cbaulTe le tube en grès au rouge, puis on fait Ibriclionner doucement l’appareil à chlore. Le gaz arrive au contact de la chaux roiigie et l’oxygène, expulsant l’air de raj)pan reil, vient se dégager en L où on le recueille. Quand cet oxygène devient Iroj) foi'tement mélangé de chlore, on arrête l’opération en supprimant l’appareil à chloi’e et on laisse refroidir. La chaux
f-, . Af.i-
Fig. 287. — Action du clilore sur la chaux.
contenue dans le tube est recouverte d’une couche de chlorure de calcium fondu, qu’on peut isoler au moyen de l'eau.
Cette réaction, intéressante au point de vue théorique, n’est pas, à proprement parler, une préparai ion du chlorure de calcium.
.M At'.NÉSI r.M.
l'Jquiv. : Mg — 12. P. aiom. : -Mg = 21.
.\. .HHfïHÔîiie.
Équiv. : MgO = 20. F. atom. : AlgO iO.
015. Magnésie .VMiVDUE. — Siinouqines : Ok\ûc de magnésimu, magnésie calcinée.
!) 1 5. — MAGNÉSIE. 617
périclasc — Incolore, amorphe d’ordinaire, parfois Cristallisée en octaèdres réguliers — Densité: 3,75. — Fusible aux températures les plus élevées.
M.xgxksie iiyi)U.\tée : .MgO,HO. — Synonijme : Hrucite. — Matière blanche, alcaline au tournesol, amorfdie d’ordinaire, parfois cristallisée en rhomboèdres. — Densité : :2,i0. — Solubilité très faible dans l’eau.
916. Par laco.mbüstion de magnésium. — Si l’on inlroduii dans une llanumi l’exli'émilé d’un ruban de magnésium, ce métal |)rend feu et continue ensuite à brûler à l’air, en produisant de la magnésie. Celle-ci étant portée à une température très élevée parla cbaleur due à l’oxydation elle-même, devient extrêmement lumineuse et donne à la combustion uii éclat particulier. Ea magnésie entraînée dans l’atmosplière ne tarde pas à se déposer en tlocons.
917. Parla cALCiiNATiox de l’iiydrocarronate de magnésie. — On l’emplit un creuset de terre d’iiydroctirbontilede magnésie pulvérisé, on le couvre et on le place, sur un fromage, au milieu d’un fourneau à réverbère dans lequel on le porle au rouge sombre. L’bydrocarbonate perd à la fois de l’eau et du gaz carboni(|tie et se i’bange en magnésie anbydre. Cette dernière est d’autant plus légère, que la décomposition a été opérée à une température moins élevée. Au rouge blanc, on obtient un produit fortement contracté, qui s’bydrate difficilement et n’est que lentement soluble dans les acides.
La décomposition est complète quand un échantillon, prélevé sur la masse et imbibé de quelques gouttes d’eau, se dissout sans eflervescence dans l’acide chlorhydrique.
La grande légèreté de l’iiydrocarbonate de magnésie fait qu’on n’obtient qu’un poids faible de magnésie, en opérant dans des creusets d’un grand volume. Aussi remplace-t-on souvent les creusets par des vases en terre, dits camions^ que l’on remplit et que l’on superpose l’un à l’autre en les maintenant par un fil de fer, chacun d’eux étant fermé par celui qu’il supporte. Des pots à Heurs en terre, disposés de la même manière, conviennent également (voy. Oxyde de cuivre); on doit seulement obturer par un tesson le petit orifice de celui qui est placé en dessous.
Mise au contact de l’eau, la magnésie s’hydrate plus ou moins rapidement; la cbaleur active la réaction. A l’air, elle absorbe simultanément l’acide carbonique et l’humidité.
il AG NÉSI ÜM.
1>. — l'Iiloriiro tic iiia{$nc!tiiiiii.
Equii'. : MgGl = i7,5. F. atom. : MgCl“ = 95.
'.MS. Sei. anhydre. — Masse incolore, nacrée, formée de lamelles cristallines, à saveur amère, volatile au rouge.
Hydrate a (5 équivalents d’eau : MgCl 4-1* HO. — Longs cristaux prismatiques, dérivés d’un prisme rliomboïdal obliipie, très déliquescents. — Densité: 1,558. — Fusible entre lOi^et 11.5", en perdant de l’acide cblorbydrique dès lOG". — Solubilité : 100 parties de sel ilans 00 parties il'eau froide et dans 27,3 parties d’eau bouillante. Solution altérable à rébullitioii en perdant de l’acide cblorbydrique.
!M‘J. PliÉHAKATION l'AR LE CAIUîONATE
DE .MACNÉSIE ET l’aCIDE
ciiLORiiYDiuQUE. — l']ii tlissolvanl Ic carbonate de magnésie (on la magnésie) dans l’acide chlorliydi’ique, on obtient une solution de cblornre de magnésium que l’on liltre. La liqueur évaporée justpi’à ce (|ue, bouillante, elle marque 1,34 au densimètre (3;V naumé), abandonne par refi’oidissernent lent de longs prismes présentant une zone iircsque arrondie par des facettes multiples. (Juand les cristaux cessent de se déposer, on décante bmr eaumère et on les sèche sous une cloche dont l’atmosphère est privée d’humidité par contact avec de l’acide sulfurique (§ 259). Le sel étant déliquescent, doit être conservé à l’abri de Lair.
Si l’on cherche à évajiorer jusqu’à siccité la solution saline, pour préparer le chlorure de magnésium anhydre, on détruit ce sel : de l’acide chlorhydrique s’échappe avec la vapeur d’eau et le résidu est un oxychlorure de magnésium qui prend naissance dès la température d’ébullition de la solution concentrée.
920. On peut cependant obtenir le chlorure de luagnésium anht/dre. A cet eflet, on mélange le chlorure de magnésium hydraté avec son poids de chlorhydrate d’ammoniaque, en présence d’une (letite quantité d’eau; il se forme un sel double, le chlorure double de magnésium et d’ammonium, qui est beaucoup plus stable (juc le chlorure de magnésium et dont la solution [leut cti-e évaporée sans que l’eau le décompose. On évapore donc à siccité, puis, détachant le jirodiiit de la capsule de porcelaine où a été faite l’évaporation, on le pulvérise rapidement, on l'introduit dans une petite capsule de porcelaine ou mieux dans un creuset de platine cl on le chaulTe. Le sel double est détruit et le chlorhydrate