ClIALUMEAi: A (lAZ
vrai, dans cette circonstance, de l’avantage ([ue possède le soufflet d’obéir au mouvement du pied et de fournir à'volonté un courant d’air plus ou moins rapide, sans que les mains de l’opérateur cessent leur travail. 11 est facile cependant de commander par une pédale l’arrivée de l’air des souffleries.
Ajoutons que l’on construit des chalumeaux dans les(|uels le gaz de houille et l’air sont chaullès avant d’arriver au chalumeau proprement dit ; pour cela, les deux gaz traversent préalablement des tubes métalliques enroulés en spirale et plongés dans la flamme d’un brûleur de bunsen. On obtient ainsi une température notablement plus élevée.
97. Cii.XLUMEAU DE M. ScHLCESiNG. — En brûlant un mélange bien homogène d’air comprimé et de gaz, on produit des températures plus élevées encore (jue celles du chalumeau à gaz. C’est ce que M. Schlœsing a réalisé en allongeant beaucoup le tube du chalumeau à gaz, au delà du point d’arrivée de l’air comprimé ; le mélange s’effectue dans le parcours de ce tube et l’on obtient à l’extrémité une flamme en combustion dans toute sa masse.
Le chalumeau de M. Schlœsing est donc une sorte de brûleur de Bunsen très allongé, dans lequel l’agent d’entraînement est, non pas le gaz d’éclairage dont la pression est toujours faible, mais l’air comprimé.
98. Afin d’utiliser le chalumeau à gaz ordinaire ou celui de M, Schlœsing pour un chauffage énergique, il ne suffit pas de placer les objets au milieu de la flamme; l’air et le rayonnement sont, surtout pour les très hautes températures, des causes de refroidissement trop efficaces pour qu’on atteigne ainsi un bon résultat. 11 est nécessaire de les chauffer dans des fourneaux de terre qui les protègent et qui, en même temps, dirigent autour d’eux le déplacement des gaz en combustion. Les plus parfaits de ces fourneaux permettent d’atteindre la température de 1 6Ü0’ (M. Gore); ils sont pourvus d’une double enveloppe, qui force les gaz brûlés à se rabattre extérieurement sur l’ei ceinte au centre de laquelle se trouve le creuset chauffé.
M.M. Forquignon et Leclerc ont fait construire un fourneau de ce genre, destiné à chauffer très fortement des objets de petites dimensions (lig. 56); cet appareil est particulièrement avantageux dans les analyses, pour faire des calcinations au creuset de platine ou de porcelaine. Alimenté avec un brûleur de M. Schlœsing, il produit la fusion du cuivre et de l’or dans l’espace de cinq à six minutes; avec un simple chalumeau à gaz, fonctionnant à l’aide d’un soufflet, il fournit un chauffage suffisant dans la plupart des cas.
Dans tous les appareils de ce genre, on se base, pour régler les proportions d’air et de gaz, sur les changements de coloration iju’éprouve une lame de cuivre exposée à l’action des gaz ijui sortent du fourneau. Si le cuivre devient brillant par réduction de l’oxyde qui le recouvre, la llamme est trop riche en gaz combustible ; s’il noircit fortement, l’air doit être diminué, la llamme contenant un excès d’oxygène (M. Schlœsing).
99. Ghalume.xu a oxygène. — L’azote de l’air n est pas seulement inutile dans la combustion, il est nuisible puisqu’il absorbe pour s’échauffer jusqu’à la température de la flamme, une proportion considérable de la chaleur pro-
70 EMPl.OI DE LA EIIALEIT..
(luite ; de plus, il augmente beaucoup le volume des flammes. Ces considérations indiquent immédiatement qu’on doit remplacer l’air par l’oxygène pur, si on veut obtenir des températures plus élevées encore. Les appareils dont on fait usage dans ce cas, ne diflèrent pas en principe des chalumeaux précédents.
100. Toiles métallioues. — Les vases employés en chimie élanl le plus souvent en verre ou en porcelaine, seraient fréqitemment brisés si on les exposait directement à l’action des
fourneaux à gaz. Non seulement les flammes sont agitées par les courants d’air, ce qui détermine des variations brusques de température, mais encore elles sont espacées et cbaufrent inégalement les diverses parties de la surface. On évite les accidents qui en résultent, par l’interposition de toiles métalliques. La conductibilité du métal tend, en effet, à répartir uniformément la chaleur dans la masse gazeuse qui traverse ces toiles.
On constate facilement l’action ainsi exercée, par l’expérience suivante. Sur un brûleur de Bunsen en combustion et dont on a obturé les arrivées d’air, on abaisse une toile métallique