UÉGULATEUUS DE PUESSION
parfaitement dans un laboratoire pour régler la pression dans une section de canalisation alimentant les divers brûleurs dont le fonctionnement doit être régularisé.
lOi. IVÉGULATEuns DE DÉBIT. — On a donné ce nom ou celui de rhéo- ■métres, à des instruments qui ne régularisent pas, comme les précédents, la pression du gaz, mais qui modiüent son écoulement de telle manière qu il en passe des volumes constants pendant des temps égau.v. C’est là une autre solution de la régularisation du chauffage.
Le rbéomètre de M. Giroud (fig. 62) se compose d’un cylindre creux GGGG, sur lequel est vissé un couvercle et dans l’intérieur duquel se trouve une cloche cccc, très légère, percée d’un petit orifice o et recevant le gaz par le tube .\,'qui occupe l’axe du cylindre. Le couvercle est percé au centre d’un trou circulaire qui fait communiquer l’intérieur de la boîte avec le tube de sortie Tî; cette ouverture peut être bouchée en tout ou en partie par un cône métallique S, fixé à la cloche et se soulevant en même temps qu’ellé ; le mouvement est d’ailleurs dirigé par une tige t mobile dans un guide fixe. Le cylindre est à moitié rempli d’eau ou mieux de glycérine. Quand le gaz arrive en A, il déplace le liquide dans la cloche ; celleci se soulève bientôt et se met dans une position d’équilibre, le cône S obturant en partie l’orifice de sortie. On démontre que dans ces conditions, la différence entre les pressions à l’entrée et à la sortie est constante (I); or l’orifice o débite le gaz précisément sous une pression égale à celte différence, et son débit est dès lors constant, c’est-àdire qu’il fournit toujours un même volume de gaz dans des temps égaux. .Vlin que le gaz puisse se dépenser, la cloche prendra une position telle qu’il passe autour du cône de la soupape S et dans le tube de sortie D, le même volume de gaz (|ui passe en o. Pour rendre variable à volonté le volume du gaz fourni d’une manière régulière par l’appareil, il faudrait donc faire varier la grandeur de o. Pratiquement, on arrive au même résultat au moyen d’un tube recourbé mnp, qui vient prendre le gaz sous la cloche et l’amène au-dessus du niveau du liquide AN; un robinet à vis V permet d’agrandir, de diminuer ou de supprimer la communication, c’est-à-dire d’augmenter
(1) Soit N la section de l’orifice d’écoulement de la cloche, ■k le poids de la cloche, P la pression du gaz à l’arrivée, p' la pression du gaz au-dessus de la cloche ; on
a dans la position d’équilibre, pN = -f- p'N, d’où l’on tire p — p' =
est donc constant.
Fig. 6“2.
Rhéomètre de M. Giroud
EMPLOI DE LA CHALEUR
plus ou moins ou de ne pas augmenter du tout la section d’écoulement sous une dillérence de pression constante.
Chacun de ces appareils ne convient que pour alimenter un seul foyer à la lois.
105. RÉGULATEuns DE TEMUÉRATURE. — Le chauffage par le gaz au moyen des régulateurs de pression ou des régulateurs de débit, est soumis à de nombreuses influences capables de modifier beaucoup les températures produites. Il suffira de citer les mouvements de la température ambiante, l’inconstance de la composition du combustible, l’écbauffement du milieu environnant, etc. Dans les expériences où quelque précision est nécessaire, on a recours aux régulateurs de température. Ces instruments très variés,
sont presque tous fondés sur le même principe : les dilatations et les contractions d’une même masse solide, liquide ou gazeuse, plongée dans l’enceinte chauffée, sont utilisées pour fermer ou ouvrir l’orilice d’écoulement du gaz brûlé.
En général, aucun régulateur de température ne fonctionne bien lorsque le gaz sur lequel il agit, subit des variations de pression brusques et importantes. 11 est donc bon de n’employer ces instruments qu’avec du gaz dont la pression a été préalablement régularisée, au moins d’une manière apjtrocbée,
106. RpQulateur de M. Biniscn. — Le premier régulateur de températurq, a été imaginé par M. Runsen (fig. 63). Le gaz arrivant en h, pénètre par une tubulure T dans un tube de verre .MN bouché à sa partie inférieure et contenant du mercure jus([u’en O. Ce tube est plongé jusqu’à un renflement R dans l’espace à chauffer, dont le mercure prend la température. Suivant que celte température s’élève ou s’abaisse, le niveau du mercure monte ou descend. C’est ce mouvement que l’on utilise. Pour le rendre plus sensible, on divise le réservoir à mercure en deux parties par une cloison C, que traverse un tube de verre plongeant jusqu’en N ; de l’air reste emprisonné sous cette cloison lorsqu’on garnit l’instrument de métal, et ajoute sa dilatation relativement considérable à celle de ce dernier. On peut encore remplacer ce réservoir d’air par une ampoule de verre ouverte par le bas, maintenue plongée dans le mercure et contenant de l’air. Dans tous les cas, l’orifice supérieur de l’appareil porte en M un bouchon traversé à frottement par un tube de fer oa, servant à la sortie du gaz; ce
Fig. 63.
négulateur de température (te M. Hunsen.