V. — ÉTIIKR STÉARIQUE
P. mol. : C‘1U(G-“^IP0‘) ou O'^ll *"Oq(C91qO = 312 =
123U. Sijnonijme : Stéarate d’éiliyle. — Cristallisé, incolore, à aspect et à toiiclier gras, découvert par Lassaigne en 1837. — Point de fusion • 33". — l‘oint d'ébullition : 224°; bout en s’altérant. — Insolubleduns l’eau, peu soluble dans l'alcool froid, plus soluble à chaud, très soluble dans l’éther.
Itî.jI . pRÉi'ARATio.N. — La pi’ésence d’un acide minéral tel que l’acide chlorhydri<|iie provoque la combinaison rapide de l’acide stéarique et de l’alcool.
L’appareil dont on lait usage (fig. 311, vi 1:20(1) se compose
ALCOOLS ET ÉTIIEHS.
<l’iin ballon l>, prodiicteui- de gaz elilorliydriqiie (§ (ilib), d’iin llaeon laveui' 1., conti'iianl de l’acide sulAiciqne destiné à dessécliei- le gaz, et d’üii llacon G, dans lequel se li'ouve le mélange à traiter j)ar le gaz cldorliydrique sec. Ce mélange est obtenu en chaullant légèrement 20 gi’ammes d’acide stéarique, aussi dépourvu que possible d’acide margarique, dans 00 grammes d’alcool ; la dissolution étant complète, on laisse refroidir. On fait passer l’acide cblorhydri(jue dans la liqueur aussi longtemps que ce gaz entre en dissolution. Comme il déteianine une forte élévation de température, on entoure le llaeon G d’eau froide contenue dans un vase V; cette précaution n’est d’ailleurs importante que si l’on opère sur des quantités plus fortes que celles indiquées. ()uand le mélange est bien saturé de gaz chlorhydrique, on transporte le llaeon dans un bain-marie dont on élève ti'ès doucement la teuq)érature, et que l’on maintient vers (i0“ ou 70" })endant une heure. On laisse refroidiiq on vei‘se le contenu du llaeon dans un volume d’eau 5 ou 0 Ibis plus considérable. L’étbcr se ju’écipite et ne tarde pas à se solidifier, après que la chaleur dégagée au contact de l’eau s’est dissipée, ün recueille le précipité sur un filtre, on le lave avec un peu d’eau froide, on le laisse égoutter, on l’essore par compression entre des doubles de papier buvard, en évitant le contact des corps chauds et en particulier celui de la main, et on le dissout à chaud dans le moins possible d’alcool. En agitant la liqueur chaude avec une faible quantité de chaux éteinte, on sature non seulement les traces d’acide chlorhydrique libre, mais encore l’acide stéarique libre qui a été précipité en môme temps que l’éther stéarique. On fdtre à chaud et on abandonne le liquide au refroidissement dans un matras bouché : l’éther stéaiâque cristallise. On le sépare de l’alcool, on l’égoulle et on le sèche à l’air.
La dernière partie du traitement, c’est-à-dire la purification du produit solide, lavé à l’eau et séché, se fait mieux encore en dissolution éthérée et froide. On fait ensuite évaporer lentement cette dernière, en se mettant à l’abri de tout accident dû à la combustibilité des vapeurs d’éther ; on obtient des cristaux nets d’éther stéarique.
— AMlüOL OllDI.NAllii;.