C-liq)- + 1161 =C-I1‘C1 d- 11-OE
La féaclioii petil èlce réalisée direclemenl, en chaunanl de l’alcool méthylique jtréabihlemeiU salttré de gaz chlorhydrique ; mais on préfère généralement dégager le gaz chlorhydrique au sein môme de la liqueur alcoolique chaulTée.
On ojière dans iiti hallon 1! (fig. 80 L 1 103) de 500 centimètres cubes, muni d’un lobe de sûreté droit à enlonnoir e, ainsi
I17S. - FORMKNK.
que d’un tube ù dégagement; on y introduit 00 grammes de sel marin décrépité. Au tube à dégagemcnl , on fixe par un caoiitcliouc le tube adducteur d’un flacon laveur L, contenant une solution de potasse diluée, destinée à arrêter l’aciJe cblorhydriqiie entraîné. L’ajqiareil se termine par un tube à dégagement mn conduisant le gaz dans une éprouvette K retournée sur la cuve à mercure 11. On fait un mélange de .''30 grammes d’alcool métbylique avec 00 grammes d’acide sulfurique concentré, en versant peu à peu le second liquide dans le premier maintenu agité; après refroidissement, on introduit, par le tube à entonnoir, le produit dans le ballon. On cbaufl'e doucement. L’acide sulfurique attaque le chlorure de sodium pour donner du sulfate de soude et de l’acide chlorhydrique (§ 660); ce dernier éthérifie l’alcool métbylique en présence, et le dégagement gazeux se produit. On laisse perdre les premières portions du gaz; elles entraînent l’air qui garnissait l’appareil.
L’inconvénient de cette méthode, qui est cependant la plus usitée, est de lournir un gaz fortement mélangé à'élher mélhylique on oxyde de méthyle C'M1'((3-11‘0'), lequel résulte de l’action de l’acide sulfuricpie sur l’alcool métbylique.
1179. t^our ol)tenii’ en ahontiance le gaz pur, il vaut mieux faire agir le gaz chlorliydrique sec sur l’alcool mélliyliqiie, en présence du chlorure de zinc (M. Groves). Dans un ballon, on fait une dissolution avec 1 partie de ctdorure de zinc fondu et 2 parties d’alcool métliylique concentré; la température s’élève l)eaucoup et de l’oxychlorure de zinc insolul)le (§ 956) rend le mélange laiteux. Le ballon étant installé sur un fourneau, on le met en communication avec un réfrigérant disposé à reflux et, par un tube de verre plongeant jusqu’au fond du liquide, on fait arriver dans celui-ci cbautTé à l’ébullition un courant de gaz cblorliydri([ue sec G; 666). I.’oxyclilorure se dissout et la liqueur devenue limpide, absorbe abondamment le gaz. Bientôt du gaz éther métbyl-cblorbydri([ue se dégage, en proportion correspondante à celle du gaz cblorbydrique qui pénètre dans le li({uide. l/étlier en traversant le réfrigérant pour s’échapper, abandonne les vapeurs d’alcool qu’il entraîne. On le lave à l’eau, puis on le dessèche sur du chlorure de calcium.
1 1SO. Liquéfaction. — Le gaz préparé par les métliodes précédentes se liquétie lorsqu’on le refroidit à l’aide d’un mélange réfrigérant énergique (M. liertbelot). Il doit, au préalable, être exactement desséché.
Dans ce but, il est nécessaire de modifier l’appareil (fig. 308). A la suite d’un flacon laveur à potasse L, on dispose une colonne à dessécher E, remplie de chlorure de calcium sec, lacpielle est elle-même suivie d'un appareil à
CAlilillIlKS D’IIVIUÎOCKNK.
|•oll(lonsalioll, où le t-a/ traverse un luhe Al!(;i) muni d’uii ajutage d’écouleluciil np (voy. aussi lio, lig. <Sdi. La réfrigération (îst oltleuue au moyeu d’un mélange de glace piléi* et de chlorure de calcium (uastallisé I i?>), que l’on place dans la cloclii^ à douille V.
Le gaz se dessèche dans la colonne, sur le chlorure de calcium, puis se nd'roidit et se li(|uélie dans le tulxî en I ; le liquide produit s’écoule dans le vase y/i, qui est lui-mème entouré du même mélange réfrigérant, et dont le col a été préalahlement étii’éà la lampe. Lorsijiiece dernier vase est garni d’une quantité suflisante de produit, on le sépare du tube np et, sans le sortir du mélange nUrigérant, on le scelle à la lampe dans sa partie étranglée. S’il a été choisi
jA
Fie. :!0S. — t.iqiiéraclioii du formcnc inoiioclduré.
suflisamment résistant, le formène monochloré liquide s'y conserve indéliniment aux températures ordinaires ; les ballons épais, (jui servent pour la mesure de la densité des vapeurs, conviennent particulièrement.
