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CARBURES D’HYDROGÈNE

pression dans l’appareil et empêchent ainsi une rentrée d’air qui serait dangereuse. Ils servent en même temps de guide pour régler la rapidité du courant d’hydrogène.

Sur le tuhe de charbon W et sur le tube de laiton vv', qui sont tous deux bons conducteurs de l’électricité, des pinces métalliques m et p, munies de vis de pression, fixent les extrémités des conducteurs soit d’une pile de bunsen de (luarantc éléments disposés en tension, soit d’un accumulateur, soit encore d’une machine de Gramme, en un mot, d’un appareil propre à donner l’arc électrique entre les charbons.

Les choses étant ainsi disposées, on fait arriver en U un courant d’hydrogène, fourni par un générateur puissant, et on le maintient rapide jusqu’à expulsion complète de l’air. Lorsque le gaz, recueilli à la sortie de K, est de l’hydrogène pur, on modère le courant gazeux. De l’air resté dans l’appareil entraînerait une explosion pendant l’expérience.

On verse alors dans le grand llacon F, par l’ampoule à robinet R, 40 ou 50 centimètres cul)es de sous-chlorure de cuivre ammoniacal (ijM04), et on ferme de nouveau le robinet. On constate que le gaz (jui traverse F est sans action sur le réactif cuivreux. Faisant alors glisser vv' dans le bouchon a, on amène le charbon c en coîitact avec le charbon tt', ce qui ferme le circuit du générateur d’électricité. L’arc électrique se produit aussitôt; on le maintient en tenant les deux charbons convenablement écartés. Dans ces conditions, l’hydrogène, pour sortir suivant iC, doit traverser l’arc électrique; il entraîne constamment au dehors de l’œuf l’acétylène formé par son union directe avec le charbon, et amène ce gaz dans le llacon F, au contact du réactif. Ce dernier donne naissance à de l’acétylure cuivreux d’un beau rouge, lequel se montre quelques secondes après l’établissement de l’arc électrique. Si l’on a pris soin d’agiter le llacon pour étendre le réactif sur les parois du llacon F, celles-ci deviennent opaques et se colorent en rouge vif presque immédiatement. L’expérience est très brillante.

llOi. Formation dans les combustions incomplètes. — L’acélylènc est un procluit. constant des combustions incomplètes, c’est-à-dire des combustions opérées en présence d’une quantité d’oxygène insuffisante (M. Berthelol).

Quand, après avoir introduit dans une éprouvette à gaz (tig. 112, § 150) de 300 à 500 centimètres cubes, 0 ou 8 centimètres cubes d’éther ordinaire et un volume égal- de réactif cuivreux ammoniacal, on a]iproche d’un corps en combustion l’orifice de l’éprouvette tenue inclinée (fig. 301), la vapeur d’éther s’allume et bréile avec une llamme éclairante. Les parties intérieures de cette llamme, celles qui avoisinent l’orifice, étant insuflî- .samment alimentées d’oxygène, les gaz ({u’elles produisent et qui rentrent partiellement dans l’éprouvette sont abondamment chargés d’acétylène; celui-ci précipite aussitôt en rouge

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