ALCOOL ÉTHALIOUE
tandis que le margarate de potasse donne lieu, avec le chlorure de calcium, aune double décomposition; il se forme, d’une part, du chlorure de potassium qui passe dans l’eau avec la potasse en excès, d’autre part, du margarate de chaux insoluble; celui-ci se précipite, accompagné des sels de chaux des autres acides gras qui existaient en petite proportion, à l’état d’éthers éthaliques, dans le blanc de baleine. On lave à l’eau froide le mélange d’éthal et de sels calcaires précipité, on l’essore et on le sèche à l’air.
On l’introduit ensuite dans un appareil à lixiviation (§ 284 et 285), et on l’épuise avec l’éther bouillant, en chauffant ce dernier par un courant de vapeur (§ 1238). On distille la solution éthérée (§ 1238), et on reprend, à chaud, le résidu par le moins possible d’alcool; on agite la liqueur avec un peu de noir animal qui la décolore, on la filtre chaude, puis on l’abandonne. L’éthal cristallise par refroidissement.
E. — Càlycol oi'«linair<'.
P. mol. : C^H2, 211202 = 02 = 4 vol. =^H2(0m,44ll2O||.
lâSU. Synoniimes : Olycot, alcool éthylénique, glycol (Hliylénique. — Alcool diatomique, liquide, incolore, sirupeux, à saveur sucrée, découvert par Wurlz en 185G. — iJensité : 1,12') à ()*’. — Cristallisable par le {vo'u\;poinl de fusion: — 1I“,5. — Point d’ébullition : 197“,5. — Miscible à l’eau et à l’alcool ; peu soluble dans l’éther.
1251. Prépar.vtion. — Tous les procédés de préparation du glycol consistent à saponifier, directement ou indirectement, le bromure d’éthylène, qui est un éther dihromhydrique de cet alcool. Le plus rapide fait agir sur l’éther dihromhydrique une solution aqueuse de carbonate de potasse (M.M. Zeller et Hüfner) :
Cni2,2 HRr 4- G20L2 KO 4- H^O’^ = C4H2,2 ll^O^ 4- 2 KRr + C^OL
Il se forme en même temps un peu d’éthylène bromé qui s’échappe.
On opère dans un ballon de l litre et demi, chauffé à feu nu, et muni d’un réfrigérant disposé de manière à faire refluer vers lui le produit de lacondensation des vapeurs émises (fig. 316, § 1249). On introduit dans ce ballon 200 grammes de bromure d’éthylène, 160 grammes de carbonate de potasse et 640 grammes d’eau. On porte à l’ébullition , que l’on maintient pendant dix ou douze heures. Le bromure d’éthylène disparaît à peu près complètement. Si l’on adapte ensuite au ballon un déflegmateur de MM. Henninger et Lebel (§ 239), et si l’on fait une distillation fractionnée, on obtient entre 195® et 200° du glycol pur. Toutefois, le bromure de potassium, qui se sépare à l’état solide, rend difficile la fin de l’opération.
On peut encore concentrer au bain-marie, dans une capsule de porcelaine, la solution obtenue, ajouter au résidu cinq ou six fois son volume d’alcool fort et une quantité un peu plus considérable d’éther ordinaire. Le bromure de potassium se précipite à l’état insoluble. On filtre et on distille le liquide
ALCOOLS ET KTHEHS.
limpide au bain-marie (§ 1238). L’élher et l’alcool .se vaporisent en laissant nn résidu de glycol que l’on distille à température fixe.
L’évaporation de la solution aijueuse comporte toujours une perte considérable, le glycol étant eiitraîné assez fortement par la vapeur d’eau. Aussi est-il préférable de commencer par distiller la plus grande partie de l’eau, en se servant d’un déllegmateur, puis d’ajouter l’alcool et l’éther au résidu, et de terminer comme il vient d’être dit.
F. — <ilye<‘rlin‘.
P. mol. : C«IW ou C6|I2(1W)3 = 92 = 4 vol. = -G®H%3T>H.
1252. Siinowjmes : Principe doux des liuiles, liydrate d’oxyde de lipyle. — Alcoo triatomique, liquide, incotore, très sirupeux, déliquescent, découvert par Sclieele en 1779. — Densité: t,263ü à ü“. — Cristallisant en prismes orlliorliornbiques, volumineux, de densité 1,36 à 9“,1, fusibles à 18“. — Point d'ébullition : 28r>'>environ. — Miscible à l’eau et à l’alcool; presque insoluble dans l’élber.
Préparation. — La glycérine s’oblienl indiistriellernenl. dans la fabrication des bougies stéariques. On peut en isoler une petite (quantité, et c’est ainsi que Sclieele l’a découverte, dans les liquides provenant de la préparation du savon de plomb (emplâtre simple).
On cbaulïe dans une bassine de cuivre, ou même dans un vase de fonte bien décapé, 25 grammes d’buile d’olive, 25 grammes d’axonge et 100 grammes d’eau. La graisse étant liquéfiée, on projette dans le mélange, en agitant, 25 grammes de litharge en poudre, et on porte à l’ébullition pendant qu’on agile avec une spatule de bois. Les divers éthers neutres de la glycérine qui entrent dans la constitution des corps gras, sont saponifiés par l’oxyde de plomb et l’eau; l’étber stéarique de la glycérine,par exemple, la stéarine, se dédouble en glycérine, qui se dissout dans l’eau, et en stéarate de plomb insoluble :
.2n6ll2(C:m|i3fiOq:i^g PbO + 3 IL’(T-=2((>ll^31l-0-)-f (lC'’6|Pq>bO‘.
Il en est de mèmede l’étlier margarique, dè l’étlier oléique, etc. On constate souvent un dégagement de gaz carbonique, lorsque la litharge employée est earbonatée; ce fait produit un certain boursoullement qui force à opérer dans une bassine relativement grande. On continue l’ébullilion, en ayant soin de remplacer de temps en temps par de l’eau chaude celle qui s’évapore, et de ne pas arrêter l’agitation. Quand, l’oxyde de plomb ayant disparu, la