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I. - PHÉP.VUAÏION

1070. Par le minium et l’acide azotique. — Dans un ballon de ‘;Î50 centimètres cubes, on j)lace (iO grammes de minium, 100 centimètres culies d’eau chaude et ,00 grammes d’acide azotique, puis on porte à l’ébullition. Il est nécessaire d’agiter constamment, les soubresauts causés par une matière dense et j)ulvérulente comme le minium, pouvant entraîner la rupture du ballon. L’acide azotique attaque le minium; celui-ci, qui est un mélange de plusieurs combinaisons du protoxyde avec le bioxyde de plomb, (Pb(P,2PbO), (PbO-,8 IMiO) et (PbO^r) l’bO), cède à l’acide le protoxyde, qui est basique et forme de l’azotate de plomb, tandis que le bioxyde mis en liberté reste insoluble :

Pb02,2Pb0 + 2 Az0^1IO = VhO- -j- 2 AzO^PbO -f- 2 HO.

La quantité d’acide indiquée étant souvent insuflisante, on en ajoute quelques grammes au besoin, de manière à dissoudre la totalité du protoxyde, jusqu’à ce que l’acide ne se neutralisant plus par l’oxyde de plomb et étant en excès, la couleur rouge du minium ait été remplacée par la couleur puce, caractéristique du bioxyde. Un arrête alors les allusions d’acide et l’ébullition, on laisse reposer quelques instants, on décante sur un filtre la liqueur éclaircie, puis on lave le bioxyde de plomb à l’eau distillée bouillante, par décantation et tiltration, jusqu’à ce que les eaux de lavage ne soient plus acides au tournesol et ne se troublent plus ])ar le carbonate de soude. On verse alors la matière insoluble sur le lilti’e, on l’égoutte, on l’essore et on la sèche à l’air libre entre deux feuilles de papier à filtrer.

La solution acide et les premières eaux de lavage donnent par évaporation l’azotate de plomb dont elles sont chargées (,^ 1088).

1080. — HIOXYDE DE DDOMli. 009

1080. 1*AU l’acétate P..ASIÜUE DE PLOMB ET LES HYPOCHLORITES. — A unc solution d’acélate basique de plomb (voy. Acétate basique de qjlomb), on ajoute un excès d’une dissolution filtrée d’hypocblorite de chaux ou d’bypochlorite de soude; on introduit le tout dans un ballon et on chauffe. Il se précipite tout d’abord du chlorure de plomb blanc, puis ce corps se détruit peu à peu en donnant du bioxyde de plomb brun et pulvérulent, qu’on lave ainsi ([u’il a été dit plus haut.

Il, — PKOPIUÉTÉS

1081. Le bioxyde de plomb est un oxydant énergi([ue.

11 forme avec diverses matières combustibles des mélanges dangereux à manier. Avec 1/0 de son poids de soufre, par exemple, il constitue une substance explosible qui prend feu par friction dans un mortier.

11 oxyde l’acide sulfureux 015).

11 oxyde énergiquement aussi l’hydrogène sulfuré. Si l’on chauffe dans une cuiller de fer du bioxyde de plomb et si, sur cette substance chaude et exposée à l’air, on dirige un jet lin d’hydrogène sulfuré s’échappant d’un tube eflilé, la réaction oxydante qui se produit au contact du gaz et de l’oxyde est assez énergique pour déterminer la combustion du jet gazeux. En renouvel.ant la surface de l’oxyde par agitation avec une baguette, on peut enllanuner plusieurs fois le gaz avec le même bioxyde.

Chauffé dans un tube avec de l’acide sulfuri(iue, le bioxyde de plomb dégage de l’oxygène et forme du sulfate de plomb insoluble et blanc.

Cliaufi'é avec de l’acide chlorhydrique, il donne du chlore qui se dégagent du chlorure de plomb blanc qui se précipite.

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