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neux, dérivés d’iui prisme rhomboidal hiohliqiie. — Densité : 2,7U2. — Décrépite par la clialeiir. — Fusible bien au-dessous du rouge. Déconiposé par la chaleur. — Solubilité : lüü parties d'eau dissolvent ])arUes de sel à O"; 12, i parties à 20“; 'J-i,l parties à lOÜ". — La soluliou saturée bout à lOi".

1003. Préparation par le fer chromé. — On fait un mélange intime de 50 grammes de 1er chromé, 25 grammes d’azotate de potasse et 15 grammes de carbonate de ])olasse. Le fer chromé doit être en poudre aussi fine que possible, une poudre tant soit peu grossière ne donnant qu’un rendement presque nul. On chaulfe ce mélange dans un creuset et on le maintient au rouge vif pendant une heure et demie, en agitant fréquemment avec une tige de fer. Le fer chromé, qui est un oxyde salin Fe0,Cr-0^ s’oxyde aux dépens de l’azotate en donnant du sesquioxyde de fer et de l’acide chi'omique; ce dernier s’unit à la potasse provenant de la destruction de l’azotate ou à celle du carbonate pour former du chromate neutre dejiotasse, lequel, se trouvant dans un milieu alcalin, est stable à la température rouge.

On laisse refroidir et on reprend le contenu du creuset par l’eau t bande. L’oxyde de fer reste insoluble, ainsi que le fer chromé non attaqué et certaines matières étrangères provenant du minerai, tandis que les sels potassiques passent dans la liqueur que l’on libre. Le chromate neutre de })Otasse est trop soluble dans l’eau pour être isolé aisément par cristallisation; on le change en bichromate. Pour cela, on ajoute peu à |)eu de l’acide azotique à la solution, d’abord en quantité suffisante })Our neutraliser, puis en excès notable, 20 grammes par exenqile. L’acide azotique libre donne avec le chromate neutre du bichromate et de fazolate de potasse :

2(KO,Gi’Ob -f AzO%HO = KO,“2CrO^* + AzO%KO + 110.

Après une nouvelle filtration, ayant pour but de séparer la silice qui s’est précipitée, on évapore la liqueur et on la laisse refroidir lentement. Si la concentration a été suflisantc, il se dépose des cristaux de bichromate de jiotassc, souvent mélangés de cristaux d’azotate. Si l’on avait ajouté un grand excès d’acide azotique, il pourrait aussi se déposer un trichromate de potasse, en cristaux moins volumineux et d’un rouge plus foncé que ceux du bichromate. On purifie le produit par une nouvelle cristalli-

1003. — mCimOMATE DE POTASSE.

salion dans l’eau boiiillanle, en employant des poids à peu près éu'aux de sel et de dissolvant.

Pour avoir des crislaux bien nets de bichromate de potasse, on concentre les solutions jus(pi’à ce que, bouillantes, elles marquent l,d(j audensimètre (38® llaumé).

Cette préparation donne toujours d’assez faibles rendements dans les opérations de laboratoire, à cause de la lenteur avec laquelle s’atta({ue le 1er chromé; elle fournit des résultats moins imi)arfaits lorsqu’on substitue, au fer chromé, l’oxyde de chrome précipité. 11 est à remarquer d’ailleurs qu’elle ne copie que d’assez loin l’opération pratiquée dans l’industrie, celle-ci ne faisant intervenir comme oxydant que l’oxygène de l’aiix

MANGANÈSE

Équio. : Mil — - 27,5. P. alom. : Aiai= 55.

A. — Uioxycle «U?

Équiv. : MiiO- = .43,5. F. alom. : Miitr- =z 87.

IUÜ4-. Oxyde anhydre. — Synonymes : Peroxyde de manganèse, pyrolnsite, polianile, manganèse. — Noir, généralement amorphe on libreux, rarement cristallisé en piasmes rhomboïdanx droits. — Üensilé : — Insoluble dans l’eau. — Décompo-

sahle par la chaleur.

