MAGNÉSIUM
de dégiigement gazeux. On ajoule 2.50 centimèlres cubes d’eau, et ou porte à l’ébullition, après avoir délayé dans la liqueur quel- ({ues grammes de dolomie pour saturer l’acide en excès. On verse alors dans le mélange bouillant une petite quantité de chaux éteinte pour précipiter l’oxyde de fer et l’alumine qui, contenus primitivement dans le minerai, ont été dissous parl’aidde, puis, a})rès (pielqiiPS minutes, on libre. Le sulfate de chaux et les autres matières solides retenues par le fdlre sont lavés à l’eau bouillante, et les eaux de lavage sont réunies à la solution saline.
On évapore le liquide jusqu’à ce (jue sa tem])é)’ature d’ébullition ait atteint 108“, ou jusqu’à ce qu’il commence à abanilonner à l’ébullition du sel solide, puis on le laisse refroidir. Le sel à 7 équivalents d’eau se dépose en cristaux aiguillés. Pour avoir, en moindre quantité, des cristaux bien nets, il est bon d’évaporer seulement jusqu’à ce que la liqueur bouillante ait la densité 1,38 (40“ Paumé), et de laisser refroidir lentement.
On purifie le produit par plusieurs cristallisations successives.
Depuis quelques années le commerce fournit du carbonate de magnésie naturel (pie l’on substitue avantageusement à la dolomie dans cette préparation. L’attaque de ce carbonate peut être faite dans les appareils à gaz carboniipie, ce qui permet d’utiliser ce deinier.
'* 920. Essai. — Le sulfate de magnésie [iur est neutre au tournesol; sa solution, additionnée d’un excès de chlorhydrate d’ammoniaque, ne se trouble pas, même lentement, quand on la traite par l’ammoniaijue pure {alumine), parle carbonate ou l’oxalate d’ammoniaque {terres alcalines), ou parle suifhydrate d’ammoniaque {métaux).
E. — Pliosi>hu(c tiiiiiiioiiineo-iiinKiiVNion.
: l'Mg^AzlPOs ou P0^2(Mg0),(AzlP0) = 137.
F. atom. : l*MgAzlDO> = 274.
llvDitATK A 2 KQi ivAi.ENTS d’eac: l*0'.2Mg0,Az11‘O 4- 2110. — Cristaux inaltérables à 1ÜÜ% insolubles dans l’eau.
llYituATE A 12 ÉOliivAi.ENTS d’eav: I'O ,2 MgO, AzH‘0 + 12 HO. — C’est l'Iiydrate qui se forme ordinairement. Découvert par Fourcroy. — C.ristaux rhomboéilriques, incolores, à réaction alcaline. — Densité : 1,70. — Perdant de rammoniaiiuc à l’air dès la température ordinaire. — Décomposé par la chaleur en donnant du pyrophospliate de magnésie. — Solubilité : par litre d'eau à L'C: moindre en présence d’un
excès d’ammoniaque.
U28. - PHOSPHATE AMMOAIACO-MAGNÊSIEN.
928. Prépar.\tion par le phosphate disodiqüe, le sulfate de magnésie ET l’ammoniaque. — On (lissoul séparément 38 grammes de phosphate disodique cristallisé dans 100 grammes d’eau, et 25 grammes de sulfate de magnésie cristallisé dans une égale quantité du même liquide. On mélange le.> deux liqueurs filtrées : il se forme un précipité lloconneux de phosphate de magnésie. On ajoute au mélange 80 centimètres cubes de solution concentrée d’ammoniaiiue, on agite et on laisse en contact en renouvelant de temps en temps l’agitation Ee précipité floconneux se change peu à peu en un précipité cristallin de phos|diate ammoniaco-magnésien. La transformation est plus rapide sous l’influence d’une douce température.
Après vingt-quatre heures, on décante l’eau-mère et on lave les cristaux avec de l’eau additionnée d’un dixième de son volume d’ammoniaque. On essore le produit à la trompe et on le sèche rapidement à l’air.
