‹ Manipulations de chimieChapitre 420 sur 596 · I. — ÉTltKK MÈTHYLOXALIQUE NEUTRE · texte numérisé non relu

I. — ÉTltKK MÈTHYLOXALIQUE NEUTRE

P. mol. : (C2112)2,C*H-^08ou C‘06,2C21F0 1 18 = 4 vol. = 2G11L

l'24-i. Sijnonijme : Oxalate neutre de méthyle. — Solide, incolore, à odeur agréable, découvert par MM. Dumas et Péligot en 1835. — Cristaux tabulaires, dérivés d’un prisme rhomboïdal oblique. — Densité : 1,17Ü2 à 5U“ (fondu). — Point de fusion: 50®. — Point d'ébullition : 162®. — Insolubte dans l’eau.

1245. Préparation. — La préparation de l’étlier méthyloxaliqiie est calquée sur celle de l’éther oxalique ordinaire; elle a pour base l’action directe de l’acide oxalique sec sur l’alcool méthylique privé d'eau :

C21DO* + G*H«0»== (C2HQ^G^1W -f 2 H^ÜL

On commence par enlever à l’acide oxalique les 4 équivalents d’eau qu’il contient, en le cliaullant jusqu’à 155" (voy. § 1235). On introduit le produit de la dessiccation de 40 grammes d’acide cristallisé (soit 28 ou 30 grammes d’acide sec) dans la cornue tubulée d’un petit appareil distillaloire (lig. 140, 224), avec 30 grammes d’alcool méthylique bien déshydraté. On chaulïe. Le litpiide ([ui distille laisse déposer dans le récipienl refroidi des lamelles crislallines et incolores d’éther méthyloxalitiue. On verse de nouveau dans la cornue la partie liquide, et ou «’ccommence la distillation. Après avoir ainsi

r245. — ALCOOI. MÉTIfYLlQUE.

cohobé deux ou trois fois, on enlève le récipient, on le tiédit, en le plongeant dans l’eau chaude, jusqu’à dissolution des cristaux dans la liqueur alcoolique qui les baigne, puis on laisse refroidir lentement. La cristallisation terminée, on égoutte le produit solide, et on l’essore en le comprimant entre des doubles de papier buvard. Le liquide séparé abandonne de nouveaux cristaux d’éther métbyloxalique, lorsqu’on laisse évaporer spontanément à l’air l’alcool métbylique qu’il contient.

Un produit complètement pur s’obtient en soumettant l’étber cristallisé à la distillation fractionnée.

(j. — AicuoI lienxyliqiie.

P. mol. : ou CiHl"0,tlO = 108 = 4 vol.

1246. Synoniimes : Hydrate de benzyle, alcool tolylique, alcool benzoïque. — Alcool monoatomique, liquide, incolore, très rélringent, découvert en 1853 par M. Cannizzaro. — Densité : 1,063 à 0“. — Point d'ébullition : 207°. — Insoluble dans l’eau; miscible à l’éther, à l’alcool absolu et au sulfure de carbone.

1247. Prépakation. — Le chlorure, de benzyle, 0^*14*^, HC.l ou C^^H’CI, celu des toluènes inonochlorés qui prend naissance dans l’action du chlore sur le toluène à la température d’ébullition de ce dernier, n’est autre chose que l’éther chlorhydrique de l’alcool henzylique (M. Camiizzaro). Il peut fournir cet alcool par saponification :

(P^HMICI -f CaHO^ +CaCI.

Dans un ballon de 4 litres, chaufi'é à feu nu et muni d’un réfrigérant disposé à reflux (fig. 316, § 1249), on introduit 125 grammes de chlorure de benzyle, la cbaux éteinte obtenue avec 50 grammes de chaux vive, et 2 litres d’eau. On maintient le mélange eu ébullition rapide. Après une douzaine d’beures, on voit le liquide insoluble dans l’eau, venir nager à la surface du bain ; il est devenu peu à peu moins dense, l’alcool benzylique étant plus léger que son éther chlorhydrique et même plus léger, à chaud, que la liqueur chargée de chlorure de calcium. On arrête alors l’opération, on décante le liquide huileux, on le dessèche par contact avec quelques fragments de chlorure de calcium sec. On le soumet à la distillation fractionnée : l’alcool benzylique constitue le liquide qui passe dans le voisinage de 207®.

Le lait de chaux peut être remplacé par une solution de 200 grammes d’acétate de plomb cristallisé dans 3 litres d’eau, que l’on additionne de 150 grammes de lessive de soude de densité 1,33 (36® Baumé). Dans ce cas, l’oxyde de plomb hydraté, qui se précipite, joue le même rôle que l’hydrate de chaux.

ALCOOLS ET ÉTilEHS,

]). — Alcool étlinllqiie.

P. mol. : C'*2H-i2, 11202 ou 022f030,II0 = 2i2= Ci6H3‘0.

tii8. Syiiomimes : Alcool cétylique, élhal. — Alcool monoalomique, cristal li sable en petites lamelles incolores et brillantes; découvert par ÎVL Cbevreiil en 1823. ~ l'oint (le fusion : 19". — Point (réhnltition : 300“. — Insoluble dans l’eau.

l^iQ. [‘iiÉPARATiON. — Le blanc de baleine est formé presque tout entier par l’étber margari(jue de l’alcool éllialique; il fournil ce dernier par saponification {.M. Cbevreul) :

C32H32,C32fl320‘ + KllO* = C32|r>J,H202 + C''2H3‘KOL

Toutefois la saponification du blanc de baleine, qui est insoluble dans l’eau, présente des difficultés, et il vaut mieux faire intervenir les alcalis hydratés

en solution dans l’alcool, celui-ci étant aussi un dissolvant du blanc de baleine. }

On dissout à chaud 2 parties de potasse et i parties de blanc de baleine dans 5 parties d’alcool, en chaulïant le tout, au bain-marie, dans un ballon muni d’un réfrigérant à reflux (fig. 310). On maintient la liqueur alcoolique, qui est devenue homogène, en ébullition pendant quarante-huit heures. La saponification de l’éther est alors complète. On verse le liquide 'i chaud, dans 5 ou 0 fois son volume, d’eau tiède, chargée d'un excès de l

chlorure de calcium; l’éthal, insoluhle dans l’alcool dilué, se précipite, '

Page 1