Oxyde hydraté; MnO^llO. — Matière pulvéralenle, noire, à réaction acide, conservant encore son eau à 210". ♦

1005. PuÉPAhATION PAEt LE CHLORURE DE .MANGANÈSE. — La Iransfoi’llialion du chlorure de inaugauèse en bioxyde de inaiigaiièse est une opéralioii praliijuée eu grand dans l’industrie (.M. Weldon) pour régénérer cet oxyde des résidus de la pré[)aration du chlore (§ 644). On peut en répéter les diverses réactions de la manière suivante.

On décante le liquide épuisé, i(ui forme le résidu de la préparation du chlore, et on y ajoute peu à peu du carbonate de chaux en poudre. L’acide chlorhydrique en excès se sature tout d’aiiord, en donnant du chlorure de calcium et du gaz carbonique. Lorsque le carbonate de chaux a cessé de se dissoudre, on en ajoute une nouvelle quaniilé. Par son contact prolongé avec la liqueur que l’on prend soin d’agiter de temps en temps, il précipite un certain nombre de substances étrangères qui ont été introduites dans

660 MANGANÈSE

Jasülulioii par le minerai; il précipite notamment l’alumine elle fer à l’état de ses(|iiioxyde :

Fe-Cf* + 3 C02,Ca0 = Fe^O'* + 3 GaCl + 3 CO^ ;

AFCl'* + 3C02,Ca0 = AFO^ + 3GaCl + 3CO^

Il préci|)itc également la silice. On filtre. On prépare un lait de chaux dont on détermine le volume et, en le maintenant sensiblement homogène par l'agitation, on le verse peu à peu dans la solution de protochlorure de manganèse. La chaux hydratée précipite le protoxyde de manganèse hydraté:

MnCl + Ca0,110 = GaCl + MnO,llO.

Dès (|ue la préci|)ilation est coni|)lète, un échantillon de la liqueur fdti'ée ne se irouhle |)lus |)ar l’ammoniacjne. On mesui'e alors le volume de lait de chaux vei’sé dans le mélange et on en ajoute une nouvelle quantité, égale à la précédente. On agite avec soin.

I.a bouillie obtenue est introduite dans un llacon d’une capacité double de celle (jui serait nécessaire |)Our la contenir exactement; au goulot du llacon, on adapte un bouchon traversé par deux tubes de verre, dont l’un pénètre jusiiu’au fond du vase, tandis ([ue l’autre s’arrête immédiatement au-dessous du bouchon. On place le llacon dans un bain-marie cbauffé entre 50" et tiO", puis on fait passer dans la masse un courant d’air très rapide. A cet effet, on met, au moyen d’un tube de caoutchouc, le tube long en l’elation avec une trompe souillante qui injecte l’air au travers du liejuide, ou bien on fait communiquer le tube court avec une trompe aspirante (jui produit un vide partiel dans le llacon et provoque une rentrée d’air par b* tube long, ouvert dans l’atmosphère. I.e mélange perd peu à peu sa teinte claire et la matière en suspension, d’abord d’un gris rose, prend linalement une teinte brun foncé; cette transformation exige le passage d’un volume d’air considérable, une faible proportion seulement de l’oxygène de cet air étant utilisée. La réaction engendre du manganite de chaux, c’est-à-dii'e une combinaison de bioxyde de manganèse et de chaux :

MnO,HO + CaO,HO + O =MnO^CaO -F “2110.

C’est à la production de ce composé que sert la chaux ajoutée en excès au |)rotoxyde de manganèse précipité. Si l’on opère de même sur le protoxyde non additionné de chaux en excès, l’oxydation s’effectue encore, quoi(jue plus lentement, et elle engendre une combinaison noire de protoxyde eide bioxyde de manganèse, un manganite de manganèse :

2 Mn0,110 + O = MnO^MnO -f 2 IIO.

Ce composé fournil d’ailleurs des réactions semblal)les à celles du manganite de chaux. Celui-ci en est plus ou moins chargé quand on opère ainsi qu’il a été dit plus haut.

On transvase le précipité dans une capsule de porcelaine, on ajoute de l’acide azotique en excès et on porte à l’ébullition. L’acide attaque les oxydes

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