Le commerce fournit de l’éther méthyl-chlorhydrique liquide, qui provient de la décomposition du chlorhydrate de trimélhylamiue, obtenu lui-mème par la calcination en vases clos des vinasses de betterave et absorption, dans l’acide chlorhydrique, des gaz alcalins dégagés (M. G. Vincent), la* gaz est li(|uétîé dans l’industrie par simple compression au moyen de pompes. On a dit plus haut {§ 149 et ^ 150) l’emploi de ce corps dans les laboratoires, comme agent de réfrigération, ainsi que la nature des appareils (jui permettent de le conserver ou de l’utiliser.
tt. FORMENK TRir.HI.Ot’.t; OF CMLOROFORMK />. mol. : C2HGI'' — 119,5— 4vol. CxllGO.
IHHl. Sipnonymex : Ftlier inéttiyl-rldorliydriqnc hicidoré. clilornro du méll)yle bi-
i18l. — |<'ORMf:NE.
clilnré. — Liquide incolore, ;i odeur péaétranle, décoiiverl presque siimilUmémeiit eu 183I , par Soubeiran, par Liebig et par Satmiel Gutlirie. - Densité: a
17“. — Point d'ébullition : 6U“,8. — Densité de vapeur rapportée à l’air : -ijlüD. — Solubilité presque nulle dans l’ean ; très grande dans l’alcool et dans rétli<‘r. — Anesthésique. — A "20“, I litre d’air saturé de sa vapeur eu contient un peu plus de I gramme; près de 2 grammes à 3l)“. — Dirficilement combustible à l’air.
1182. Production i>ar le eormène et i.e ciii.ore. — l.'n mélange de I volume deformène avec 8 volumes de chlore et i ou 5 volumes d’un gaz inerte, tel que l’anhydride carbonique, réagit au soleil en donnant du chlorolorme et de l’acide chlorhydri({ue :
' mp -f 8ci-:^c-^iiGr'-t-3iird.
l vol. 12 vol. i vol. 12 vfil.
L’expérience se fait de la même manière que pour obtenir le lormène monoehloré 1 1 1 77).
liSo. PRKP.vuATtON. — Le clilouoronne s’oblienL dans rindns- Ifie en faisanl. réagit’ le chlortiro de cliaitx sur l’alcool (Sonlteiran). Cielle labricalion peut être reproduite dans les laboratoire.'^ de la manière suivante :
On prend une cornue tubulée de 3 litres, Taisant partie d’un appareil distillaloire (§ fig. 140), dont le réfrigérant est un ballon tubulé entouré d’eau bien froide. On éteint 30 grammes de chaux vive (§ 902); on introduit l’hydrate dans un mortier avec 60 grammes de chlorure de chaux, puis en triturant avec le pilon, on ajoute peu à peu 250 grammes d’eau, et on fait une bouillie homogène qu’on verse dans la cornue. L’appareil étant disposé sur un fourneau, on additionne la masse de 19 grammes d’alcool, on bouche, on agite pour mélanger, et on chaulfe très doucement. Une réaction vive ne tarde pas à se déclarer; comme elle s’effectue avec un dégagement de chaleur considérable, elle tend à se prononcer de plus en plus et on doit éteindre le feu immédiatement. La distillation se continue d’elle-même. L’action est tumultueuse, le mélange mousse et se boursoufle considérablement; c’est pour cette raison que la cornue a été prise relativement très volumineuse.
Le chlore du chlorure de chaux transforme d’abord l’alcool en aldéhyde CMIH)-, puis en aldéhyde trichloré ou chloral GMICl'O- :
GMIoo-2 cr- ^ C‘IiH)î + 2 HGI ; CMI^O- H- 8GI- — r/HGI =0- -1-3 HCI.
CAUnUHKS D’HYDROGENE.
En présence de la clianx hydratée, le chloral se détruit aussitôt après sa formation, pour engendrer du chloroforme et du formiate de chaux C*IlGaO‘ :
C‘lIGl'^02 + GaO,IIO = CHICI'*+ C-HlCaOY
En même temps, une portion du formiate, en s’oxydant sous rinfluence du chlorure de chaux, fouiaiit du carbonate de chaux et du gaz carhonifjue :
CHlCaO* + “2 0^ = CaO + G^0‘ + H-O^ ;
c’est au dégagement de ce gaz qu’est du le hoursoullement.
Lorsque la distillation s’arrête, on chautfe de nouveau pour la terminer; on cesse lorsque le récipient contient 00 grammes environ de liquide.
Le poids du produit que peuvent fournir Kl grammes d’alcool étant forcément très faible, si l’on désii’e une quantité de chloroforme un peu plus forte, on introduit dans la même cornue, sans la débarrasser du résidu de l’opération précédente, un nouveau mélange semblable au premier, et on opère comme il a été dit.
