M61. - ACÉTYLÈNE
le réactif capro-ammoniacal. L’acélyliire cuivreux se forme surtout en grande quantité si l’on fait tourner autour de son axe la cloche tenue presque horizontale, le réactif s’étalant alors plus largement sur les parois de verre. On doit veiller seulement à ne pas répandre le liquide combustible au dehors de l’éprouvette.
La même expérience peut être faite en substituant à l’éther la benzine, le pétrole léger, et en général les liquides hydrocarbonés très volatils. Elle réussit également avec les combustibles hydrocarbonés gazeux : on remplit de gaz d’éclairage l’éprouvette tenue verticale, en dirigeant de bas en haut vers son fond, au
moyen d’un tube de caoutchouc, un courant de ce gaz qui déplace l’air, et on ferme aussitôt avec la main l’orifice du vase; en évitant toute rentrée d’air, on introduit à l’aide d’une pipette un peu de réactif cuivreux ammoniacal, avec lequel on mouille les parois; puis, après avoir enlevé la main, on allume le gaz à l’ouverture de l’éprouvette, ce qui détermine un dépôt immédiat et abondant d’acétylure cuivreux sur les parois. Toutefois c’est surtout avec l’éther que l’expérience présente le plus d’éclat.
1162. Préparation de l’acétylure cuivreux. — C’est par les combustions incomplètes que l’on se procure le plus facilement l’acétylure cuivreux nécessaire à la préparation de l’acétylène pur.