‹ Manipulations de chimieChapitre 368 sur 596 · VERRE D’ANTIMOINE · texte numérisé non relu

VERRE D’ANTIMOINE

reux. La lempérature du rouge très sombre suffit pour provoquer l’oxydation. On ne doit pas chauffer jusqu’au rouge vif, ce qui déterminerait la fusion de la matière et entraverait l’oxydation. Le produit devient gris et reste pulvérulent. On l’introduit dans un creuset et on le porte au rouge vif: il entre alors en fusion, et forme un liquide relativement fluide, que l’on coule sur une feuille de tôle. On obtient ainsi une substance de composition et d’aspect variables. Transparente, vitreuse et rougeâtre, quand le grillage a été poussé suffisamment loin, que l’oxyde d’antimoine prédomine, et que la masse ne contient plus ({ue II à 12 pour 100 de sulfure, elle constitue, à proprement parler, le verre d'antimoine. Jaune rougeâtre et opaque, quand elle renferme encore 20 pour 100 de sulfure, elle est connue sous le nom de crocus. Brune, très foncée, opaque, à aspect métallique, lorsqu’elle contient 33 ou 35 pour 100 de sulfure, elle est appelée foie d'antimoine.

Pour obtenir le verre d’antimoine, il est donc nécessaire de pousser l’oxydation aussi loin que possible.

Page 1