Une portion de l’alcool échappant toujours à la réaction à cause de la rapidité de l’opération, il est bon de verser le produit distillé sur le résidu, de cohober, et de distiller de nouveau; on augmente ainsi le rendement.
Le liquide qui se trouve finalement dans le ballon est du chloroforme mélangé d’alcool non décomposé et d’eau. On l’additionne de 2 ou 3 fois son volume d’eau, on agite vivement, puis on laisse déposer. L’eau dissout l’alcool, et le chloroforme gagne le t'ond du vase à cause de sa forte densité. Pour le puritier complètement, on le décante, on l’agite dans un petit llacon avec de l’acide sulfurique concentré, qui absorbe les dernières traces d’alcool et détruit en se colorant diverses substances organicpies. On sépare de nouveau le chloroforme, on le lave avec quelques centimèli’cs cubes d’une solution de carbonate de soude <jui neutralise l’acide sulfurique entraîné, on enlève aussi complètement que ]»Ossible la liqueur de lavage, et on introduit dans le llacon quelques fragments de chlorure de calcium sec. Après agitation et contact prolongé pendant quelques heures, le
1183. — FORMÊNE. 7fi1
chloroforme est desséché. Pour terminer, il ne reste plus qu’à le distiller, en recueillant à part ce qui passe entre CCP et 01“ (§235).
1184. Prêpâr.\tion p.\R LE ciiLOR.\L. — L’actioii des hydrates alcalins ou alcalino-terreux sur le chloral, action citée plus haut pour expliquer la préparation du chloroforme (§ 1183), peut être isolée des autres réactions qui raccompagnent dans cette préparation.
On opère dans un appareil distillatoire, formé d’une cornue et d’un ballon tubulés (§ 224, lig. 140). La cornue ayant une capacité de 250 centimètres cubes, on y introduit 30 grammes d’hydrate de chloral cristallisé (voy. Chloral) et 00 grammes d’eau; puis, l’appareil étant disposé sur un fourneau, on ajoute 40 grammes de lessive de potasse (D — 1,33). On chaulle doucement. Une réaction énergique ne tarde pas à se manifester; il se produit du chloroforme et du formiate de potasse ;
C‘11Ct>02 + KO,HÜ = GdlCF + CqiKOG
Le formiate reste dans la cornue, mélangé à un excès de j)otasse; il peut être caractérisé à l’état de formiate de plomb (voy. Acide formique). Quant au chloroforme, on le distille et on le purifie par les traitements indiqués plus haut.
1185. Décomposition p.vr les hydrates alcalins. — Le chloroforme n’est pas dissous, et par suite n’est pas attaqué sensiblement, par les solutions aqueuses des hydrates alcalins. Ce fait l'ésulte précisément des expériences précédentes, où du chloroforme prend naissance au sein de mélanges chargés d’un excès d’alcali ou de terre alcaline. Il n’en est plus de môme si les hydrates alcalins interviennent en dissolution dans l’alcool, le chloroforme étant alors miscible avec le réactif; celui-ci l’attaque en formant du chlorure de potassium et du formiate de potasse (Dumas), par une réaction qui a été l’origine du mot chloroforme :
C2IICF4- i KO,ltO = 3KC1 + CqtKO‘ -f-“2 tl^OL
L’opération se fait dans un petit appareil distillatoire, formé d’une cornue tabulée de 250 centimètres cubes et d’un ballon tubulé servant de réfrigérant (§ 224, fig. 140). On forme, dans la
CAlinUliES D’IIYDUOGÈNE.
cornue elle-nicine, une dissolulion avec grammes de potasse causiiqiic et 50 grammes d’alcool, puis, le réfrigérant étant coni' plètement entouré d’eau froide, on verse dans la licpieur alcaline l‘2 grammes de cliloroforme. Dès qu’on a élevé un peu la températiu'e, et souvent d’une manière spontanée, une réaction des [)lus énergiques prend naissance; sous l’inlluence de la chaleur (pi’elle dégage, l’alcool distille abondamment, entraînant un peu de cldoi'oforme échappé à la réaction. Lorsque celle-ci est terminée, la cornue renferme une masse cristalline solide, l’alcool ayant disparu en grande partie et ce liquide dissolvant d’ailleurs fort peu les sels engendrés.
On constate (pie le l•ésidu salin, repris par l’eau et acidulé avec l’acide azotique dilué, préci[)ile abondamment l’azotale d’argent en formant du chlorure d’ai-gent. 11 est possible d’isoler l’acide formique (pi’il renferme ; mais la présence de cet acide est facile à déceler pai‘ l’action réducti’i(;e (pi’il exerce <‘i chaud sur l’azotate d’argent, ajouté en excès à la liipieiii’ liltrée et neutralisée (voy. Aride forminue).