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PHOSPHATE DIGALCIQUE

sèche à l’air. Il est plus avantageux de séparer, de laver et d’essorer le produit sur un tampon de coton ou d’amiante, en s’aidant de la trompe.

Lorsqu’on supprime l’addition d’acide chlorhydrique, on obtient du phosphate dicalcique toujours mélangé de phosphate tricalcique; ce mélange, moins nettement cristallin que le phosphate dicalcique pur, se sépare et se lave beaucoup plus difticilement. 11 estd’ailleurs toujours possible, en neutralisant la liqueur filtrée par le carbonate de soude, de recueillir, à l’état de phosphate tribasique de chaux, la faible quantité d’acide phosphorique maintenue dans les eaux-mères par l’acide chlorhydrique.

Les lavages ne doivent jamais être laits à l’eau chaude, à cause de la rapide altération <jue subirait le produit dans ces conditions.

On peut remplacer les 05 grammes de chlorure de calcium cristallisé par 3^1 grammes de chlorure de calcium fondu. Dans ce cas, le sel contenant toujours un peu d’oxychlorure (§ 912), il faut neutraliser exactement la solution, par addition d’une quantité convenable d’acide chlorhydrique, avant de la mélanger au phosphate de soude.

909. Par le phosphate de chaux des os. — On traite les cendres d’os pulvérisées, par de l’acide chlorhydrique dilué de

fois son volume d’eau. On ajoute peu à peu l’acide sur la poudre en agitant. La quantité d’acide employée ne doit être que peu supérieure à celle qui est nécessaire pour dissoudre toute la matière. On liltre. On ajoute une solution de carbonate de soude à la liqueur, pour la neutraliser, jusqu’à ce que le précipité formé d’abord, cesse de se redissoudre par l’agitation. On ajoute ensuite de l’acide chlorhydrique en quantité strictement nécessaire pour redissoudre le précipité. On mesure alors ou on pèse la liqueur, on en met à part un tiers, et on neutralise les deux autres tiers en y versant par parties une dissolution de carbonate de soude, jusqu’à ce que le magma formé ail, après agitation énergique, une réaction alcaline sensible au tournesol. On réunit alors le troisième tiers aux deux autres. On ajoute au mélange la faible quantité d’acide chlorhydrique nécessaire pour lui communiquer une réaction franchement acide, et on laisse en contact, pendant vingt-quatre heures, en agitant fréquemment.

CALCIUM

l-e précipité cristallin est ensuite lavé et séché comme il a été (lit ])lus haut (,^ U08).

E. — l'Iiloriiro lie caloiiini.

Équiv. : CaCl = 55,5. F. atom. : CaCl- = UM.

'.MO. Sel anhydre. — Synonyme : Phospliore de Ilomberj?. — Matière solide, blanche, phosphorescente, exlrômement avide d’eau et déliquescente. — Densité : ^,16. — • Fusible vers 300". — Soluble dans l’eau avec dégagement de chaleur. llvDUATE A G ÉQUIVALENTS u’eau : CaCl + G 110. — Prismes hexagonaux incolores, déliquescents. — Densité : 1,701. — Fusible «à 34". — Perdant 4 équivalents d'eau à froid dans le vide sec, ou sous l’inlliience de la chaleur; la déshydratation n’est complète qu’au-dessus de 200". — Solubilité dans l’eau très considérable, avec absorption de chaleur : 100 parties d’eau dissolvent, à 0", 49,G parties de sel supposé sec; G() parties à 15"; 154 parties à 90<*. La solution saturée bout à 180".

911. l’uÉP.VUATION PAI! LE CARIiONATE DE CHAUX ET l’aCIDE CHLORHYDRIQUE. — On iitilisc d’ordiiiairc pour cette préparation la liqueur que l’on retire, comme résidu, des appareils à gaz carbonique (§ 753).

On place cette liqueur dans une capsule de porcelaine et on l’additionne de 2 ou 3 grammes de chlorure de chaux; le chlore dégagé de cette substance par l’acide chlorliydrique en excès, peroxyde la jietite quantité de fer que contient le mélange. On chaulïé alors ce dernier, jiuis on ajoute peu à peu, en agitant, du lait de chaux (§ 903), jusqu’à ce que le liquide ait acquis une légère réaction alcaline : la chaux neutralise l’acide chlorhydrique en excès et précipite le sesquioxyde de fer. On jiorteà l’ébullition et on libre. La solution limpide est amenée par évaporation à posséder, bouillante, une densité égale à 1 ,38 llaumé) en été, à 1,53 (50Vbaumé) en hiver, ou plus grossièrement à avoir la consistance sirupeuse. Lorsqu’elle est ensuite abandonnée au refroidissement dans la capsule recouverle d’une lame de verre, elle laisse déposer peu à peu des prismes hexagonaux, volumineux, contenant (I équivalents d’eau CaCl OllO. Toutefois, les solutions de chlorure de calcium se sursaturant facilement, il arrive que la crislallisation ne s’elfectiie pas; on la provoque alors par l’addition d’un petit fragment de chlorure de calcium cristallisé. On décante l’cau-mère, et on dessèche les crislaux égouttés, en les exposant quelque temps sous une cloche avec de la chaux vive; on les conserve dans des flacons bien clos pour éviter leiu déliquescence sous rinfluencc de riiumidilé de l’air.

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