RÉGULATEURS DE TEMPÉRATURE
lube ouvert à la partie inférieure par un !)iseau ou mieux par une fente, livre passage au gaz tant que l’orifice de sortie n’est pas plongé en o dans le mercure, mais se trouve obstrué dés que le niveau s’est élevé suffisamment.
Pour se servir de rinsirument, on relève le lube métallique de manière à dégager son orifice, on ouvre le robinet de gaz b, on plonge RN dans l’enceinte àcbauller et on allume le brûleur qui communique avec a. Lorsque l’enceinte a atteint la température voulue, on abaisse le tube métallique jusqu’à ce que le brûleur reçoive une (|uantité de gaz très faible, trop faible dans tous les cas pour être suffisante. L’appareil est alors réglé. Si en effet la température (le l’enceinte s’abaisse, le mercure descend, découvre la fente du tube mélalliciue, et livre au gaz un passage plus large; si au contraire la température s’élève, le mercure monte et ferme de plus en plus l’orifice. Ge dernier mouvement pourrait provoquer l’extinction ; on empêche cet accident de se produire en pratiquant dans le tube métallique, entre .M et o, à un niveau que le mercure ne saurait atteindre, une petite ouverture assurant le passage constant d’une (juantité de gaz très faible, mais suffisante pour maintenir le brûleur en combustion.
Ce régulateur peut avoir telle sensibilité que l’on veut, le volume de Pair enfermé sous le mercure, pouvant être augmenté indéfiniment. Ses principaux inconvénients résident dans la fragilité de sa construction, dans l’étroitesse (les limites de température entre les(|uelles il peut servir sans modification, et enfin dans l’altération de la surface mercurielle qui se sulfure au contact du gaz insuffisamment épuré.
L’altération du mercure fait qu’il est préférable de ne pas diriger dans le régulateur tout le gaz consommé, et de placer en E par exemple, un robinet de communication permettant d’envoyer directement au l)rûleur une certaine quantité de gaz n’ayant pas passé par le régulateur. 11 suffit que cette quantité soit notablement inférieure à celle qui est nécessaire pour maintenir la température voulue, le reste passant seul par l’appareil. Ce dispositif évite en même temps toute extinction et permet de supprimer la petite ouverture du tube de fer; il doit d’ailleurs être recommandé pour la plupart des régulateurs de température.
107. Régulateur de M. Raulin. — Ge régulateur (fig. 64) est entièrement ‘ construit en fer, et par conséquent très robuste. 11 présente de plus l’avantage de pouvoir fonctionner entre des limites de température écartées.
11 a la forme générale d’un thermomètre : un réservoir RR', très allongé et contenant du mercure, est terminé à sa partie supérieure par un tube de plus petit diamètre U', surmonté lui-même d’une sorte de boîte évasée. Le réservoir étant placé dans l’enceinte chauffée, le mercure se dilate ou se contracte suivant les variations de température de cette enceinte, et par ses mouvements ouvre ou ferme l’orifice du tube de sortie//!). C’est, on le voit, le principe du régulateur de M. Riinsen. Toutefois, l’appareil étant peu fragile, on ne craint pas d’augmenter son poids, et on peut, en agrandissant le réservoir, lui donner telle sensibilité qu’on veut. Afin d’étendre les limites de température entre lesquelles il peut agir, .AL Raulin a imaginé un arrangement assez heureux qui éejuivaut à une modification facultative du
' EMPLOI DE LA CHAl.EÜU.
volume du réservoir. Par la partie supérieure de l’appareil pénètre, en traversant une boîte à étoupe b, une tige cylindrique en fer TT' que l’on peut enfoncer }>lus ou moins dans le liquide ; la température à laquelle le mercure viendra obturer l’orifice de sortie du gaz //, sera d’autant plus faible que la tige aura été plus profondément enfoncée, le volume du contenant se trouvant diminué de celui de la partie de la tige immergée. Sur le côté de la boîte, un petit robinet r fait communiquer par un canal ce l’arrivée du gaz A avec la sortie D, alors même que l’orifice II est fermé par le mercure; il permet de
laisser passer constamment une quantité de gaz destinée à maintenir le brûleur en combustion. Ce robinet, d’un réglage délicat, est inutile si on adopte la disposition recommandée à la lin du § 106; il est alors préférable de le supprimer.
En recourbant le tube étroit W, sans cesser de le maintenir vertical sur une longueur suffisante pour permettre les mouvements de la tige TT', on peut donner au réservoir telle position qui convient. Les indications générales fournies pour le régulateur de M. Bunsen (,^ 106) sont applicables à celui-ci. Ajoutons cependant que le remplissage de l’instrument exige certaines précautions destinées à chasser du réservoir toute trace d’air et d’bumidité : le mieux est de l’effectuer en faisant bouillir le mercure comme dans la construction d’un thermomètre.
108. Régulateur de M. Sclilœsing. — Dans les dispositifs précédents, le mercure se sulfure au contact du gaz d’éclairage et se recouvre de matières pulvérulentes ; celles-ci nuisent au fonctionnement et doivent être enlevées de temps en temps. L’appareil suivant (fig. 65) évite tout contact du gaz avec le mercure ; de plus il permet (ju’en changeant la quantité du mercure, on l’utilise aux températures les plus variables. Un réservoir tbermométrique DU' en verre et plein de mercure, porte, soudée vers le haut, une l)rancbc horizontale dont la section terminale M a été bordée à la lampe et légèrement évasée. Sur le rebord ainsi formé, on a fixé parue cordonnet de soie une membrane de caoutcbonc tendue. Le tube tbermométrique lui-même se termine, à sa partie supérieure, par un robinet en verre L que surmonte un petit entonnoir. Le robinet étant ouvert et l’appareil rempli de mercure, si l’on plonge le réservoir dans un milieu cbaulfé, le mercure se dilate, traverse partiellement le robinet et se rend dans l’entonnoir; si de plus, à un moment donné, on ferme le robinet, la température continuant à s’élever, la dilatation refoule le mercure dans la branche horizontale, et repousse la membrane de caoutchouc qui prend une forme de plus en plus convexe. C’est cette déformation du caoutchouc qui est
Fig. 64..
riégulatciir de température de M. Raulin.