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C. — .%ntiinoniato do potasse

Éqtiiv. : SbKO« ou SbO%KO = 207 = SbKa'b

lüiO. Antimoniale neutre monopotassique dérivé de l’acide antimonique nioiiobasiquc; devrait être appelé inéta-atitimoniate de potasse. — Sel blanc, alcalin, retenant 5 équivalents d’eau, S1)0^,K0 + ^ HO, dont 2 sont éliminés à 1 00", en donnant un autre sel liydraté, SbO%K() + 3 110, insoluble dans l’eau. — Transformable au rouge en sel anliydre, insoluble. — Soluble dans l’eau, mais lentement.

1041. Préparation par l’anti.moine et l’azotate de potasse. — On pulvérise 30 grammes d’autimoine, que l’on mêle exactement avec 120 grammes d’azotate de potasse. On projette le mélange par petites portions, dans un creuset cliaufle au rouge. Une déflagration se produit à chaque projection nouvelle. Quand toute la masse a été introduite dans le creuset, on couvre celui-ci et on le maintient au rouge pendant une demi-heure. 11 s’est formé de l’antimoniate de potasse, de l’acide antimonique et des produits de réduction de l’azotate de potasse. Saisissant ensuite le creuset avec des pinces , on en retire la matière pâteuse à l’aide d’une tige de fer. Après avoir laissé refroidir cette matière, qui est Vatitimoine diaphorétique non lavé des anciennes pharmacopées, on la pulvérise finement et on la lave à Veau froide, jusqu’à ce que les eaux de lavage, d’abord chargées d’azotate et d’azotite de potasse, soient volatilisables sans laisser de résidu sensible. La substance insoluble qui reste après ce lavage, constitue V antimoine diaphorétique lavé; c’est un mélange d’antimoniate de potasse anhydre et d’acide antimonique en excès.

Ce composé, maintenu pendant quelque temps en contact avec l’eau bouillante, se dissout lentement et partiellement : l’antimoniate de potasse anhydre, insoluble dans l’eau, se change en anlimoniate de potasse hydraté qui se dissout, taudis qu’un sel à 2 équivalents d’acide, SbO^KO -j-SbO% reste insoluble, ou tout au moins ne se dissout à chaud qu’en petite quantité et se dépose en entier par te refroidissement. On filtre la liqueur froide, on la concentre d’abord à feu nu, puis on l’évapore à siccité au bain-marie. Le résidu de l’évaporation est l’antimoniate de () Otasse.

1042. — ANTIMONIATES DE POTASSE.

D. — Méta-antliiioniiitc do potaNsc acide.

Équiv. : SbOndl ou Sb0^K0,H0 = 216. F. atom. : Sb^a-K^H^ = 432.

1042. Synonymes : Biméla-antimoniate de potasse, antimoniale de potasse grenu ; devrait être appelé pyro-antimoniale de potasse acide. — Sel acide monopolassique de l'acide antimonique bibasique. — Blanc, cristallisable avec 6 équivalents d’eau: SbO^,KO,HO -|- 6HO. — Peu soluble dans l’eau froide; plus soluble vers 50“.

1043, Préparation par l’antimoine, l’azotate de potasse et LE CARBONATE DE POTASSE, — Dans lin cpeuset ronge de feu, on projette par petites portions, un mélange intime de 10 grammes d’antimoine pulvérisé avec 40 grammes d’azotate de potasse, La matière déflagre, et, après avoir été maintenue au ronge pendant une demi-heure, donne de l’antimoniate de potasse (§1041 ). Au moyen d’une spatule de fer, on extrait le produit du creuset encore ronge et tenu à l’aide d’une pince de fer, puis on laisse refroidir. On pulvérise la matière, on la mélange avec son propre poids de carbonate de potasse et on introduit le tout dans le même creuset, que l’on porte de nouveau au rouge. Par refroidissement du produit fondu et retiré du creuset, on obtient une substance blanche, soluble dans l’eau, contenant, avec d’autres sels, de l’anlimoniate dipotassique neutre ou méta-antimoniate neutre de potasse, engendré par l’action du carbonate alcalin sur l’antimoniate. Cet antimoniate dipotassique n’est stable qu’en présence d’un excès d’alcali ; dissous dans une grande quantité d’eau, il se détruit en donnant de l’alcali libre et de l’antimoniate acide monopotassique ou méta-antimoniate de potasse acide, La présence de ce dernier sel dans la liqueur liltrée, est caractérisée par la réaction que celle-ci exerce sur les sels de soude : ces derniers fournissent avec elle un précipité du sel de soude correspondant, SbO%NaO,HO-[-6 110, lequel est cristallin, insoluble dans l’eau et sert en analyse à reconnaître les sels de soude.

