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CHALUMEAU A GAZ

à la partie inférieure, le plus petit ad occupant l’axe du plus grand W. Le tube extérieur étant mis en communication avec une canalisation de gaz de houille G, et le tube central ad étant relié à une source d’air comprimé A, si on allume les gaz qui s’échappent de l’extrémité supérieure du système, on obtient une llamrnc rapide, d’autant plus agitée que la pression de l’air est plus considérable, et dans tous les cas très chaude; celte llamme est le lieu de deux combustions simultanées , l’une extérieure due à l’air atmosphérique, l’autre intérieure produite par l’air qui s’échappe du tube central ; quand cette dernière arrivée d’air est rapide, les deux combustions s’entremêlent. Des robinets, R et R',

permettent de régler les proportions de gaz et d’air comprimé.

Les propriétés de la flamme varient d’ailleurs avec la distance qui

Fig. 53. — Coupe du chalumeau à gaz.

Fig. 5'2. — Chalumeau à gaz.

existe entre l’orifice du petit tube a et celui du grand, lequel est d’ordinaire en avant deil’autre; elles varient aussi avec les dimensions respectives des orifices.

On modifie la première circonstance au moyen d’un ajutage TT', mobile à frottement doux sur le tube extérieur qu’il peut prolonger d’une quantité variable ; le mélange gazeux est d’autant plus intime, que le tube TT', dans lequel il s’effectue, est plus allongé. On modifie la seconde en changeant une pièce vissée et percée qui termine en a le tube d’arrivée de l’air. L’appareil est porté par un support articulé S, et peut recevoir toutes les positions voulues.

EMPLOI DE LA CllAlÆL’D.

Dans certains modèles très simples, l’air comprimé est amené par un tube de verre, étiré au diamètre convenable et fixé au bas du tube extérieur par un bouchon de liège qu’il traverse suivant l’axe. Ce tube de verre j)eut ainsi être rapidement avancé, reculé, ou même cbangé.

I.e cbalumeau à gaz est d’un usage courant, surtout pour le travail du verre. On l’alimente le plus souvent d’air comprimé au moyen d’un soufllet vertical (tig. 54) que l’on met en mouvement avec le pied par l’intermédiaire d’une pédale. Un tube en caoutchouc sert à relier l’orifice de sortie du soulilet,au chalumeau que l’on place sur une table quelconque. On pré-

fère souvent surmonter le souffiet d’une tablette qui reçoit directement le chalumeau (lig. 55). Cette disposition constitue une lahle d'émailleur ( I). Ce soufllet fournit de l’air à des pi'essions variées, suivant qu’on presse plus ou moins énergiquement sur sa ])édale; cette seule condition suffit pour modifier facilement la nature de la flamme que produit le chalumeau.

96. Le clialumeau peut âlre alinieiilé égalemeni avec de l’air comprimé fourni par les souflleries de systèmes différents dont il sera question plus loin (voy. chap. xvi). On règle l’écoulement par un robinet. On est privé, il est

(I) l.orscpi’on no dispose pas du gaz d’éclairage, on remplace sur la table d’cmailleur le cbalumeau dont il est ici question, par une lampe à buile ou à graisse miinie d’une mèche large qui plonge directement dans le combustible. Ou dirige le jet d’air comprimé vers la base de la llammc fuligineuse produite.

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