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IV. — ÉTULtt ACÉTfQUL

P. mol. : CM1‘(C‘II‘00 ou CMI H)-',(C9inO = 88 = 4 vol. = 02|P02,C2i|.o

t“227. Sijnonijrae : Acétate d’éthyle. — Liquide, incolore, très mobile, à odeur agréable, découvert par Laiiraguais eu 1759. — Densité : (1,910 à Ü“. — l'oini d'élnitlition : 74". — Densité de vapeur : 5,0(57 par rapport à l’air. — Solubilité : 1 partie dans 17 pai tics d’eau à 17°, 5; miscible à l’alcool et à l’éllier ; 28 parties d’éllier acétique dissolvent 1 partie d’eau.

1:228. I^Ri'jpAUATioN. — L’tin des modes de produclion de rétliei’ ae(di(|iie (jtii conviennenl le iideiix consiste à laii’c f('‘agii’

ALCOOLS LT KTIIKIIS.

sur l’alcool l’acide acétique dégagé par un mélange d’acide sulliirique et d’acélale alcalin :

'2G‘[IC\aO‘ -f S-11-0" + 2C'II'’02— “2C‘HqCMI‘0‘) + S-Na-0« + 2 ll-OC

On opère dans un appareil distillaloire Oig. 1 'dl, 5^ ou mieux lig. 1 ii, :2'i(d. On introduit dans la cornue 00 grammes d’acétate de soude desséché et concassé. I l'autre part, à rjti grammes (■44 ceut iuièlc(‘s ciihesi d’alcool à OÔ centièmes, contenus dans un mat ras el agités conslammeiit, ou ajoute peu à })Cii ^^0 grammes (4.i centimètiacs cubes) d’acid(^ siiirurique concentré. Ouaiid le mélange est refroidi, on le verse dans la cornue, }>ar petites parties et en agitant, de manière à éviter un écliaulfement marqué. On distille. Lorsque les vapeurs d’étlier acétique cessent de se dégager à la température peu élevée qui a suffi ))Our }»rovo- ([uer la distillation, on arrête l’opération et on agile le produit avec une solution concentré(‘. de chlorure de calcium (.10 grammes de sel sec [)our100 grammes d’eau); on ajoute peu à peu et avec précaution de la chaux éteinte délayée dans de l’eau, en s’arrêtant dès que la liqueur a(pieuse,qui est la plus dense, possède, après agitation, une réaction ahialiiic. La ch;uix neutralise l’acide acéti(pie libre, tandis que la solution de chlorure de calcium enlève à l’éther l’alcool et une partie de l’eau qu’il contient. On décante l’éther dans une petite cornue, et on le met en contact avec quelques grammes de chlorure de calcium desséché et pulvérisé, qui le déshydrate. On termine en adaptant la cornue à un appareil distillaloire semblable au premier, et en rectifiant l’éther. Il est préférable d’elléctucr celte seconde distillation en chaulîant la cornue au hain-marie.

Le chlorure de calcium sec ayant la propriété de former une combinaison avec l’éther acétique, il est bon de ne pas employer un trop grand excès de cet agent de dessiccation. Sou, action sur l’éther doit cependant être prolongée, si l’on veut atteindre une élimination exacte de l’eau. On obtient plus rapidement le même résultat en rectifiant l’éther acétique sur des fragments de sodium; toutefois ce traitement, fort pratiqué, a l’inconvénient de fournir un produit souillé d’alcool, le sodium attaquant l’éther acétique en formant de l’éther acétacélique el de l’alcool.

lorsqu’on opère sur des quantités importantes, les proportions de réactifs indicpiées plus haut donnent un rendement meilleur

\HH. — Al.CÜÜI, OUm.NAIlŒ.

(|ii:in(l 011 ahandonno à liii-iiiême le iiudange d’arél.ale, d’acide et il’alcool, |ieudaiil viiigt-qualre heures, avant de le cliaiiller.

L’éther acétique étant saponifié assez vite par les liqueurs alcalines, ne doit pas être laissé en contact |trolon»é avec les eaux

ne

lavage.

I.a pi‘é[)afalioii de jurandes i(uanlilés d’élticr acéti<|iu‘ se lait plus écouoniiijiuMiieiit par l’aclioii de l’acide acétique sur t’atcool, eu présence de t’aride sutfurique. Dans ta lutuiture ite ta cornue d’uii appareil dislillaluire pig'. lit, § !225), nu fixe, au moyeu d’uii IjoucIiou percé de deux trous, d’iiue pari, un tlieruioinèlre dont le réservoir atteint presque le fond de la cornue, d’autre part, le tube inférieur d’une grande ampoule à robinet (lig. 3l)(i, 1 Kîtl). On place dans laconme 100 centimètres cubes d’un mélange à volumes égaux d’acide sulfurique concentré et d’alcool à 05 centièmes. On cbaulfe doucement, et lorsque le liquide dans lequel plonge le réservoir tliermométrique a atteint liO”, ou fait écouler lentement, de l’ampoule à robimO dans l’appareil, un mélange à volumes égaux d’alcool à 95 centièmes et d’acide acétique cristallisable ; on maintient ensuite la température entre 135® et 140®, en réglant convenablement l’écoulement du liquide et le cbauffage. Pendant les premiers instants, l’étber acétique distille accompagné d’un peu d’étber ordinaire, i)uis ce dernier disparait, et on recueille dès lors un licjuide qui renferme assez régulièrement 85 pour 100 d’étber acétique. Une (quantité très faible d’acide sulfurique provoque ainsi l’étbérilication de poids considérables d’acide acéti(iue et d’alcool.

Le produit de la réaction est lavé avec une solution saturée de cblorure de calcium additionnée d’un peu de chaux éteinte, desséché par du cblorure de calcium sec, puis soumis à la distillation fractionnée (lig. 144, §235j. On élimine les portions les plus volatiles, parce ((u’elles contiennent un j>eu d’étber ordinaire, et on recueille à part ce qui passe vers 74". On obtient ainsi un rendement qui atteint les 9/10 de celui indi((ué par la théorie.

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