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BISMUTH

Équiv. : Bi = 210= P. atom.

1062. Élément solide, blanc, à aspect mélallique, cassant, déjà cité au quinzième siècle par Basile Valentin. — Cristallisant en rhomboèdres voisins du cube. — Densité: 9,035. — Pomt de fusion : 268’’. — Volatil au rouge vif. — Chaleur spécifique : 0,308i. — Diamagnétique.

106B. PuRiFic.uiON ET CIUSTALLISATION. — î.e bismuth est l’un des métaux qui cristallisent le plus facilement. Ses rhomboèdres à aspect cubitiue se groupent en trémies que l’on peut obtenir brillantes, nettes et volumineuses. La cristallisation s’opère par fusion.

Une condition indispensable pour avoir de très beaux cristaux est la pureté du métal, surtout au point de vue de l’arsenic. Aussi doit-on purifier le bismuth du commerce avant de le faire ciûstalliser. .V cet effet, ou l’introduit dans un creuset avec 6 pour 100 de son poids d’azotate de potasse et ou porte lo creuset au rouge. On maintient cette température pendant une heure environ, en ayantsoiu d’agiter fréquemment au moyen d’une baguette cylindrique en terre réfractaire, afin d’augineutcr le contact entre le métal

1063. — lUSMUTH.

et le réactif. Après refroidisseiueiit, on brise le creuset, puis on sépare inécanii[uement le métal de la scorie qui retient l’arsenic et rantinioine oxydés.

Pour opérer la cristallisation, on chauffe le bisniutli dans un têt, ou mieux dans un camion de terre ([ui a un peu plus de profondeur, en installant le vase sur un fourneau bien stable. Le métal étant fondu, on enlève le feu et on bouche toutes les ouvertures du fourneau; il est même bon de recouvrir d’un dôme (§ 73) le fourneau et le vase contenant le métal. Dans ces conditions, le refroidissement s’opère avec lenteur et sans agitation, circonstances indispensables à la production de cristaux nets et volumineux. On surveille ("ependant la surface du bain métallique, et, lorsque des cristaux commencent à y former une croûte solide, on perce cette dernière de deux ouvertures diamétralement opposées, au moyen d’une tige de fer rougie au feu. Inclinant ensuite le vase doucement et régulièrement, on décante le métal resté li(juide, et on égoutte les cristaux mis à nu. Ces derniers, subissant encoi’e chauds le contact de l’air, se recouvrent d’une couche très mince d’oxyde ; celui-ci leur donne les colorations vives et irisées des lames minces.

On peut encore verser le métal purilié et fondu, mais non surchauffé, dans une boîte de bois, peu épaisse, (jue l’on recouvre et dans laquelle il se refroidit lentement. Quand la cristallisation est assez avancée, on opère la séparation du li(juide comme il vient d’être dit.

Pour avoir des cristaux volumineux, il est nécessaire de mettre en œuvre un poids considérable de métal.

— Oxyde de biMUiulii.

Éfjiiic. : DiO’ = 23i. F. aioin^ ; Ib’Cf-’ = 468.

KHi-i. Synonymes : Oxyde bismuUieux, protoxyde de bismuth.

Oxyde anhydre. — Aiguilles microsco[)iques, jaunes, dérivées d’un prisme rliomboidal droit. — Densité : 8,-. — Fusible au rouy;e en un lii]ui(te brun ; cristallisant par le refroidissement. — Insoluble dans l’eau.

Oxyde hydraté : BiO",ll(). — Poudre blanche, amorphe, insoluble dans l’eau. — Se déshydrate dans les liquenrs alcalines bouillantes.

1005. PnCPAItATlON l'AK l’aZOTATE i)E BISMUTH. — Uo JljOHle de rammoniatjuc à une solution d’azotate de bisiniith, jusqu’à ee que le mélange bien agité possède et conserve après quelque temps de contact une réaction alcaline. On laisse déposer le précipité, on le sépare de la liqueur par décantation et on le chaulîe pendant un quart d’heure avec de l’animoniaque étendue de son volume d’eau. De l’hydrate d’oxyde de bismuth a été séparé tout d’abord par l’alcali, mais il a retenu le plus souvent des azotates basiques ; la digestion avec l’ammoniaque a pour bul de décomposer ces dei’niers cl de les Iransforuier en owde.

mSiMüTII.

On ajoute de l’eau au mélange, on laisse déposer, on décante la liqueur claire et on lave le précipité avec de l’eau distillée, par décantation et liltration, jusqu’à ce que les eaux de lavage ne soient plus alcalines. On recueille sur le filtre la matière insoluble, on l’égoutte, on l’essore et on la sèche à l’air.

I). — .Izotute (le bltMiiulIt.

Équiv. : = Bi0^3 AzO=^ = 396. F. at07îi. : Bi^AzeOis r= 79“2.

lUOG. Prismes voluinincux, incolores, transparents, du système irrégulier, contenant 10 équivalents d’eau de cristallisation, BiO’,3Az(e K) IK». — Perd de l’eau et de l’acide azoti(|iie dès lOU'*. — Translormé, à 150° en sous-azotate 15iO’,AzO\ — Décomposé par l'eau jiure. — Soluble sans décomposition dans l’eau additionnée d’au moins 83 millièmes d’acide azotique.

1007. Préparation i'ar le rismutii et l’acide azotique. — Dans un inatras à fond phit de 125 centimètres cubes, on mélange 40 grammes d’acide azotique concentré (D — ^ 1 ,d8d ou4Ü"Dauiiié) et 44 centimètres cubes d’eau, puis on projette })eu à peu dans la liqueur 20 grammes de bismuth purilié, linement concassé. Une réaction énergique se manilèsLe, des vapeurs rutilantes se dégagent en abondance et le métal se change en azotate :

Di -f 6 AzO^llO = Bi03,3 AzO& 3 AzO* -f G 110.

On opère sous une cheminée à tirage énergique, qui entraîne les vapeurs nitreuses. On ajoute le métal par portions pour éviter une action trop vive. Vers la fin, on chaulïe le matras afin de compléter la dissolution. S’il reste un résidu insoluble, on laisse déposer, puis on décante. On évapore la liqueur limpide dans une capsule de porcelaine, jusqu’en consistance de sirop; abandonnée ensuite au refroidissement lent, elle fournit des cristaux d’azotate de bismuth. Ces cristaux sont nets et volumineux lorsque la concentration de la liqueur bouillante a été poussée jusqu’à 'la densité 1,8 ou 1,1) (05" à 70" Daumé). Après vingt-quatre heures, on décante et on égoutte le sel. Pour enti’aîner avec l’eau mère la plus grande partie des impuretés, on lave les cristaux avec le moins possible d’eau additionnée du quart de son poids d’acide azotique. On égoutte de nouveau et on dessèche finalement le sel à Pair libre, sans le chaulfer.

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