On peut encore ajouter l’ammoniaque au sulfate de magnésie dans la dissolution duquel on a introduit du chlorhydrate d’ammoniaque (38 grammes) ; on obtient ainsi une liqueur limpide, la magnésie n’étant pas précipitée par l’ammoniaque en présence du sel ammoniacal avec lequel elle forme un sel double. On verse ensuite dans le mélange la solution de phosphate de soude. Le phosphate ammoniaco-magnésien se dépose alors lentement en petits cristaux brillants. H faut évitei', quand on elïectue le dernier mélange, de frotter le vase avec l’agitateur, ce qui provoquerait le dépôt plus rapide des cristaux, et diminuerait leur volume en même temps que leur netteté.
ALIIMINILM
l■^quiv. : Al = 13,75. P. atom. : Al = 27,5.
t)29. Métal blanc bleuâtre, peu altérable à l’air, malléable, sonore, découvert par Woeliler en 1827. — üensité : 2,50 pour le métal fondu ; 2,07 pour le métal écroui. — Point de fusion intermédiaire entre ceux du zinc et de l’argent. — Fixe. — Chaleur spécifique : 0,2181.
030. l'RÉPARATION PAR LE SODIU.M ET LE CHLORURE DOURLE D’ALUMINIUM ET DE SODIUM. — üii fait uii mélange de 60 grammes de chlorure double d’aluminium et de sodium (§ 938), de 25 grammes de cryoliihe ou fluorure double d’aluminium et de sodium, et de 10 grammes de sodium. Les deux sels ilouhles sont pulvérisés, le sodium est bien nettoyé des matières étrangères qui le recouvrent et coupé en petits fragments; on tient ce mélange à l’abri de l’humidité, l’endant sa préparation, on a chauffé au rouge un creuset de terre de 120 centimètres cubes; lorsque celui-ci a atteint le rouge vif, on y projette par petites portions, en se servant d’une main en laiton, le mélanga' précédent. A chaque projection, une réaction des plus vives s’effectue; on n’ajoute de nouveau de la matière que lorsque l’elfervescence est calmée. Toute la masse étant dans le creuset, on couvre celui-ci et on continue à le
AUMIML’M.
(•liauffer au rouge vif pour liquéfier son contenu, qu’on agite de temps en lemjis afin de rassembler le métal. Celui-ci, en effet, a pris naissance dans la réaction du sodium sur le chlorure double (il. Sainte-Glaire Deville) :
(ADCD -f NaCI) -j- diNa= iA’aCl -f 2AI.
Ouant à la cryolilhe, bien (ju’elle soit elle-même susceptible de donner dira luminium par l’action du sodium (Dercy),
(Al^l-T* -f- 3 Na Fl) -f 3 Na GNaFl -j- 2 Al,
elle ne sert ici (jue de fondant; elle donne à la scorie produite une grande Iluidité et aussi une faible densité. Si on néglige de l’ajouter aux réactifs, l’aluminium ne se réunit pas facilement en culot et reste divisé dans la masse.
Ce mélange étant en fusion tranquille, on maintient la tem[)ératui-e élevée pendant (iuel(|ue temps, pour ipie le métal s’accumule tout entier au fond du creuset, [)uis on laisse refroidir. En brisant le creuset froid, on trouve à sa partie inferieure un lingot d’aluminium (|ue l’on sépare. Ce métal peut être refondu dans un petit creuset de terre, agité avec une tige en fer pour séparer les scories qui s’attachent au creuset, et coulé dans une lingotière de fonte.
Le chlorure double d’aluminium et de sodium est préféré au chlorure d’aluminium à cause de l’extrême altérabilité de ce dernier. Ouant à la cryolithe, minéral toujours impur, elle a l'inconvénient, lorsqu’on la décompose par le sodium, de donner un métal jibosphoreux.
\. — Alumine.
Équil'. : APO' = 51, r>. F. iitom. : AKP = 103.
Alumine amiyure. — N|/HO»yme : Corindon. — Incolore, amorplic et pulvcmlenlfr ou cristallisée dans le système rliomboédrique. — Densité un peu inférieure à i. — Dureté inférieure seulement à celle du diamant. — Fusible aux températures les plus élevées.
•ti.üMiNE HYDR.VTÉE. — Massc gélatineuse. — Insoluble dans l’eau. — Existe aussi sous la forme d’une modification soluble.