La solution du sel monopotassique de l’acide antimonique bibasique s’altère spontanément : le sel se tranforme en dérivé monopotassique de l’acide antimonique monobasique, ou antimoniate de potasse (§ 1040), composé qui ne précipite pas les sels de soude. Le réactif précédent doit donc être conservé à l’état solide et mis en solution au moment du besoin.

ANTIMOINE

E. — KtM-nièH luinérul.

1041. Mélange riche en snlfiire d’antimoine, contenant en même temps de l’eau ainsi 'lue des petites quantités d’antimonite alcalin et de sulfure alcalin.

PIlÉPAH.VnON

lO^A. Par voie sèche. — On mélange .“>0 grammes de sulfure d’anlimoine pulvérisé et 80 grammes de carbonate de polasse. On porte le tout au rouge dans un creuset et on maintient la masse en fusion pendant un quart d’iieure, en agitant2ou 8 fois avec une tige de fer. On coule la masse fondue sur une plaque métallique, puis, après refroidissement, on la pulvérise, on la délaye dans 1500 centimètres cubes d’eau, et on fait bouillir le tout pendant une heure dans une marmite de fonte, en remjtlaçant l’eau évaporée. On verse ensuite sur un filtre la liqueur aussi chaude que possible, et on recueille dans une terrine le liquide filtré. Celuici, en se refroidissant, abandonne des llocons brun rougeâtre de kermès. Après refroidissement complet, et mieux après vingtquatre heures, on recueille ces derniers sur un filtre, on les lave à l’eau distillée et on les sèche à l’air, en étalant le filtre bien égoutté entre deux feuilles de papier à filtrer.

Pendant la fusion, le sulfure d’antimoine SbS® réagit sur le carbonate alcalin pour former dû sulfure alcalin et de l’oxyde d’antimoine SbO‘, celui-ci donnant de l’antimonite de potasse; en même temps il se produit un oxysulfure d’antimoine. Quand on traite la masse fondue par l’eau bouillante, le sulfure de sodium entre en solution et dissout lui-même du sulfure d’anlimoine, en quantité plus gi’ande à chaud qu’à froid. 11 en résulte que ce sulfure se dépose pendant que la liqueur se refroidit; il entraîne avec lui de l’anlimonitc de soude, qui est aussi plus soluble à chaud qu’à froid, ainsi que les autres matières citées plus haut.

1040. Par voie humide. — Avec ^100 centimètres cubes d’eau et 210 grammes de carbonate de soude cristallisé, on prépare une solution que l’on porte à l’ébullition dans une marmite de fer, et à laquelle on ajoute 10 grammes de sulfure d’anlimoine très finement pulvérisé. On maintient l’ébullition pendant une heure environ, puis on filtre le liquide bouillant, en recueillant dans une

! lOiG. — KEKMÈS MINÉRAL.

terrine le produit filtré. On laisse refroidir ce dernier le plus lentement possible; à cel elïct, il est bon d’échauffer préalablement la terrine en y laissant séjourner de l’eau très cbaude, pendant quelques instants. Après vingt-quatre heures, on verse le tout sur un filtre qui retient le kermès déposé pendant le refroidissement; on lave ce corps à l’eau distillée froide, jusqu’à ce que les eaux de lavage ne noircissent plus par l’acétate de plomb. On égoutte le filtre qui contient le kermès, on l’essore en le laissabt séjourner, et même en le comprimant légèrement, entre des doubles de papier buvard. On le sèche enfin, soit à l’étuve tiède, soit à l’air libre, en abandonnant pendant quelques jours le filtre enfermé entre deux feuilles de papier à filtrer.

