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COMPOSES ORGANIQUES

CARBURES D’IIYUROGÈNE

A. — Acétylène.

P. mol. : CMI^ = 26 = 4 vol. = Gn\\

1 158. Stjnonijme : Protohydnire de carbone. — Gaz incolore, à odeur désagréable, entrevu par H. Davy en 1836, bien connu seulement depuis les travaux de M. Bertlielot. — Densité à 0“ et sons la pression O”, 760 : 0,0“2 par rapport à l’air; 13 par rap|)ort à l’iiydrogcne. — Solubilité: 1 volume dans 1 volume d’eau ou de sulfure de carbone, dans I volumes de chloroforme ou de benzine, dans 6 volumes d’alcool absolu ou d’acide acétique cristallisablc.

1 15U. Acétylube GuiviiEUX. — Lorsque, dans un vase conlenant de l’acélylène, on verse quelques centimètres cubes de souschlorure de cuivre en solution ammoniacale (§ 1104), il se forme immédiatement un beau composé rouge, désigné d’ordinaire sous le nom d’acétylure cuivreux. Ce corps est Yoæi/chlorure de m'prosacéLijle : (G‘IICu‘)0,(C'IIGu‘)Cl. Produit en présence d’ammoniaque en excès et lavé avec la dissolution aqueuse de ce composé, il se transforme en hydrate d'oxyde de cuprosacétyle (C4lGiP)0,II0, qui présente à peu près la môme apparence. Gc dernier prend naissance directement dans l’action de l’acétylène sur le réactif cuivreux très riche en ammoniaque (M. Berthelot) :

2Cu2Cl + 2.\zIF + 1F02 + C‘H-^ = (C*IlGtd)0,lIO + 2 AzlPCl.

Lorsqu’on le traite par l’acide chlorhydrique, l’acétylure cuivreux se détruit en donnant de l’acétylène libre et du sous-chlorure de cuivre (M. Berthelot) :

iGdICu*)0,llO 4- 21IG1 = GMF +2Gu3Gl -j- IPO^

CAlUiUliES D’IlVDRüGENE.

Les deux réactions précédentes jouent un rôle fondamental dans l’étude de l’acétylène.

l.’acélylurc cuivreux est fort altérable par l’oxygène de l’air. l*our l’isoler du réactif au sein duquel il a pris naissance, on le lave à l’eau froide, par décantation, en opérant dans des ilacons que l’on bouclie soigneusement j)endant le dépôt du précipité. On pousse les lavages jusqu’à décoloration des liqueurs. On laisse ensuite déposer une dernière fois, et on décante le liquide; la bouillie rougeâtre et épaisse, formée ainsi par l’acétylure, peut être employée directement à la préparation de l’acétylène.

Pour la conserver, on bouche exactement le llacon tenu plein d’eau et on le place dans un endroit obscur, la lumière provoquant la destruction du précipité. La conservation de l’acétylure cuivreux ne peut se faire au contact du réactif cuivreux dans lequel il s’est formé, celui-ci entraînant son altération rapide; le lavage })réalable est donc indispensable, mais il permet de garder le produit pendant longtem])S.

L’aeétylure euivreux sec détone par le choc, ou spontanément à partir de la température de 1210"; il ne peut être gardé sans danger. D’ailleurs il s’altèrerapidement.

Les caractères d’insolubilité et de coloration de l’acétylure cuivreux rendent sa formation susceptible de dénoncer avec une grande sensibilité la présence de l’acétylène dans un mélange gazeux. C’est ainsi que, lorsqu’a])rès avoir l'empli par dé})lacement (v^ 413) un llacon d’un litre avec du gaz d’éclairage, on introduit dans ce llacon quelques gouttes de réactif cuivreux ammoniacal qu’on répand sur le verre, ce réactif prend aussitôt une coloration rouge très marquée, mettant en évidence les faibles traces d’acétylène contenues d’ordinaire dans le gaz de houille.

1100. Synthèse de l’acétylène. — Le carbone et riiydrogène s’unissent (lirecleincnl, à la tein|)érature élevée de l'arc éleclriipie, pour former de l’acétylène (M. lîertbelol).

Ge fait capital peut être mis très nettement en évidence, au moyen d’un vase ovoïde (lig. '299 et lig. 300), en verre épais, de 2 litres environ de capacité, et terminé aux extrémités de son grand axe par des tubulures a et à. l.a première de ces tubulures c, })orte, au moyen d’un bouebon percé, un tube de cuivre vv', terminé en v' par une sorte de portecrayon dans lequel on engage une baguette de charbon pour lumière électrique c; le même tube laisse d’ailleurs échapper dans le vase, par un petit orifice o, un courant continu d’hydrogène amené en v, après avoir passé dans un flacon la-

1100. — ACÉTYI.ÈNE.

veur L garni d’eau. La seconde tubulure h, comme la première, est fermée par un bouchon percé; celui-ci est traversé par un tube de laiton ee , qui livre passage facilement à un crayon de charbon pour lumière électrique W, lequel diffère du crayon c en ce qu’il est creusé suivant son a.ve d’un canal de 1 à 2 millimètres de diamètre, et constitue un véritable tube; il est d ailleurs

Fig. 299. — Synthèse de l’acétylène.

relié au tube de laiton, en c', par un caoutchouc qui recouvre d’une partl’e.vtrémité du tube métallique, et d’autre part le charbon; enfin, ce dernier pénètre dans l’œuf à peu près jusqu’à la partie centrale. Avec cette disposition, l’hydrogène qui pénètre en o par vr', s’échappe en W parle lube de charbon; en

W introduisant l’extrémité t' de celui-ci dans l’orifice d’un tube de caout- ' chouc, on peut conduire le gaz sortant de l’œuf dans la seconde partie de l’appareil. Celle-ci se compose de deux flacons F et K. Le plus grand F, de 2 ou 3 litres de capacité, est fermé par un bouchon portant trois tubes ^ de verre ; l’un de ces tubes s’arrête dans le goulot et sert à l’arrivée du gaz provenant de l’œuf, l’autre pénètre jusqu’au fond du flacon et est des- ^ tiné à la sortie ; quant au troisième, c’est celui d’une ampoule à robinet R. Le h plus petit flacon est un laveur K; il reçoit les gaz qui sortent du premier et ' renferme un peu d’eau. Les flacons laveurs L et K maintiennent une légère

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