Lorsqu’on opère en petit, pour obtenir un kermès plus beau on plonge le vase contenant la liqueur qui le déposera, dans un autre vase plus grand et garni d’eau bouillante. Le refroidissement se trouve ainsi retardé.

Les réactions effectuées dans cette préparation faite en présence de l’eau, sont fort analogues à celles qui se réalisent dans la préparation parla voie sèche (§ 1045).

Les eaux mères de la préparation du kermès sont utilisées poiu‘ produire le soufre doré d' antimoine (§ 1048).

F. — Houfre iloré d'antiiuoino.

IÜi7. Mélange en proportions variables de protosulfnre d’antimoine SbS’, et de persulfurc SbS’’.

1048. Préparation par les eaux mères du kermès. — Les liqueurs dans lesquelles le kermès s’est déposé par refroidissement, sont recueillies pour servir à cette préparation. Dans ces liqueurs limpides on verse peu à peu de l’acide chlorhydrique, en agitant. Les sulfures alcalins et le carbonate alcalin en excès sont décomposés avec elfervescence. On ajoute l’acide jusqu’à cessation do dégagement gazeux et réaction franchement acide de la solution. Le sulfure alcalin étant détruit, les sulfures d’antimoine qu’il tenait en dissolution se précipitent sous la forme d’un composé orangé. On lave le précipité à l’eau distillée, on le recueille sur un filtre, et on le sèche comme il a été dit pour le kermès (§ 104G).

ANTIMOINE

G. — «aîiiiro-antimoiiiato de Noiidc.

Equiv. : ShS^Na"* ou SbS^,3NaS = 317 = SbS*Na^.

lOil). Synonyme : Sel de Sclilippe. — Tétraèdres réguliers, incolores, volumineux, contenant 18 équivalents d’eau de cristallisation ; SbS*A’a’ + 18110. — Altérable kl’ air en jaunissant. — Solubilité : 1 partie dans 2,1) parties d’eau à 15®. — Réaction alcaline.

1050. Préparation par voie sèche. — On mélange exactement, à l’état pulvérulent, 32 grammes de sulfate de soude bien desséché, avec 20 grammes de sulfure d’antimoine et 10 grammes de charbon. On introduit le tout dans un creuset et on porte au rouge. Le charbon change le sulfate de soude en sulfure de sodium (§ 823), qui réagit sur le sulfure d’antimoine. Lorsque les gaz provenant de la réduction du sulfate cessent de se dégager, on laisse refroidir, on pulvérise grossièrement le produit, et on le traite à l’ébullition, avec 5 grammes de fleur de soufre, par 500 centimètres cubes d’eau. Dans ces conditions, le sulfure d’antimoine dissous dans le sulfure alcalin, se sature de soufre, et le sulfure antimonieux SbS'\ passe à l’état de sulfure antimonique SbS^ Après une demi-heure de contact à 100% on filtre la liqueur bouillante, et on la concentre rapidement pour éviter l’action de l’air. Par refroidissement, elle abandonne des cristaux de sulfo-antimoniate de soude. On égoutte ce sel et, pour le purifier, on l’essore rapidement à la trompe ; on le lave ensuite par aspiration, d’abord avec une très petite quantité de lessive de soude diluée, puis avec fort peu d’eau. On le sèche rapidement à l’étuve tiède.

Traité par les acides minéraux, le sel de Sclilippe dégage de l’hydrogène sulfuré et donne un précipité orangé de pentasullure d’antimoine (voy. Soufre doré d'anlimoine, § 1048).

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